V. la p. 305, n
3. V. par ex. Marquardt, I, p. 58, n. 7, qui invoque comme preuve Tinscription de Puteoli déjà discutée p. 302, n. 4,et qui fait en outre intervenir dans un sens difficile à comprendre rinscriptionde Fundi, p. 301, n. 3.
4. Festus, V. Municipium (conservé seulement dans VEpitome ; cf. Mommsen, Droit public, VI, 1, p. 265, n. 1), éd. Mueller, p. 127, Bruns, Fontes, II, p. 16 : Alio modo [municipium dicitur), cumid genus hominum de finitur, quorum civitas universa in civitatem Romanam venit, ut Aricini, Caerites, Anagnini. Le sens est éclairé par l'opposition faite avec l'autre catégorie dans le Festus intégral et abrégé (p. 311, n. 1 et 2). Cf. sur la distinction, Mommsen, Droit public.
ITALIE, aTÉS DE CITOYENS 311
intérieure, comme Cumae, Acerrae, Alella *, et comme d'autres encore qu'il citait probablement ' ou même dont il n'a pas parlé' ; s'il ne faudrait pas par exemple rattacher à la conservation par les secondes de leurs vieux magistrats nationaux les magistrats de type archaïque, préteurs, dictateurs, qu'on rencontre plus tard dans les institutions de certaines d'entre elles. Mais cette idée, concevable en elle-même, ne s'accorde pas avec les réalités concrètes : la survivance de ces magistrats à Tépoque récente n'implique pas qu'ils soient restés à la tête de l'administration des cités dans l'intervalle qui s'est étendu de la soumission de ces villes à Rome, d'abord comme municipes de citoyens sans suffrage, puis comme municipes de citoyens complets, jusqu'à l'expansion du régime municipal qui suivit la guerre sociale *; car elle ne se constate nulle part plus nettement que dans les villes qui n'avaient aucune constitution intérieure. On rencontre plus tard des dictateurs à Caere et à Aricia ', qui sont dans la première liste de Festus *, des préteurs à Anagnia ", pour laquelle le témoignage de Festus
pp. 198-199, qui ajoute à notre catégorie en partant de Tite-Live, 8, 14, Nomentum et Pedum.
1. Festus, V. MunicepSj éd. Mueller, p. 142, et mieux dansBruns^Fonf^s, II, p. 15 : At Serviitë (le ms. Servilim) aiebal initio fuisse (municipes) qui ea condicione cives Romani fuissent , ut semper rempublicam separalim a populo Romano haberenty Cumanos, Acerranos, Atellanos, Cf. la reproduction un peu corrompue deVEpitome^ v. Municeps, éd. Mueller, p, 127. Bruns, Fontes, II, p. 15, et les observations de Mommsen, Droit public^ VI, 1, p. 265, n. 1.
2. Festus, V. Municipium^ dont le texte est seulement conservé par V Epitome et est ici manifestement corrompu (v.les renvois p.310,n. 4),dénnit visiblement les deux espèces de cités sans suffrage et finit la définition de la catégorie la plus favorisée par les mots participes fuerunt omnium rerum ad munus fungendum una cum Romanis civibus praeterquam de suffragio ferendo aut magistratu capiendo^ sicut fuerunt Fundani, Pormiani, Cumani, Acer^ rani^ Lanuiini, TuscuLani. Il ajoute donc à la liste de la n. 1, Fùndi, Formiaei Lanuvium, Tusculum.
3. Il faut par exemple ajouter certainement la cité de citoyens sans suffrage de Capua, dans la période antérieure à 543 où son^ meddix existe à côté du préfet.
4. Bethmann-Hollweg, I, p. 41, paraît avoir eu une idée de ce genre, sans d'ailleurs la spécialiser aux cités de citoyens sans suffrage, en disant que, dans les cités de citoyens éloignées, la justice est rendue le plus souvent par les préfets et parfois par des magistrats électifs d'origine nationale (praetores, dietatores),