V. les pp. 149 et s
3. V. pour. les condamnations capitales les pp. 152 et ss., pour les condamnations à des amendes la p. 154, n. 2.
période, les tribuns prononcent des mullae de plus de 3020 as, qui ne peuvent être recouvrées qu'après un vote de ratification émanant du concilium plebis ^ Il n'est pas plus douteux qu*ils prononcent des sentences capitales contre lesquelles \di provocalio est déférée à des comices par centuries que les tribuns ne peuvent rassembler qu'en vertu d'une concession des auspices obtenue pour chaque cas particulier du préteur urbaine Et même on les voit, plus d'une fois, au cours d'une instance, modifier la nature des poursuites, selon les incidents de la procédure, en abandonnant les unes pour les autres les poursuites capitales de la compétence des comices par centuries et les poursuites en paiement d'amende justiciables du concilium plebis '. Enfin, s'ils paraissent ne s'être jamais servis de Tun ou
i. Sur la compéteoce exclusive du concilium plebis, v. la p. 154, n. 2. Exemples appartenant à notre période : vers 4G4, dans les poursuites intentées par deux tribuns contre L. Postumius Megellus, cos. 463, quoniam cum exercitui praeesset opéra militum in agro suo usus erat (Tite-Live, Ep., 11 ; Denys, 17-18, 5 ; Dion, fr. 32, 62) ; en 506, dans les poursuites tribuniciennes contre le consul de 505 P. Glaudius Pulcher fondées sur ce qu'il avait livré le combat naval de Drepanum adversus auspicia et tendant d'abord à la peine de mort, puis à une amende de 120.000 as pour les 120 navires perdus (SchoL Bob,, éd. Orelli, p. 337 ; Cicéron, De rf. n., 3, 3, 7. De divin., 1, 33, 71 ; Poiybe, 1, 52, 3; Val. Max., l, 4, 3); en 542,dan8 les poursuites entreprises avec succès contre le publicain M. Postumius Pyrgensis pour fraudes envers l'Etat (Tite-Live, 25, 2, 3) ; en 543, dans les poursuites en paiement d'amende plus tard transformées en poursuites capitales contre le préteur de 542, Gn. Fulvius Flaccus (Tite-Live. 26, 2-3) ; en 565, dans le procès de M*. Acilius Glabrio, cos. 563, accusé de détournement du butin fait sur Antiochus (Tite- Live, 37, 57. 58 ; cf. Mommsen, Hôm. Forsch., II, p. 459) ; en 570, dans celui fait pour la même cause à L. Scipio, cos. 564 (Aulu-Gelle, 6, 19 ; cf. Mommsen, Rôm, Forsch,, II, p. 470 ; Niese, De annalibus Romanorum observationes alterae, 1888) ; en 571, dans celui fait à Caton TAncien après sa censure (Plutarque, Cat, maj,, 19) ; en 584, dans l'amende d'un million d'as prononcée contre le préteur de 583 G. Lucretius pour les déprédations qu'il avait commises à Chalcis. Cette amende est à la fois la plus récente et la plus élevée dont le chiffre nous soit connu. Dans ceux des autres exemples cités où le chilTre est connu, il varie entre 100.(X)0as (M'. Acilius Glabrio, en 565) et 500.000 (L. Postumius Megellus, vers 464). M. Mommsen, Droil public, III, p. 372, n. 1, évalue à la vérité à 50. (XK) as l'amende de deux talents portée selon Plutarque contre Caton l'Ancien ; mais il nous paraît plus exact de l'évaluer avec M. Schulthess, Prozess des C, Rabirius, 1891, p. 77, à 200.000 as. V. en général sur le montant des amendes précitées, le tableau donné par le même auteur, p. 76, de toutes les amendes dont le montant est connu.