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dorés, on les imita par l’application de hachures et de pointillés exécutés au pinceau avec de l’or en coquille. Tels furent les premiers procédés employés dans ce genre d’émail, qui devait par la suite donner le jour à tant d'œuvres admirables, et dont nous possédons d’assez nombreux exemples, qui tous — remarque curieuse — affectent des allures et un style étrangement archaïques.
C’est aux environs de 1475 qu’apparaissent ces premiers émaux peints.
Grand pial en émail peint par L. Limosin.
L’abbé Texier, à qui son origine limousine a permis d’étudier avec un soin rare tout ce qui concerne l’art par excellence de sa province, parle 1 d’une statuette ornée d’émaux de ce genre, qui fut donnée à l’abbaye de Grandmont en 1479. Le musée de Limoges, d’autre part, possède une plaque remontant à 1484. Mais, même en admettant avec A.. Darcel ([lie la peinture en émail soit antérieure à ces deux spécimens, on peut s’étonner de trouver sur ces ouvrages primordiaux des figures longues ('I. maigres, empreintes d’une laideur maladive et vêtues de draperies aux plis cassés,