‹ Histoire de l'Université de Genève (volume 2)Chapitre 26 sur 82 · LES CHAIRKS HONORAIRES DE · texte numérisé non relu

LES CHAIRKS HONORAIRES DE

et ayant désigné son candidat, la Société Académique procéda successivement aux élections prévues, qui furent notifiées ofïiciellement aux intéressés, après due confirmation par la Société Économique'.

C'est ainsi qu'en trois mois l'Académie fut transformée par le doublement de ses chaires et la création de neuf enseignements nouveaux. Les délibérations, il faut le dire, furent accélérées par une circonstance qui obligeait à ne point prolonger les multiples débats que le projet avait à franchir. Le préfet d'Eymar, tombé gravement malade, était sur le point d'être remplacé et l'on ignorait si son successeur se montrerait aussi bien disposé que lui. Il fallait à tout prix se hâter et faire vite, si l'on voulait être sur de pouvoir agir en toute liberté. En pareille conjoncture, les Genevois font taire leur penchant héréditaire à l'objection et ceux qui ont quelque habitude de les conduire ne se font pas faute de faire valoir l'argument.

Le projet patronné par .Marc-Auguste Pictet auprès des autorités scolaires genevoises, c'était en somme le projet dont le Jury d'Instruction, puis la préfecture, avaient successivement et vainement poursuivi la réalisation à Paris. Les mêmes enseignements, les mêmes nominations s'y retrouvent avec cette différence que le plan est plus simple, étant adapté, non ])lus aux formes tourmentées et changeantes des Écoles supérieures de la Convention et du Directoire, mais au cadre traditionnel de l'antique École genevoise et que la dépense est nulle, toutes les chaires instituées l'étant à titre honoraire, c'est-à-dire ne comportant aucun traitement fixe.

Ce système, on le sait, avait assuré l'existence de plus d'un auditoire de l'.Vcadémie de Calvin, aux temps difficiles où l'appui du Conseil lui avait fait défaut. Il sup|iose chez les professeurs, comme chez les magistrats non rétribués des anciennes républiques, une très haute idée de leur charge, un grand dévouement à l'œuvre commune et, à défaut de ressources personnelles de quelque importance, une simplicité de vie antique. Ces choses se trouvaient encore dans la Genève savante, au lendemain de la Révoluti(jn, qui avait bouleversé la plupart des fortunes. C'est ce qui assura le

' Rcft- Soc. Ac, 17 sept., 9 oct., 5, 8. 9 ol 23 uov. 1802. I.a commission nommée piii- la Société EconomiiiUf pour examiner le projet l'ut composée des citoyens Acliard, Schmidt[nieyer| et Butin. Le citoyen Boissier leur fut adjoint, pour représenter l'Académie, et fut désigné par eux pour rapporter en leur nom. (Reg. Soc. Éc, 21 et 28 sept., 4 et 2(5 oct., 2, 9 et 29 nov., et 7 déc. 1802.)

72 l'école sous le consulat. — 1799-1803

succès d'une entreprise que, pai'toul ailleurs, on eût jugée chimérique : l'Académie développée par les Genexois eux-mêmes, mise au niveau des grandes Ecoles françaises de l'an X, sans l'intervention du gouvernement consulaire et sans autre encouragement que son estime et son inaction bienveillante.

Nous avons montré, dans le premier tome de cette histoire, comment les derniers Conseils de l'ancien régime, issus d'une réaction aristocratique, infiniment plus respectueuse des idées de Voltaire que de celles de Calvin, avaient porté un véritable coup de sape à l'enseignement théologique en supprimant, après .lacob Vernet, la chaire professorale qu'avaient jadis occupée les réformateurs et nous avons rappelé pins haut comment une nouvelle chaire du même ordre, atteinte par la vieillesse du titulaire, était restée en souffrance par suite d un singulier conflit de com|)étence entre la Société Kconomicpie naissante et la Vénérable Compagnie'. David Claparède étant mort, en 1801, il était urgent, à l'heure où l'on se préparait à recevoir le séminaire principal du protestantisme français, de pourvoir, sans plus tarder, à remplacer dans l'iu^ole le dernier émule de Vernet. Ce fut lobjet d'une des propositions de Marc-Auguste Pictet et l'élection qui en résulta, faite, selon les formes de la constitution de I7*.)(>, partons les corps intéressés, avec tontes les précautions et tous les délais de rigueur, fut celle du pasteur Jean-Louis Duby, l'un des esprits les pins fermes, l'un des prédicateurs les plus écoutés de l'Eglise genevoise-.

Une autre nomination qui n'était point faite pour déplaire au côté pastoral de l'Académie fut celle du fils de Pierre Picot, son doyen, à une chaire honoraire d Histoire et de statistique '. Le futur historien Jean Picot, alors âgé de vingt-cinq ans, avocat et fonctionnaire à la mairie, n'avait encore publié que sa thèse de fin d'études en philosophie, une thèse de physique, sur la cause de lélasticité des fluides et des solides*, et n'avait rendu à l'histoire d'autre service que de commencer le journal, encore inédit,

' Cf. I, 561, 60:!, 607, el plus haut, p. 14 s.

