‹ Histoire de l'organisation judiciaire des RomainsChapitre 7 sur 179 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

sans doute les récits, authentiques ou suspects, des historiens relatant, au cours d'une exposition suivie, le vote d'une loi, les débats d'un procès célèbre, des créations de magistratures, des élections de magistrats, montrant le pouvoir des magistrats en action dans des espèces concrètes, en spécifiant les limites à propos d'abus d'autorité ; l'œuvre de Tite-Live, de Dcnys, de Diodore et des écrivains plus anciens qui leur ont servi de source, de Polybe, de Tacite, de Dion, d'Appien, de Plutarque, d'Ammien Marcellin, des auteurs de Thistoire auguste et jusque des plats historiographes de Byzance par exemple. Seulement, au fond, pour un sujet aussi étroitement mêlé que l'organisation de la justice à la vie publique et privée journalière, cela comprend avec une égale nécessité, toute la littérature grecque et latine de Rome, les poètes et les polygraphes comme Horace, Juvénal, Valère Maxime, Aulu- Gelle, aussi bien que les auteurs dramatiques comme Plante et Térence, toute la suite des scoliastes, des lexicographes et des grammairiens aussi bien que les correspondances administratives ou privées de Pline le Jeune, de Cassiodore et de Sidoine Apollinaire, que les géographies de Pline l'Ancien el de Strabon, et que l'inépuisable trésor d'informations juridiques constitué par les discours, les lettres et même tous les ouvrages de Cicéron. Nous avons consacré une attention spé ciale aux restes conservés des comptes rendus de débats judiciaires en ne nous bornant aucunement aux plaidoyers qui nous ont été transmis en forme comme la plupart de ceux de Cicéron , en ne nous contentant même pas d'interroger méthodiquement les débris des discours de Gaton l'Ancien, des Gracques, des orateursde la République et des grands avocats de l'Empire qui nous sont parvenus sous les noms de leurs auteurs et dont il existe des recueils commodes * , mais en essayant de drainer la portion la plus utilisable de tout ce corpas anonyme d'anecdotes judiciaires, de citations de bons mois d'avocats, de plaideurs

1. Nous pensons là. d'une manière générale aux Oratorum Romanorum fragmenta d'H. Meyer (oratorum Romanorum fragmenta ab Appio inde Caeco et M. Porcio Catone usque ad Q, Aurelium Symmachum, coUegit atque illustravit H. Meyerus, éd. auctior et emendatior, Zurich, 1842, in-8°) et en particulier, pour les discours de Caton, à l'édition Jordan [M. Catonis praeler librum de re rustica quae extant, R, Jordan recensuit et prolegomena scripsit, Leipzig, 1860, in-8o).

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