‹ Histoire de l'orfèvrerie françaiseChapitre 134 sur 154 · Nommé Garde pour les années 1692, 1683, 1692 et · texte numérisé non relu

Nommé Garde pour les années 1692, 1683, 1692 et

3. Nicolas Delaunay fut, en effet, nommé Garde pour les années 1686 et 1687.

Cafetière en argent repoussé et ciselé.

poids de 3,266 mares « d’ouvrages défendus tant achevéz, qu’imparfaits et prêts à achever » ; et le roi, en son Conseil, ordonnait que les pièces mentionnées dans les procès-verbaux annexés seraient « brizées, rompues et défigurées en présence du sieur de la Reynie ou des officiers de police qui seront par lui commis à cet effet; en sorte que lesdils ouvrages ne puissent être réparéz ni vendus ». Sa Majesté daignait toutefois, dans sa générosité, accorder un adoucissement aux malheureux artistes dont on

anéantissait ainsi les ouvrages. Elle consentait à ce qu’on leur remboursât les droits de contrôle perçus par l’État sur les objets mutilés.

Les années qui suivirent, loin d’atténuer cette persécution, amenèrent au contraire de nouvelles mesures vexatoires. La Déclaration royale du 14 décembre 1689 renouvela, en les aggravant, les prescriptions précédemment édictées. Le système des perquisitions fut étendu aux merciers, aux joailliers et aux bijoutiers. Toutes les pièces d’orfèvrerie comprises dans les ventes par autorité de justice, toute argenterie ou vaisselle d’argent, trouvée dans un inventaire après décès, durent être saisies et transportées pour être refondues à l’hôtel des Monnaies le plus voisin. Enfin, Y Édit de 1700, qui clôt celle série de mesures inquisitoriales, renchérit encore sur ceux qui l’avaient précédé. Pour en assurer l’exécution, un seul commissaire parut insuffisant. Le lieutenant général de police, d’Argenson, adjoignit à Delamarre cinq nouveaux collègues, disposés à rivaliser de zèle avec leur « ancien ». On conserve aux Archives nationales les procès-verbaux des perquisitions1 qu’un de ces dévoués collaborateurs, Jean Régnault, commissaire au Châtelet, pratiqua, le 1er avril 1700, chez Nicolas Delaunay, directeur de la Monnoie et des médailles du roi, aux Galeries du Louvre; chez Françoise Féron, veuve d’Adrien Lefèvre, rue Saint-Honoré; chez Thomas de Roussy, établi même rue, aux Bâtons royaux; chez Jacques Claye, rue Neuve-Saintllonoré; chez Jean-Baptiste Coquolt dit Gilbert, dans la même rue; chez

Cafetière en argent repoussé et ciselé.

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