Cf. la p. 16, n
3. Il n*y a pas de raison de douter que les licteurs du roi aient immédiatement passé aux consuls dont chacun en a douze comme lui (Polybe, 3, 87. Cicéron, De re p., 2,31, 55, Denys, 3, 62, etc.). Il en est de même pour Tinterroi (Tile-Live, 1, 17, 5), pour les décemvirs (Tite-Live, 3, 33, 36. Denys, 10, 57) et pour les tribuns consulaires (Tile-Live, 4, 7, 2). Un témoignage digne de foi rapporte que les faisceaux du dictateur n*ont été portés au chiffre double de vingt-quatre qu'aux temps pleinement historiques, par le dictateur Sulla (Tite-Live, Ep., 89). Il n'y a quelque incertitude que pour le préfet de la ville qui plus tard a seulement deux licteurs et uniquement quand il est nommé par un dictateur (Dion. 43, 48) ; mais il n'est pas absolument sûr que Texclusion ni même peut-être la réduction de chiffre soient antérieures à Tintroduction de la préture et à la création de la préfecture des fêtes latines à titre de ma^^'istrature distincte.
4. L'organisation du corps des appariteurs des magistrats à Tépoque de son plein développement a fait Tobjet de deux études magistrales de Mommsen, qui ont été publiées Tune dans le Rheinisches Muséum, VI, 1848, pp. 1- 57, l'autre dans son Droil public, I, pp. 320-426 et desquelles procède en grande partie toute la littérature subséquente (v. surtout les articles Àpparitores d'Humbert dans le Dictionnaire de Daremberg et Saglio, de Ruggiero dans son Dizionario epigrafico et d'Habel dans Pauly-Wissowa, Realencyclopàdie^. L'ordre historique d'introduction des divers éléments de ce corps a été beaucoup plus négligé. Pour la période qui nous occupe, les informations relatives aux catégories d'appariteurs distinctes des licteurs sont très clairsemées et ne signalent, sembie-t-il, sérieusement à côté d'eux qu'un autre appariteur, Vaccensus, sorte d'appariteur supplémentaire qui était mis auprès