‹ Histoire de l'origine, des progrès, et de la décadence des diverses factions qui ont agité la France depuis le 14 juillet, 1789, jusqu'à l'abdication de Napoléon (volume 2)Chapitre 7 sur 15 · TOM. III. K · texte numérisé non relu

TOM. III. K

la critique amére, et de la critique à la persécution.

On voit, par tout ce que je vieiis de dîre^ que si le directoire ne méritait pas en entier les reproches qu'on lui adressait, dans beaucoup d'autres points aussi il prétait le flanc à la censure. Mais ce dont on ne peut s^empêcher d'être constament étonné quand on, étudie rhistoire des factions, c'est de la înam^

ère dont elles travestissent les intentions de leurs adversaires, afin de dénaturer les feits dé telle sorte qu'elles puissent parvenir - à leur donner pour ennemis ceux la m^me qu'ilis àsA le plus chaudement défendus. Qui croiinût que l'un des motifs principaux de cette guerre déclarée par les cinq cents au Directoire Exécutif, était la haine qu'on l'accusait de poïtdr aux patriotes ; il se faisait un jeu, disaitrûo, de les indiquer sous le nom à' anarchiste adl poignards des roy alites. Assurément, tùdr de haine pour les anarchistes un gôUveïné» ment tout nouvellemet coupable du 18 Froctt dor, c'est à dire d'une révolution toute anafchique, et l'accuser de désigner les patriotes aiak

lA RÉVOLUTION FRANÇAISE. 131

ro3r&li&tes, tandis que les royalistes qu'il vient de proscrire languissent dans les fers et sont à peinfe rendus dans Iqs déserts de Synamari, assurément, disje, c'est une logique à la quelle on ne se serait jamais attendu. Quand le conseil des cinq cents raisonnait ainsi, n'était-ce pas comme s'il eût dit au directoire, vous êtes jàttalrchiste^ donc vous détestez les anarchistes, tôtts venez de frapper de votre massue les loyalistes, donc vous protégez lei^ royalistes. Il fettt en convenir; il n'est que l'esprit de pAili capable de tirer des conséquences semblâUes de la conduite de ses antagonistes ; et le déittisoiï est ici égale à l'aveuglement.

Cependant l'incendie de TOdéon, et le forfiadt de Radisrtat, firent un moment diversion à c» démêlés. L'incendie d'une salle de Ipectaiël^ est un de ces événemens malheuteiJWëmënt trop fréquens, pour que le public se ^idsè à y dbercher d'autres causes que celles qui se présentent naturellement à l'esprit, telles pàSt exemple que la maladresse dans les artiîcteB qne Ton employé, l'oubli de quelques Omiéres tnal placées, ou quelques autres négligences semblables pendant les représentations,

132 HISTOIRE DES FAGTIOl^S ]>li

OU lorsqu'elles viennent de se terminer. Aussi est-ce presque toujours alors que ces sortes d% cendies se manifestent. Il n'en fut pas de même de celui ci. Il éclata à sept heures du matin, non pas dans la partie du théâtre proprement dite, mais dans le parterre et aux secondes loges. Uodéon était, et est encoie^ une des plus belles salles de- Paris. Elle est comptée parmi les chef d'œuvres de De Wailly rarchitecte,(^/îj que peu de jours avant la mort avait frappé. Construite spécialement pour la comédie française, cette salle n'étsk point destinée à la représentation de ces drames à grandes machines dont Texécution est toujours dangereuse. La veille de Fincendie, « y avait représenté pour la première fois une comédie en cinq actes, intitulée L^BgoÎ8TE« Cette nouveauté était tombée ; et quoique cette représentation eut été orageuse, aucun ezcâ^ n'avait pu contribuer à Taccident dont dli fut suivie. Des personnes ont seulement dé- ' posé que dans le parterre des amis de Taiiteur ] ayant dit, cette pièce se relèvera à la seconde représentation, d'autres hommes avaient répondu : Ce lie sera pas ic^ toujours ; mais .jqw

dans ces sortes de circonstances, il se tient tant dé propos insignifians, que celui ci n'avait pas été relevé. Il a été de même constaté qu'à minuit, suivant Tusage, la visite s'étant faite. Ton n'avait trouvé aucun indice de feu, mais que simplement un homme s'était présenté en témoignant beaucoup de joye de l'arrivée de la patrouille, parce que, disait-îl, il s'était endormi, et qu'il aurait été fâché d'être obligé de passer là la nuit, que cet homme

