Journal, t. 111, p
2. Delamarre, Traité de police, liv. III, lit. I, ch. vi (t. I, p. 387).
stimuler le zèle de celles-ci, ces mêmes prélats furent chargés de régler, « tant dans les villes qu’à la campagne ». ce qui était indispensable à la célébration du culte et d’envoyer le surplus « à la Monnoie la plus prochaine ou dans les villes où le roi a établi des changeurs1 ».
Le texte de ces lettres circulaires nous a été conservé, et il mérite d’être reproduit ici, non seulement parce qu’il jette un jour très curieux sur le peu de respect que professaient nos rois très chrétiens pour les richesses de nos sanctuaires, mais parce qu’il réduit à néant cette affirmation si accréditée, que toute notre vieille orfèvrerie religieuse fut détruite à l’époque de la Révolution. Nous avons eu déjà maintes occasions de constater quels emprunts avaient été faits aux trésors de nos églises, à toutes les époques de notre histoire; on conviendra qu’après l’envoi de la sommation suivante, ce qui pouvait rester de raisonnablement ancien devait, en vérité, se réduire à bien peu de chose
Mon Cousin,
Comme j’ay esté informé qu’il y a beaucoup d’argenterie dans les églises au delà de celle qui est nécessaire pour la décence du service divin, dont la valeur estant remise dans le commerce apporterait un grand avantage à mes sujets, je vous fais celte lettre pour vous exhorter à examiner ce qu’il y a d’argenterie dans les églises de votre diocèse..., vous assurant que vous ferez chose qui me sera fort agréable et fort utile au bien de mon État, d’ordonner qu’elle soit portée dans mes Monnoies pour être convertie en espèces d’or et d’argent, la valeur en être payée comptant, sur le pied porté par ma Déclaration du 14 décembre dernier, à ceux qui l’apporteront; et ce qui proviendra de ladite argenterie superflue être ensuite employé au profit des églises auxquelles ladite argenterie appartenoit.
Le 16 février suivant, l’archevêque de Paris écrivait à tout le clergé, tant régulier que séculier, relevant de sa crosse pour l’inviter à se con-
Salière de Louis XIV en argent fondu et ciselé (plan et élévation)
d’après un dessin de l’album de Robert de Cotte. (Cabinet des Estampes.)