‹ Histoire de l'origine, des progrès, et de la décadence des diverses factions qui ont agité la France depuis le 14 juillet, 1789, jusqu'à l'abdication de Napoléon (volume 2)Chapitre 3 sur 15 · TOM. III · texte numérisé non relu

TOM. III

pour vous seule que vous conspires, c'est à vous seule que reviendra Tavantage de la conspiration, ils lui mentent avec impudence ; et qu'ils ne s'adressent à elle que parce qu'ils ont besoin de ses bras pour frapper, mais non pas pour receuillir. Il faut lui répéter sans cesse, qu'elle ne peut jamais conspirer par elle même, parce qu'elle n'a ni les moyens, ni l'instruction, ni la tenue nécessaire, pour cimdinre à bien une conspiration quelconque; et que lors qu'on l'entraine dans ces grandes machinations, l'oubli est tout au moins le pru que l'on réserve aux services qu'elle aura rendus à ceux qui la mettent en avant sans qu'elle s'en doute. Il faut lui répéter enfin jusqu'à la satiété, que c'est par un misérabk abus de mots, inventé par Forgueil, qu'on Tap* pelé spécialement le peuple; qu'elle ne dok cette distinction qu'au mépris que la vaiiit& fait de sa misère ; que le peuple se compoie de tous les individus qui constituent le corps d'une nation ; et que si quelque chose rend l'insurrection respectable et sacrée, c'est le concours de la grande majorité d'une nation ; mais que lors qu'elle n'émane que d une seule

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elaase, c'est révolte contre le peuple, et non pas insurrection du peuple. C'est une vérité que Ton à toujours cachée au peuple de Paris. Le peu|^e de Paris à toujours cru qu'il était le peuple français. De là combien de malheurs.

Il le crut encore, à Tépoque dont nous parlons, et la république pensa être perdue. Ce qui la sauva c'est que les royalistes se pressèrent trop; ils crurent que la conspiration était plus mure qu'elle ne Tétait en effet ; ïh crurent que Fopinion de Paris était définitivement fixée, tandis qu elle vacillait encore. Ils prenaient pour Fopinion de Paris ce qu'ils receuîl- IsieiA dans les salions. Combien de fois cette erreur funeste pour eux, leur fit elle concevoir des errances dont le résultat fut de les compromettre làans les servir ; combien de fois cette même erreur que trop d'ambassadeurs étrangers partagèrent avec eux, leur fit elle présenter à leurs souverains des tableaux de la France, diamétralement opposés à la vérité.

Baboeuf et quelques uns de ses complices étaient arrêtés. Il avait cru qu'à la nouvelle de son • arrestation, tout Paris se lèverait pour forcer sa prbon et ledéUvrer. Personne, je l'ai déjà dit, ne

bougea. Il comptait fortement sur la légion de police, corps détestable, composé d'hommes sans aveu, dangereux par leur amour pour le brigandage, et que le directoire venait de licencier à cause de son insubordination. Baboeuf ameuta quelques femmes pour exciter ces hommes à rompre ses fers, mais la crainte du châtiment les retint, et ils furent sourds aux vociférations de ces mégères. Enfin instruit de ces diverses circonstances, Paris se croyait échappé au danger, et regardait la conjuration de Baboeuf comme totalement étouffée; lorsque tout à coup, au miheu de la nuit, les^ citoyeas, dans presque tous les quartiers^ sont réveillés par le bruit des pétards et des coups de pistolet. Chacun se lève pour connaître le motif de ces explosions extraordinaires. Que trouve-t-on ? Les rues jonchées de cocardes

blanches, le drapeau blanc arbore aux portes des établissemens, et des proclamations affichées avec profusion au nom du roi. Cette tentative mal adroite, mal combinée, dont aucun préliminaire n'avait préparé le succès, manqua totalement son' effet. La terreur fit rentrer tout le monde chez soi. Chacun craignit que

sa curiosité ne Teût compromis; le silence général déconcerta cette mesure intempestive ; et lé lendemain matin les cocardes, les pavillons, et les proclamations avaient disparu. La crainte inspirée aux citoyens de Paris en général par cette nuit singulière était d'autant plus naturelle, qu'il y avait très peu de temps ; (le 16 Avril 1796 ; 27 Germinal, au 4) que le corps législatif avait rendu un décret qui prononçait peine de mort contre les provocateurs à la royauté et à Fanarchie ; et que personne n'ignorait qu'elle extension Ton peut donner à . ces sortes de qualifications dont le sens n'est jamais déterminé, et dont par conséquent Tinterprétation peut-être arbitraire,

