CHAPITRE DIX-HUITIEME
D’Orfèvije^ic au XVIIe siècle
Henri IV et les Galeries du Louvre.
La jeunesse de Louis XIII. — La botanique et l’orfèvrerie.
Anne d’Autriche et l’influence espagnole.
L’inventaire du cardinal de Mazarin. — Louis XIV et le palais de Versailles. La manufacture des meubles de la Couronne.
Grandeur et décadence du luxe royal. — Refontes et visites domiciliaires. Ce qui reste de l’Orfèvrerie du xvne siècle.
a décadence de l’art du bijoutier, écrit Fontenay, date du jour où la joaillerie commença à lui être préférée; et lentement, mais sans discontinuer, depuis lors jusqu’à nos jours, cette décadence s’est accentuée davantage. Peu à peu, la mode de briller, de faire parade de sa richesse s’installa dans nos mœurs et se substitua à la notion intelligente des choses qui relèvent du goût, et le goût s’amoindrit. On peut certainement considérer cette évolution comme une des causes qui ont contribué à établir l’infériori Lé du bijou moderne par rapport à l’ancien; car, dans l’industrie, ce qui ne se fait pas se désapprend b »
Ce que Fontenay dit de la bijouterie, on pourrait le dire aussi de l’orfèvrerie. A partir de la chute des Valois, le commerce et la mise en œuvre des pierres précieuses prirent une extension telle, qu’un juge bien renseigné, Pierre Le Poy, pouvait écrire par la suite : « Les orfèvres sont aussi essentiellement joailliers qu’ils sont nécessairement orfèvres 1 2. » D’autre part, l’énorme quantité d’argent qui, vers la même époque, com-