‹ Histoire de l'organisation judiciaire des RomainsChapitre 4 sur 179 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

le siècle de vie judiciaire obscure dans lequel les jurisconsultes continuent ensuite à étudier le droit romain d'Orient, tandis que les historiens considèrent la vie du peuple romain comme close par la déposition de Romulus Augustule.

Notre travail sera divisé en quatre livres correspondant à quatre périodes bien tranchées.

Le livre premier, qui ne sera ni le moins long, ni le moins important, sera consacré à la période qui va de la fondation de Rome au début du VII* siècle. Il exposera comment, en trois étapes coupées par la chute delà royauté et les lois liciniennes, la justice, d'abord concentrée sans délimitations ni restrictions entre les mains du roi, s'est peu à peu décomposée en des éléments distincts, correspondant à la justice administrative, qui est toujours restée la plus libre, mais qui a cependant tiré une individualité plus marquée de la création de la censure, à la justice criminelle que les lois sur la provocatio ont pratiquement transportée, pour les cas les plus graves, à l'assemblée du peuple, et à la justice civile, où rétablissement de la République amena la distinction du jus et du judicium et dont un nouveau démembrement d'attributions fit le domaine propre de la préture.

Le livre II traitera de ce dernier siècle de la République qui a été le siècle par excellence d'épanouissement du jury. On a essayé de n'y négliger ni Tensemble, ni les détails, en retraçant, d'une part, les grandes transformations qui ont révolutionné l'organisation judiciaire, du début du VIP siècle à l'avènement d'Auguste, sinon en matière administrative, au moins en matière civile où la loi Aebutia, qui mit entre l'an 605 et Tan 628 la procédure formulaire à côté de celle des Actions de la Loi, se trouva par contre-coup donner aux préteurs les pouvoirs nouveaux dont est sorti le droit honoraire et en matière criminelle, où les quaesliones perpeluae ont été établies par un mouvement qui part de la loi Calpurnia sur les concussions de l'îMi 605 et qui finit seulement à la dictature de SuUa ; mais en analysant, d'autre part, avec le plus grand soin, la constitution intérieure des divers tribunaux civils, criminels et administratifs organisés à Rome, en Italie et sur toute la surface de Tcmpire.

Le livre III sera relatif au Principal, à la période de transi-

Page 1