‹ Histoire de l'origine, des progrès et de la décadence des diverses factions qui ont agité la (volume 3)Chapitre 7 sur 11 · PR£FAC£. XXI · texte numérisé non relu

PR£FAC£. XXI

si le respect pour la tranquillité publique Tenir* porte toujours sur son opinicm individuelle, qu6 peut on exiger de plus? mais cette conduite^ honorable dans le citoyen, n'est pas un titre en Êaiteur du pouvoir absolu. Le citoyen a, rempli son devoir, mais l'accomplissement àa devoir ne détruit pas la bonté de Topinion.

De quoi s^agit il en effet? d'un organisation sociale où tous les pouvoirs soient juste^ ment balancés, où les droits de l'autorité ne puissent jamais empiéter sur les droits da peuple, où la loi soit la dominatrice suprême^ où la liberté publique canstarJient intacte soit la garantie de la liberté individuelle. Que Tofi appelé cet ordre de choses république ou nuvnarchie peu importe. Si c'est le nom de répub* lique que l'on choisit, la répuUique n'est âôite pas exclusive de la royauté ; si au contraire c'e^ celui de monarchie, la royauté n'est donc pas incompatible avec la république.

Pourquoi la France à telle soutifert 66 oombatta pendant vîn^ einq ans? c'étak pour arriver à un ordre de choses semblaUe»

Que veut elle encore aujoord'hiû ? c'est de ifavoir {ma vainaxient combattu. Si Yaa Bffp^^lm àm jaoolÂnismey alors toute FAhk

XXU PREFACE.

gleterre est jacobine. Mais je crains bien qu'il ne soit encore quelques personnes dont les intérêts et les préjugés soient en opposition avec ce vœu de la grande majorité du peuple français, et qui ne cherchent par une qualifia ciition odieuse à faire prendre le change sur la sagesse et la pureté de ce vœu. Cette tactique n'est pas nouvelle. Ainsi les jacobins appelaient royalistes tous les partisans d'une Hberté légale, ainsi les ultra royalistes appelent jacobins tous les français qui veulent un régime constitutioneL

Je crois avoir suffisamment démontré quel est le but que je me suis proposé en écrivant cet ouvrage. Mettre sous les yeux de l'Angleterre le tableau fidèle des excès où les factions se sont portées en France, afin qu'elle puisse discerner les français factieux des français dont l'amour de la patrie fut l'unique mobile, et rendre à chacun la justice qui lui convient ; justifier la France des reproches que les hommes mal instruits, ou les hommes prévenus, ou peut-être même les ennemis de sa tranquillité se plaisent à généraliser, en prouvant par les faits qu'ils ne doivent tomber que sur ses tyrans ; prouver enfin que si dans les

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