était sorti avec les visiteurs, et que n'inspirant aucune défiance on l'avait laissé aller.

Entre six et sept heures du matin, l'attention fut appelée par l'épaisse fumée que l'on vit s'exhaler par les combles. Il fallut éveiller les concierges. Ils ne soupçonnaient pas même que le feu flit dans l'intérieur. Les portes furent ouvertes, et dans le premier instant on laissa, avec un peu trop d'imprudence sans doute, entrer toutes les personnes qui se trouvèrent^ ou sur la place, où dans les environs ; en sorte que si quelqu'un était caché dans la salle il lui fut facile de sortir sai^ être apperçu. Les banquétes et le plancher du parterre, la majeure partie de la charpente

des loges, et une portion de l'avant scène étaient déjà, embrasés. Les secours furent inutiles ; le foyer était déjà trop énorme. A neuf heures et demie le comble s'écroula ; et ce fut alors que les torrents d'eau lancés par le jeu de quarante pompes commencèrent à maitriser le feu. L'extrême solidité des quatre murs de la cage empêcha leur dilatation. S'ils se fussent lézardés, il est présumable que les deux superbes bâtimens qui, de droite et de gauche, sont unis au théâtre par deux grandes arcades auraient été incendiés, et il est difficile alors de savoir jusqu'où le feu aurait pu porter ses ravages. On assure que des ouvriers, dès les premiers instants que l'on pénétra dans la salle, en essayant de couper le feu dans quelques quartiers de l'édifice, trou* vérent des matières combustibles placées sous les banquétes de la première galerie. Au reste l'heure où le feu commença, et les parties qui furent embrasées les premières prouvèrent assez que cet incendie ne pouvait s'imputer ni à un accident ni à une négligence. Mais quelles mains en accuser? C'est ce que jiisqa'à présent Ton n'a pu découvrir. Seulonant

LA RÉVOLUTION PRANÇAISE. 1S5

lorsqu^il fut possible de fouiller dans les différentes issues où la flamme n'avait pas péné • tré, on trouva dans un escalier dont les portes des* deux extrémités se trouvèrent fermée, le cadavre d'une femme, que la frayeur, ou le désespoir de ne pouvoir se sauver, ou peut-être Textrême chaleur et Té* paisseur de la fumée avaient frappée de mort^ 1^ hazard, ou quelque intention criminelle, avait-il conduit cette femme dans cet endroit? Elle ne fut reconnue par personne. Innocente, sa disparition eût du occasioner quelques recherches ; et il n'en fut pas question. Elle était donc étrangère à Paris. Mais le lieu où on la trouva, sa mort malheureuse, et le silence que Ton a gardé sur son abscence, ne suffisaient pas sans doute pour baser un soupçon.

L'impossibilité où Ton fiit d'assigner la iréritable cause de cet incendie, et le penchant ordinaire du public à supposer du merveilleux à tous les événemens dont la cause demeure inconnue, fournirent matière à vingt suppo^ âtiop ridicules. On l'attribua dabord à des jalof^es particulières dp théâtres à théâtres ;

