‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 79 sur 125 · DE PRÈRB MELCHIOR DE LA VALLÉE IJJ · texte numérisé non relu

DE PRÈRB MELCHIOR DE LA VALLÉE IJJ

solennellement, avec Taàsistance du prieur de Stefifansfeld. Enfin, ayant mené à bien ces négociations épineuses et fait les recommandations utiles, il prit congé des religieux et du terrible recteur. En quittant le couvent, remarque-t-il, il sembla à ses compagnons qu ils sortaient d'une prison, tant était grande la contrainte respectueuse imposée par le visage ol3rmpien de frère Balthazar Meyer.

Frère Melchior aurait bien désiré visiter toutes les maisons existant en Allemagne, mais il dut se résigner à rentrer en France, sur Tavis de frère Henri Groscopff que toutes étaient tombées au pouvoir des hérétiques, soit par la force, soit à la mort des prieurs, que Tincurie des visiteurs nommés pour TAUemagne avait laissés sans remplaçants. Laissant donc la visite des hôpitaux de Neumarkt, de Pfortzheim,deG.romingen, de Berne en Suisse, de Worms, et d'autres plus éloignés, il reprit le chemin de StefiFansfeldt. Là, des lettres l'attendaient, qui lui apportaient de mauvaises nouvelles de Toul . Les frères s'étaient révoltés de nouveau à son départ, comme nous l'avons dit, et la maison menaçait ruine, malgré les efforts de l'évèque. Sa présence était urgente, et il y partit en toute hâte. Arrivé à Toul, il prit en main le gouvernement de la maison. Plusieurs profitaient de la faiblesse et de l'incapacité du recteur pour mettre le désordre partout ; il se vit contraint de les châtier avec rigueur : le recteur fut déposé et le grand maître ne tarda pas à lui donner un successeur. Un long séjour fut nécessaire au frère de la Vallée pour rétablir l'ordre et la discipline dans cette maison, qu'il aimait comme le berceau de sa vocation. Ayant achevé ce laborieux ouvrage à force de prudence et 4e vigilante fermeté, il alla passer trois jours dans la ville de Vaucouleurs, qu'il n'avait fait qu'entrevoir, lors de son premier passage. La maison était aux trois quarts ruinée par les désastres des guerres, et l'hospitalité était des plus restreintes, par suite de l'état des revenus, qui suffisaient à ^eine à l'entretien du prieur et d'un coadjuteur, son neveu.

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