‹ Histoire de l'orfèvrerie françaiseChapitre 66 sur 154 · Ibid., p. 155 et · texte numérisé non relu

Ibid., p. 155 et

sant la garde de son épée : « c’est assavoir la croiz, le pommeau, la boucle et le mordant »; — restaurant « la belle nef du roy qui estoit rompue et froissée »; — ressoudant au besoin les pots « despéciez » et les cuillers faussées; - redressant les drageoirs, les aiguières et les justes bosselées; — confectionnant chaînes, boucles, fermoirs, aiguillettes, bossettes, ceintures, jarretières, éperons; — et inspirant assez de confiance pour qu’on lui demandât « de faire et forgier le tuyau du pié de la Couppe [de] Saint- Louys et le rebrunir tout de nouvel » — joyau vénéré, vase précieux entre tous, dans lequel, si nous en croyons Du Cange, « on ne beuvoit pas par respect1 ».

Mais tous ces menus travaux, cette « menuiserie », comme on disait alors, était de bien peu d’importance à côté des grands ouvrages dont Le Braillier se trouvait parfois chargé. Un des plus considérables parmi ceux-ci fut le trône d’argent doré, enrichi de pierreries et de miniatures, qu’il exécuta pour le roi Jean. — Il est souvent fait mention de « chaires » et de « faudesteuils » d’or dans les textes du Moyen Age. Nous avons déjà entretenu nos lecteurs du trône de Dagobert et de la « chayère » d’or, dans laquelle Blanche de Castille fut portée après sa mort jusqu’à l’abbaye de Pontoise. Un grand nombre de romans de chevalerie et de poèmes parlent de ces sièges splendides2, sans qu’aucun texte toutefois nous apprenne comment ils étaient exécutés. Etaient-ils comme celui de

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