mais en révolution la malîgfiité publique vent des motifs d'une importance plus relevée aux événemens dont elle s'occuppe, La plus folle de ces conjectures, et celle cependant qui obtint le plus de faveur, fut que cet incendie avait été dirigé contre le directeur Barras, Pour entendre comment on espérait donner quelque vraisemblance à cette ajsser^ tion, il faut savoir que Taile droite du grand palais du Luxembourg aboutit à la rué de Vaugirard, presque en face de Todéon, dont la partie spécialement occuppée par le théa^ tre borde également cette rue d'une largeur peu considérable ; elle forme la seule séparation entre la salle et Taile du palais. -Cette aile était habitée par le Directeur Barras. On supposait en conséquence que les Jacobins ou Anarchistes, comme on les appelait alors, furieux contre ce directeur qu'ils accusaient de royalisme, avaient médité et exécuté ce grand attentat, dq,ns l'espérance que le feu, vu le peu de distance, gagnerait rapidement le logement du directeur ; qu'alors leur intention était, à la faveur du tumulte, et sous* le prétexte dc (iQjiner 4es jsecojirsj^ de pénétrer çhe? \và^ dfi

îiaettre la main sur ses papiers pour aider en apparence à les sauver, et de les emporter pour pouvoir les visiter à leur aise et saisir ceux qui seraient de nature à le compromettre. Je n*ai pas besoin sans doute de m'appesantir sur cette fable pour en faire sentir Tabsurdité, Les Jacobins de leur côté en débitèrent une non moins ridicule. Ils prétendirent que le feu avait été mis par les royalistes pour détruire de fond en comble le monument impie où leur proscription avait été décidée au 18 Fructidor. Dans le premier roman on voit du moins un but dans le crime que Ton suppose. Dans le second il n^en est point; se venger sur un bâtiment, sur des pierres, ce n'est pas se venger, M^is dans ces sortes de circonstances, il faut que le peuple des salions amuse son oisiveté et sa crédulité de contes, que leur platitude ferait dédaigner même par le peuple des cabarets. Quand à moi je crois qu'il ne faut pas chercher la cause de cet événement ailleurs que dans la perversité de quelques scélérats obscurs, que les grandes commotions révolutionaires avaient enfanté, t% cjui devenant de jour en jour plus rares

438 HISTOIRE DES INACTIONS DJE

laissaient alors ces brigands sans emploi et saiy autre resource que le crime. Le pillage des logesfoj oh sont communément renfermées les riches et brillantes garderobes, les bijoux^ et les efiets les plus précieux des acteurs et <ies actrices d'une grande capitale, put bien tenter les voleurs nombreux qui pgivdant quelque temps inquiétèrent Paris, inh festérent les grandes routes, désolèrent les provinces sous différentes dénomiiiations. U en fut toujours ainsi à Tissue des révolutions ou le sang ne fut point épargné, et à la suite des longues guerres. C'est Técume dont le lac se dégage quand la tempête à tounneoté ses eaux. Peut-être Fincendie de . la lichç chapelle de St. Sulpice, celui du cirque au Palais Royal, celui du théâtre de Làzari aujf. Boulevards, et quelques autres événemens semr blables qui se succédèrent à peu de distance,^ n^eurent-ils pas d'autre cause. Mais la furieur d^expliquer toutes les calamités à Ttii^e def opinions politiques était alors la manie à la mode.

P'après cela il est facile de juger combien d'autres absurdités l'on répandit lors de Tai*

LA EfevOLUTION FRANÇAISE 139

«dâinai des plénipotentiaires français à Radstat. Il np fut point de puissance en Europe à Tabri des accusations. Bonaparte avait été Tun des jpremiers ministres envoyés par le directoire i ces conférences, et Ton pouvait espérer Tétablissen^ent d'un état solide de paix des talent tf un général qui venait de conclure le traité de Léoben; mais nous avons vu que d'autres destmées Tentrainaient ailleurs. Le directoire liliçjonnapour successeurs Bonniére, Roberjept, et Treilhard. Ce dernier fut rappelé pour monter au directoire, et fut remplacé à lias* tadt par Jean de Bry. Depuis longtemps il était facile de prédire que ces conférences n'auraient point un dénouement favorable. Les plénipotentiaires français avaient annoncé qu'ils regarderaient comme une déclaration de guerre si Ton ne s'opposait au passage des troupes Russes par TAUemagne, et deux notef officiéles à ce sujet remises successivement au congfès par eu^ ne laissftient aucun doute fiui rintention du gouvernement français. Ld ministre de Tempereur ayant été rappelé par sa cour, la députation de Tempire .ani^onçf^ le 23 w/àly 179â> la suspeo^ion dp sps sié^cea^

