‹ Histoire de l'organisation judiciaire des RomainsChapitre 128 sur 179 · V. la p. 178, note · texte numérisé non relu

V. la p. 178, note

3. M. Mommsen, Sirafrecht, p. 159, n. 2, voit la preuve de Texistence de pareilles listes dans Plante, i4$in.,l, 2, 5-6: Ihoegoad tresviros vostraque ibi nomina faxo erunt, capitis te perdam et filiam (qui est une courtisane) ; AuluL, 3, 2, 2-3 : Ad trisvirosjam ego deferam nomen tuum... quia cuUrum habes ; cf. Truc, 4, 2, 47 (p. 249, n. 4) et il rattache même à cela le registre des prostituées dressé d'après une coutume ancienne {more inter veteres recepto) par les édiles (Tacite, Ann,^ 2, 85 ; Origène, PhilocaLy 4, 63) ou peutêtre pour leur compte. Cf. Suétone, Tib., 35.

dient eux-mêmes ou soumettent à l'expédition du préteur les affaires de coercition et sans doute aussi ils laissent tomber sans répression bien des faits que l'intérêt public eut prescrit de punir : c'est un mal qui a dû surtout s'aggraver quand, de simples agents du préteur, les triumvirs sont devenus des magistrats et que le rang de la magistrature a fait ce poste être occupé non pas par des policiers de métier, sagaces et expérimentés, mais par des jeunes gens de grande famille impatients d'entrer le plus tôt possible dans la carrière des honneurs publics dont le triumvirat était l'un des premiers échelons*.

Que devient la justice administrative dans la période qui s'étend des lois Liciniennes au début du VII* siècle ?

Il n'y aurait, ou peu s'en faut, rien à ajouter à ce qui a été dit pour la période précédente *, si la physionomie du système n'avait continué à être influencée par les deux causes qui en avaient obscurci dès alors la pureté première* : par la création de magistrats nouveaux auxquels sont confiées des portions déterminées du patrimoine de l'État et par conséquent des procès qui s'y rapportent ; par le transfert de ces procès des magistrats administratifs compétents pour les intenter et les juger à d'autres personnages qui en poursuivent la solution devant les tribunaux civils.

L'administration générale des biens de l'Etat a toujours les censeurs pour chefs et le trésor public est toujours sous la garde des questeurs. D'où la division déjà signalée entre les procès relatifs à des sommes d'argent qui regardent les seconds et les procès relatifs à d'autres choses qui concernent les premiers *. Seulement l'aclivilé de ces magistrats est res-

1. L'occupation du triumvirat el des autres fonctions dont le groupement a plus tard constitue le premier échelon de la carrière des magistratures sous le nom de vigintiseocvirat n'était pas requise sous la République avant Taccès aux magistratures plus élevées (Mommsen, Droit public, II, pp. 200-201); mais cela n'empêchait pas naturellement ces fonctions d'être occupées par des débutants.

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