■ Ce qui viendrait encore à Tappui de l'opinion qu'il y avait toujours eu un point de contact entre le royalisme et le jacobinisnie, c'est que cette tentative mal adroite ne dessilla point les yeux des anarchistes. S'il n*eut pas régné une intelligence sécrète entreu^^, comment lès anarchistes n'eussent ils pas découvert l'ennemi qui marchait à leurs côtés pour ainsi dire et se préparait à profiter pour son compte, des troubles qu'ils se proposaient d'é-

lever dans la capitale ? Comment ne se seraient ils pas souvenus que cet ennemi était, et serait le plus implacable de tous ceux qu^ik pouvaient avoir ; et qu'ils avaient bien moins à craindre de la part du directoire et des de^x conseils, où Tindulgence parlerait toujours pour ^x, en faveur de rattachexnent^ trop exagéré sans doute, qu'ils affectai ent pour la liberté ? Au contraire, bien loin de concevoir quelque méfiance de cette imprudente levée de bouclier, elle ne leur servit qu'à donner plus de force aux fils de leur intrigue, et à disposer avec plus d'activité les moyens de la dénouer avec avantage. Le royalisme pluâ adroit dans sa politique, pour égarer s'il lui était posisible l'opinion que l'on concevait 4ans le public sur le mauvais succès qu'il venait d'à* voir, fit répandre le bruit que l'un des hommea^ qui lançaient les pétards avait été arrêté au moment même où il venait d'être blessé par l'une de ces espèces de fusées, doiit la détoiï^ nation s'était £a,ite à l'instant ou il l'allumai^ ' et qu'il avait déclaré ï^e ces cocardes,, ces. drapeaux blancs, ces proclamations^ tout c^; tapage enfin, était une feinte des aoardiîstet*

pour provoquer un mouvement pour la délivrance de Baboeuf. On n'a pas besoin, je crois, de s'appesantir sur ce roman pour eîn démontrer tout le ridicule, et l'on ne conçoit guère comment des écrivains sensés l'ont présenté depuis comme un fait incontestable. On demandera peut-être où se cachaient les chefs royalistes, puisque Baboeuf et quelques autres n'étaient que des automates que l'on dirigeait à volonté? Le 18 Fructidor dont nous parlerons bientôt pourrait bien donner le mot de cette énigme. D'ailleurs un plan que les royaUstes avaient adopté et que l'on qualifia, quand il fut découvert, de conjuration de Brottier était déjà tracé, et les bases en étaient artétées dès cette époque.(^ôJ

Quoi qu'il en soit les anarchistes ne mirent que plus d'activité dans leurs complots. Ils se serrèrent d'avantage. Ils tentèrent de séduire les troupes que l'on avait &it camper dans la plaine de Grenelle, et crurent y avoir réussi, parce que dans les orgies où ils attiraient ces militaires, ils s'entousiasmaient facilement au mot de liberté et criaient avec enx : A bas les tyranSi à bas l^ ennemis du peuple et des

patriotes. Enfin ils choisirent la nuit du 24 Fructidor pour leur attaque. Le directoire était prévenu. Il était sur ses gardes; les postes de sa garde étaient doublés; les généraux qui commandaient le camp avaient été avertis. Les anarchistes sortent à minuit du faubourg St. Antoine au nombre de quatre ou cinq cents. Ils se divisent en deux colonnes. L^une marche sur le Luxembourg, l'autre au camp de Grenelle. Celle du Luxembourg trouve le garde du directoire sous les armes ; les anarchistes se croyent trahis et s'enfirient L'autre colonne arrive au camp; y pénétre; trouve quelques soldats réveillés; essaye de Jratemiser avec eux ; (c'est l'expression jacobine,) ils commencent la lecture d'une proclamation qu'ils ont apportée. Tout à coup la générale bat, tout le camp est sur pied. Les anarchistes sont enveloppés. Plusieurs sont arrêtés ; quelque suns sont sabrés ; le reste prend la fuite, et rentre dans l'obscurité, où la frayeur les retiendra, jusqu'à ce qu'une oocasicm nouvelle, les rappelé encore à la lumière.

Ainsi se termina cette conjuration, que Ton bongta du nom de faction que ses gi;ossier$

éiémens ne lui méritaient guère, mais que sa longue existance, sa ténacité, ses tentatives réitérées pouvaient rendre dangereuse, si elle eût été conduite avec plus de talent et de génie. • Le directoire avec plus d'énergie, ou moins gêné peut-être par le vice de la constitution qui le forçait de s'adresser toujours au conseil des cinq cents pour en obtenir des moyens de répression, et de divulguer ainsi lui même les mesures qu'il lui falait prendre pour assurer la tranquilité publique, le directoire, disje, aurait pu terrasser plutôt cette faction ; mais telle était ^a condition précaire, que si par un message il demandait au conseil des cinq cents une loi d^urgence contre les perturl^teurs, le respect que Ton devait à la liberté individuelle servait souvent de prétexte pour passer à Tordre du jour ; tandis que d'un autre côté, quand il ne sévissait pas, ses ennemis, parmi les membres du conseil, le dénonçaient lui même, et que par un message on lui reprochait de ne pas connaitre ses devoirs, ou de les remplir avec trop de faiblesse.