140 HISTOIRE DES FACTtONS BE

et le même jour les trois ministres français annoncèrent aux membres du congrès leur départ prochain* Dans Tintervale Rastadt fut occupé par un détachement de troupes autrichiennes, dont le commandant se permit d^ordonner anx trois ministres de sortir de la ville sous vingt quatre heures. Ils partirent en effet le 28, à dix heures du soir, après avoir vainement demandé une escorte, qu'on leur refusa constament sous Tassurance qu'ils étaient parfaitement en sûreté. On les retint plus d*une heure à la porte de la ville, avant de faire parvenir à Tofficier de garde Tordre de les laisser sortir. A cent pas de la ville les hussards de Szecklers, arrêtent leurs voitures, ouvrent les portières, appelent chaque ministre par soii nom, les font descendre, et les massacrent sous les yeux et presque dans^ les bras de leurs épouses. Ici ce sont bien des assasins, mais non pas des voleurs. Lieurs voitures ne furent pas pillées ; on ne s'em^ para que de leurs papiers. Deux de ces in* fortunés expirèrent sur le champ, et leurs corps furent abandonnés sur la route. Le troisième^ Jean de Bry, ne^ dut qu'à un évanouiâsement

et easuite à sa présence d'esprit la conserva^ tien de sa vie. Après la retraite des assasins, il se traina jusqu'à un boLs voisin où il passa la nuit, et le lendemain il gagna Rastadt, où il se réfugia chez le ministre de Prusse ; ses blessures furent pansées et les secours de la plus généreuse humanité lui furent prodigués.

Tous les détails des diverses circonstances • qui accompagnèrent un aussi grand attentat, jusqu'à ce jour sans exemple parmi les nations civilisées, et étranger même à la pluspart des peuples sauvages, furent receuillis avec la plus scrupuleuse exactitude par les differens ministres plénipotentiaires qui se trouvaient encore au congrès. Ce procès verbal daté de CarlsjtUHE le 1 Mai, 1799> estsignépar L. Ex, Ex. Le Comte de Goertz, le Baron de Jacobi, de Donn, de Rosenkrantz, de Rechberg, de Rehden, du Baron de Galzen, du Comte de Salms-Laubach, de Otto de Gemmingen, de Krunn, et du Comte de Taube. En lisant ' cette série d'atrocités dont la vérité est attestée par derf hommes d'un rang si élevé, et revêtus d'un caractère aussi sacré, Vqn ne peut s'em-

pêcher de frémir ; et lors qu'il est presqtMr impossible de n^ pas recomiaitre, si non la connivence du commandant autrichien avec les auteurs de ce grand crime, tout au moihà la plus coupable indifférence pour le sort de trois ambassadeurs, on ne doute pas qu'une "punition prompte et exemplaire ne vienne bientôt venger la majesté de tous les souverains outragée par un forfait de ce genre. Cette vengeance est encore attendue.

