‹ Histoire de l'organisation judiciaire des RomainsChapitre 172 sur 179 · V. Diodore · texte numérisé non relu

V. Diodore

3. Voir, sur les esclaves sardes, Cicéron,i4 d /am.,7, 24, 2.Festus, p. 322 a, etc.

4. Tite-Live, 32, 27 : Sardiniam M, Porcins Cato obtinebat sanctus et inno» cens, asperior tamen in fenore coercendo habitus, Fugatique ex insula feneralores. Cf. sur le gouvernement de Caton la p. 324, n. 3 et n. 5.

5. V. sur la dîme imposée aux terres de Sardaigne, Tite-Live, 23, 32, 9. 36, 2, 13 et les autres textes cités par Marquardt, Organisation de l Empire, ï, pp. 61-62. Cf. Organisation financière, p. 249, n. 2.

JURIDICTION PROVINCIALE. SARDAI6NE, SICILE. 3t9

quels se restreignait la domination effective de Rome *, sans •que son œuvre fut juridiquement compliquée par aucune variété de statuts locaux *.

Au contraire, la Sicile ' offre, dès Tan 512 et encore plus ■après la soumission du reste de Tîle qui suivit la prise de Syracuse *, cette variété d'institutions que produit une existence politique longue et mouvementée. C'est un grand pays, ayant un passé, aux différentes parties duquel les circonstances historiques, les conditions sociales, les influences économiques ont donné des physionomies diverses. La domination hellénique y a laissé sa marque et la domination carthaginoise ellemême y a aussi laissé la sienne *. Dès le lendemain de la conquête romaine, il y a eu des villes alliées, Messana et Tauromenium*, et des villes libres, comme Panhormus^ etHalaesa', A côté des villes sujettes ordinaires.il y avait là de grandes richesses agricoles pour lesquelles existait, principalement

1. M. Bormann, Bull. deW Inst., 1869, p. 182 et ss., a cru trouver la preuve de Texislence d'un préfet envoyé par lui dans un port, qui pourrait remonter à notre époque, dans Tinscription antérieure au temps de Sulla, C. /. L,, X,7930. Mais rinscription est obscure et l'inlerprétation douteuse.

2. Il n*y a encore aucune ville libre ou alliée au temps de Cicéron, Pro Scauro, 2, 44.

3. La seule monographie en forme fur la province romaine de Sicile est celle •de M. Dareste, De forma et conditione SicUiae provinciae Bomanae^ 1850. L'ouvrage de M. Pais, Alcune osservazioni sulla storia e sulla amminislra^ zione délia Sicilia durante il dominio romano^ 1888, traite presque exclusivement de la condition des différentes villes. L'exposé le plus récent de l'organisation donnée par Rome à la Sicile durant notre période est celui contenu •dans Holm, Geschichte Siciliens im AUerthum, III, 1898, pp. 1-104, avec les notes pp. 338-400, où Ton trouvera une bibliographie abondante.

4. Ûhistoirede cette conquête ne nous concerne pas. On notera cependant •que sa division en deux phases a été la cause pour laquelle la province de Si- •cile a seule deux questeurs : celui établi à Lilybaeum lors de Tacquisition de la partie carthaginoise de l'île et cehii qui fut ajouté, en 5'r2,pour le reste de File après la prise de Syracuse. Cf. Marquardt, Organisation de ^Empire, I, p. 52 ; Mommsen, Droit public, IV, p. 266, n. 1.

5.Les institutions se rattachant à ces origines se sont sans doute maintenues sans interruption dans des villes alliées telles que Tauromenium (n. 6) et môme peut-être dans des villes libres comme Halaesa (n. 8) et Panhormus (n. 7). Nous préférons pourtant en renvoyer l'examen d'ensemble à notre livre II, parce qu'au moins pour les villes sujettes, leur reconnaissance définitive ne date que de la loi Rupilia (p. 330, n. 3).

6. Cette faveur ne fut faite alors à aucune autre ville de Sicile, d'après Ci<* éron. In Verr,, 2, 3, 6, 13, etPlutarque, Pomp., 10.

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