' Quoi qu'il en soit, une commission militaire fot nommée pour juger les anarchistes que

Ton avait arrêtés. Six d'entre eux furent con^ danmes à mort et fusillés au camp de Gren* elle même où ils avaient érté pris en fla^nmt délit. Dans ce nombre se trouvaient tro» anciens membres de la Convention, Javogue,^ Huguet et Cusset. Javogue sous^le régne de la terreur avait été Tun des membres les pins redoutés du fameux comité <ie sûreté générale. On prétend que lès deux autres n'avaient été que trop fidelles aux principes de Robespierre dans les différentes missions qu'on leur avai^ confiées sons le gouvernement révolutionaire. Le quatrième avait été membre du conseil do département de la Seine. Ces places si im-; portantes, surtout dans une grande capitale, avaieiït été souvent occu|^ées par ies hommes les fdus distingués, tels que Messieurs de Lia^ court, de kt Roch^ucault, de la Cépède, et nombre d'autres d^ ce calibre^ Ce n'était pas des hommes de ce mérite qu'il falait à ki Commune révplutionaire de Chaumette^ Elle arait peuplé cette g^rande administratioin d'individus de la trempe de celui dont il est question ici. Il était de la j^us profonde ignorance* Je le ^s par expérience. A Vé^

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poque où la surveillance du Louvre çi'avait été coufiee par le ministre Roland, cet homme se présenta dans fnes bureaux pour réclamer quelque chose au nom du département de la Seine. On Tintroduisit dans mon cabinet par** ticulien Je le priai de me communiquer kê pouvoirs qui autorisaient sa mission. Il me les exhiba sans difficulté. Je crus de rho&* nèteté de Tinviter, à vouloir bien les lire. Non^ me repondit-il sans balancer. Ldsesr ypusfiièdie. Je lis bien dans V kcû^vae moulée mais je ae suis pas bien enfoncé daiïs V écriture à Jkphme. Je fus assez heureux pour ne paiS éclatter de rire.(^cj

Oa pourrait dire que la providence, en per« mettaat le irapplice de cet homme, s'était plue à le punir de son ingratitude. C'était im enlaiït trouvé qu'une dame riche avait £adt élever. £lle l'avait pris en aâèctk». Ckiand il eut attemt xm certain a^e, elle le mtfrta^ et lui donna Targent fiécessaire pour "établir une petite boutique d'orféverie. Pea^ daat le r^ime de la terreur, il devint membre du cMÛté révohitionaire de sa sectioA. Le preaior usage qu'il fit de ta puissance fUt de

dénoncer sa bienfaitrice comme suspecte. H vint Varrêter, et la conduiçsit lui même dans une maison d'arrêt. J'ai oublié le nom des deux autres condamnés que Ton fusilla avec les quatre que je viens de citer. La haute cour nationale quelques mois après condamna à mort Baboeuf, et un de ses complices, auteur des écrits publiés par les conspirateurs.

Malgré les inquiétudes que ces conspirations royalistes et anarchiques donnaient au directoire, malgré les désagrémens que lui faismt éprouver les fréquentes contrariétés du corps législatif, et les déclamations déplacées qiie plusieurs membres des cinq cents se permettaient contre Ini, il jouissait dans le public de cette faveur qu'obtienent toujours les gouvememens heureux dans la guerre ; les brillantes campagnes du général Bonaparte en Italie étaient en effet et par Fétonnante rapidité des conquêtes, et par la multitude des grandes batailles rangées toutes couronnées par la victoire, étaient disje un de ces phénomènes dont on chercherait vainement le pendant dans rhistoire des guerres anciennes et modernes. Quelques autres succès en aile*

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magne, mais non aussi constants; les négotions deux fois entamées avec TAngleterre ranimant les espérances bien ou mal placées du commerce, ce grand mobile de la prospérité des nations, mais le plus grand fléau souvent pour la diplomatie parce que son esprit spéculateur voit rarement les relations entre les difFerens peuples du même œil que la politique des gouvernemens, négociations dont rissue eut été peut être plus heureuse si le Lord Malmesbury eut été doué d'une tête ou moins de bonhommie eut pénétré, et si les négociateurs français eussent mis un peu plus d'esprit conciliateur à la place de la rigidité républicaine; les troubles de la Vendée si non totalement éteints, du moins considérablement amortis ; des traités de paix avec quelques puissances heureusement conclus ; l'arrivée de l'ambassadeur de la Porte ottomane ; la présence de quelques ministres étrangers à Paris ; toutes ces diverses circonstances entouraient le directoire d'une assez forte portion de cette dignité qui convient au gouvernement d'un grande nation : et tel est le caractère français, que si le directoire eut

