‹ Histoire de l'organisation judiciaire des RomainsChapitre 161 sur 179 · V. la p. 310, n · texte numérisé non relu

V. la p. 310, n

7. C. J. L., X, 5919. 5920. 5925. 5926. 5927. 5929. Ihioviri, C. L L., X,

312 CHAPITRE III. — DES LOIS LICINIENNES AU DÉBUT DU Vil'' SIÈCLE

est confirmé par celui de Tile-Live *. Ces magistrats ont donc forcément subsisté là sans fonctions administratives, probablement, à titre exclusivement religieux, comme c'est attesté pour Ânagnia ', et il n'y a pas de raison pour qu'ils aient eu ailleurs un autre rôle. Au contraire tout porte à penser que les magistrats dont le texte de Festus implique la présence dans les cités sans suffrage de la meilleure catégorie sont, sauf une exception isolée pour la Capoue antérieure à l'an 543 et son meddix ', tout simplement les édiles propagés comme on sait dans toute Tltalie romaine à une époque voisine de celle de l'introduction de la cité sans suffrage ; car ce sont eux que Ton voit apparaître par la suite au premier plan dans une bonne part de ces cités *.

Pour le surplus, toutes les cités de citoyens ont sans doute commencé par n'avoir d'autres magistrats que les magistrats de Rome ou leurs délégués locaux, précisément parce que les citoyens n'étaient pas regardés comme citoyens de ces villes sans véritable personnalité politique distincte, mais comme citoyens de Rome. A la vérité, cela s'est modifié assez tôt au moins pour les colonies. Un témoignage qui paraît digne de foi nous rapporte que la colonie d'Antium fondée au moins depuis l'an 416 ^ a reçu le droit de se nommer des magistrats

5928. Cf. la notice sur Anagnia, C. I. L., X, p. 484. Nomentum (p. 310,n. 4) a aussi un diclaleur (p. 6, n. 1).

1. Tile-Live, 9, 43, sur Tan 448 \Anagmnis,.. civitas sine suffragii latione datât concilia conubiaque adempta et magistratibus praeterquam sacrorum curatione interdictum.

2. Tite-Live, 9, 43 (n. 1) : Magistratibus praeterquam sacrorum curatione interdictum.

3. V. la p. 289, n. 1. On se rappellera d'ailleurs qu'il ne rend pas la justice (p. 303, n. 5).

4. On rencontre à la vérité des dictateurs, sinon àTusculum (p.309, n. 2), au moins à Lanuvium (p.6, n. 1), des préteurs probablement encore à Lanuvium (C. I. £.,XIV, 2117) et certainementà Cumae (C, L L.,X, 3698 ; cf. C. I. L., X, 3685 et Mommsen, C. L L., X, p. 351). Mais on ne rencontre pas seulement, dans toutes ces villes sauf Atella, des édiles (v. les listes dans de Ruggiero, Dizionario epigrafico, I, pp. 244-246. 251) ; ils sont les magistrats les plus élevés à Tusculum (p. 309, n. 2), et à Formiae et à Fundi (p. 305, n. 4) comme encore à Arpinum et à Peltuinum (p. 305, n. 4).

5. Une légende rapportée par Tite-Live, 3, 1, en fait remonter la fondation

jusqu*en Tan 287. Mais elle est en contradiction avec les faits concrets, Cf.

, Mommsen, C. I. L., X, p. 660; Huelsen, dans Pauly-Wissowa, v. Antium, I,

pp. 2561. 2562. Au contraire la constitution de la ville en colonie de citoyens

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