Le gouvernement et les deux conseils sfe réunirent pour donner le plus grand éclat au juste resentiment de 4a nation française. Ib dénoncèrent cet attentat à toutes les cours de TEurope. Cependant le nom seul des rsSS^ taires qui Tavaient commis concentrait 1» soupçons sur un seul point. On vit avec surprise que la conduite de ces militaires ne firt ni improuvée ni démentie. Un voile impéné^» trable s'étendit sur la cause de ce funeste événement. Ce silence étonnant ouvrit tm vaste champ aux calomnies. Il en fut d'Atroces, que la gravité de l'histoire ne doit pas même se permettre de répéter, encoK moins de réfuter. On fouilla dans l'esprit de

LA RÉVOLUTION FRANÇÀIâîS. 14?

toutes les factions, on récapitula toutes les anciennes inimitiés de certains peuples contre la France, pour parvenir à découvrir les motifs d'un semblable guet à pens et ce cahos dô suppositions de tout genre ne fit qu^épaissir l'obscurité, dont les fils de cette trame odieuse seront peut être éternellement enveloppés. Sans doute depuis vingt cinq ans Texpérience avait prouvé qu^il était peu d'actions criminelles que Taudace des factions ne se permît quand leurs intérêts Texigeaient. Mais ici quel intérêt? jacobins, royalistes, conventionéls, moidérés, républicains, constitutiônels, était il Un de ces partis à qui Tassasinat des plénipotentiaires pût importer? pourquoi Tenlévement de leurs papiers? qu'esperait-on y découvrir? était il quelques concessions que le directoire pût faire à TAutriche qui fussent dans le cas de nuire à aucune de ces factions ? qu'une tierce puissance se permit un enlèvement semblable pour s'assurer si dans les négociations entre la France et TAutriche il ne se tramait rien de contraire à ses droits ou à ^es prétentions, cela ne justifierait pas \% yiolencey mais cela Texpliquerait i au liea ^

144 HISTOIRE DÈS fACTIOÏfS D£

« pour un parti français quelconque, le crime aurait été en pure perte. Connaître les négocia^ tions? à quoi bon? aurait il eu le pouvoir de s* y opposer ? réussir à les rompre l mais elles Tétaient avant Texecution du crimte^ Nuire au directoire ? mais on met toujours la raison du parti de celui que Ton opprime.

Au reste dans un événement de ce genre il est naturel que le gouvernement outragé appuyé ses soupçons sur les aparences. Il est autorisé sens doute à reconnaître à la livrée de ceux qui commirent Fattentat, la puissance d'où partit Tordre de le commettre^ Mais en pareiUe circonstance Thistoire ne pro* cède pas comme les gouvernemens. Il lui faut d'autres preuves. Les accusations de gouvernement à gouvernement sont fugitives; mille circonstances les atténuent, les éfacent même. Mais les arrêts de Thistoire sont indélébiles ; et quand l'historien dit, telle chose est, il ne lui suflit pas d*être convaincu, il doit Têtre dix fois. On assura dans le temps que le Prince Charles, qui commandait aloïs les armées de TEmpereur, écrivit au Général Masséna pour désavouer le massacre des plénir

potentiaires. C'est un soin ce me semble que le gouvernement Autrichien aurait du prendre,: et ne pas s'en remettre à un général d'armée^ La chose en valait bien la peine. Mais dans la, démarche du Prince Charles, et dans le ôJence du cabinet Autrichien, je ne vois ni motif d'innocenter, ni motif d'accuser TAutriche.

Quoi qu'il en soit cette fatale tragédie que tant de contes déplacés, inconvenans, absurdes même suivirent, ne fit qu'accroitre les rumeurs contre le directoire*. La rupture avec l'Autriche, le peu de succès des négociations avec l'Angleterre, l'entrée des Russes dans la Lombardie, la perte de toutes les conquêtes d'Italie, la fortune incertaine en Allemagne, le ministère de Scherer, les exactions. en Suisse, autorisèrent les violentes sorties du conseil des cinq cents contre le pouvoir exécutif, et alimentèrent les clameurs générales.- Le directoire cependant semblait annoncer par son attitude l'intention de ne pas céder à Torage, et pour se maintenir d'employer même la force s'il était nécessaire. Quelque fois de» » bagatelles font une vive impression sur Tesprit

Page 1