ajouté à ces avantages qu'il devait aux circonètances plus de faste extérieur, il eût obtenu bien plus de crédit encore sur Fopinion publique, et eût centuplé le nombre de ses par-* tisans, c^est à dire des individus qui rejetaient sur la jalousie du conseil des cinq cents les contrariétés sans cesse renaissantes que beaucoup de législateurs lui faisaient éprouver. La Bberté de la presse, cette puissante, et on pourrait dire même cette première garantie àe la liberté publique contré les envahissemens des grandes autorités, était devenue à cette époque une arme cruelle dont on usait avec excès pour désorganiser tous les rouages politiques, tandis que le devoir des écrivains eii usant de cette liberté de la presse, du moins s*ils sont animés de Tamour de la patrie, est d'éclairer et non pas de détruire. L'Angleterre peut servir d* exemple à cet égard. H n'est point de pays où les feuilles publiques s'expKquent avec plus de franchise, soit pour, soit contre les actes du gouvernement : mais jamais aucun journaliste Anglais ne se permettra d'émettre une opinion capable d'ébranler la constitution. L'édifice constitutionel est

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un objet sacré pour leâ rédacteurs des jour*naux. Ils veillent sur les babitans de rédi. fiée ; ils jugent souvent avec sévérité leuF9 acti<»is; mais ils sont d'incorrupdbîes co&> senrateurs de la masse entière du batixaent. Les journaux ministériels disent : le gouvernej" ment a pris telle mesuire: ils exposent les mo[kifs qui Tont fait agir; ils discutent ces moti& ; et prouvent ou essayent de prouver qu'ils sont justes. Les journaux de YoppmtiQ» hbiaent souvent; ils établissent égalem^it le œotiÊ de leur ceasure, et s'appuient de tœites les autorités que leur raison et leur in?struction leur suggéreat ; msm précker le ren* Tëfsement de la constitution, appeler le peuple à la révolte, le tromper par des principes étraur gers aux principes d'état établis, ce sont choses ^ik s'imputeraient à crime. C'était là cependant, sous le régne du directoire, la tâche ^pe les journalistes de Paris remplissaient avec un acharnement dont il e^ difficile de se p^dre la constance. Que signifie la liberté de la presse, de qu'elle utilité peut elle être ? quand elle attaque sans cesse, et ne rencontre nulle part de contradicteur. £n Angleterre le

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gouvernement est toujours défendu, en France le directoire ne Tétait jamais. L'Angleterre jouit donc de la liberté de la presse dans toute sa plénitude. La France sous le directoire ne jouissait que de la licence de la presse: et cela s^explique.

Les journaux s^étaient divisés en deux partis bien distincts et bien opposés ; des deux côtés leurs rédacteurs s^annoncaient avec la morgue la plas ridicule comme les magistrats suprêmes de Topinion. A les entendre, appeler de leurs arrêts eût été un attentat. Ils avaient Timbécille fatuité de se croire les régulateurs de la France, et de se figurer que trente millions d^hommes n^auraient pas eu la faculté de penser sans le secours de huit on dix écrivains serviles dont Tesprit intriguant, haineux, passionné, ou trop souvent mu par le sordide intérêt d'accroitre leurs abonnés faisait tout le talent. Journaux royalistes, et journaux anarchiques, tels étaient les journaux de la capitale. II régnait entre eux une guerre à outrance. La Quotidiene et le journal des Hommes libres marchaient en tête de ces deux brigades où bril* laient le Publiçiste et le Pacificateur ^ le Thé et

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le Fanal j le Mercure et la Décade ^ etc- chaque jour ces journaux se livraient un combat à mort ; mais chaque jour, d^accord sur . un seul point, les plus sanglantes satires contre la législature, contre le directoire, contre la constitution, contre les administrations, contre les généraux, contre les armées même, sortaient comme autant de foudres des deux arsenaux. Ils se combattaient avec fureur en mémoire de Louis XVI. et de Robespierre ; mais la trêve était à l'instant renouée quand il falait frapper les . autorités reconnues. Ou chercher ici le contrepoids ? il n^y avait pas un journal républicain, ^û?^ Quand toutes les plumes se divisent pour rappeller deux gouvememens que la, patrie a repoussés, et qu'ils ne se réunissent que pour accuser le gouvernement que la patrie a choisi, ce n^est plus liberté de la presse, c^est licence, c^est indisciphne, c^est révolte. Mais pourquoi, dirait-on, le directoire n'avait il pas ses journaux? la réponse est facile. Salarier un journal ce n'est pas être soutenu par un journal. Un journal que Ton paye ne défend pas ; il discrédite. Mais ajoutera ton, il falait

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