^ Reg. Comp., 18 nov., et Reg. Soc. Éc, 29 nov. 1802. Le registre de la Société Académique est mutilé à partir de la page où commence le procès-verbal de la séance du 23 novembre 1802.

» Reg. Soc. Ac, 5 nov., et Reg. Soc. Éc, 9 nov. 1802.

* Quelques propositions sur la cause de l'élasticité des fluides et des solides, in-8, Genève, 1795. L'autorisation de soutenir ces thèses, sous la présidence de Prévost, fut accordée le 17 juin 1795 (Reg. Dép. de lÉducation Nationale, ad diem.)

qu'on cite volontiers, quand on le peut, pour essayer de faire connaître son temps. Mais il était d'avenir, — c'est l'excuse de ses maîtres, — et prêt à se charo-er Gratuitement, dans l'auditoire de Belles lettres, d'un enseignement que le recteur Boissier avait accepté, de donner à titre provisoire, en I79S, et qu'on ne pouvait plus demander à Paul-Henri Mallet, rentré dans sa patrie après dix ans d'exil, dépouillé de tout son avoir par les événements politiques et consacrant le reste de ses forces à son édition française de Jean de Millier'. On désirait en outre faire quelque chose pour l'auditoire de Droit, réduit, depuis la Révolution, à un seulet unique professeur, et Jean Picot devait y faire un cours spécial d'histoire, à l'usage des juristes, tandis qu'un des professeurs de Belles lettres enseignerait l'éloquenie du barreau. Ces témoignages d'intérêt étant assurés aux disciplines anciennes, Marc-Auguste Pictet (it porter tout l'effort de sa diplomatie sur ce qui devait être la grande création de 1802. un ensemble d'enseignements nouveaux, si importants qu'ils allaient constituer, au sein de la vieille Académie, une véritable Facidté des sciences.

On sait (pie le noyau de cette faculté existait depuis le milieu du siècle précédent, époque de Tadjonction aux deux chaires de Philosophie et à la chaire permanente de Mathémati([ues, inaugurée, en 1724, par les leçons alternées de Calandrini et de Gabriel Cramer, des chaires temporaires de Physique expérimentale et d'Astronomie-. Mais, pendant le dernier tiers du XVIIF siècle, ia politique a usé les énergies genevoises et, taudis que la cité s'épuisait, dans la lutte des partis d'abord, dans la guerre des classes ensuite, ses gouvernants ont cessé de mettre le haut enseignement au ])remierrangde leurs préoccu|)ations. Pendant ce temps la science a marché de son pas tranquille, pouisuivi sa conquête. De 1770 à 1700, la chimie est née dans le laboratoire de Lavoisier et toute la théorie du moiule de l'expérience a été renouvelée. Le règne, plus de vingt fois séculaire, des quatre éléments primitifs, irrétluctibies, a pris (in. L'air et l'eau ont été analysés, la terre et le leu ont été reconnus et l'étude de la composition élémentaire des êtres vivants, de leur relation vraie avec le milieu où ils se développent, a commencé.

■ Cf. I, 583.

2 Cf. I, 571 s.

t'NIVEKSlTF DE GE.NÈVE. II. 1"

74 l'écoliî sous le consulat. — 1790-1803

Les savants genevois, en correspoiulanee eontiniielle avec leiiis confrères de l'élran^cr, onl lait de leur mieux pour- se tenir au eourant des grandes déeouvertes de l'école française. Ils y ont pris leur part avec les George-Louis Le Sage fils, les .lean-André De Luc, les (iliarles Honriel, les lloi'ace-Bénédict t\o Saussure el leui's élèves. .Mais, tainiis ([ii'à Paris les hautes écoles leclitiicpies se sont niultipliées dès le (h'hul de la Hévolulion, — ^ Muséum d histoire nalurelle, Conservatoire des aris el méiiers, l"]coles spéciales, — dans IWcadéniie de Genève aucune créalion duralile n'a signalé l'essor des disciplines scientifi([ues.

(] est à cond)ler' celle lacune (pie Piclet s'est donné pour lâche de tra- \aiiler, ;iussil(")l (pi il a pu lelaire avec succès. Memhre de la Société des Arts, loii(l(''e eu I77() par de Saussure, il a pris une pari si acli\c à I d'iivre de cel le société (piOii le \n\\ appelé, eu IT'JU, à la suite de son maitre, et r(''élu (diiiine lui, sa \ le durant, à la présidence. I']ii I7*.>(), il a été à sou loiir le principal huidal eiir de la savante et lalxuieuse lSoci(''lé de pli\si(pie et d histoire nalurelle. \'.n I7'''i, en pleine crise réxolut loiinaire, il a ohlenii, avec l'aide de i'rancois Homillv, de Sainl-()uis et d(> 'j'ing-rv. (|iie rii(">tel \ acani de rancieiiiie r(''sideiice de h^raiice lût alfeclé à un Miiséuin pr(''\ ii |)ar la nouvelle loi sur I édiical ioii nal lonale el , la même auiK'e, le premier gouvernement issu de la lîé\ (iliillon a lait I ac(piisilioii. pour cet ('lahlissenuMit, de sou caliinel de pli\si(pic el ^\\\ cahiiiet d liisloire naliirelh^ de Tingi-v'.

' l^i'S- Coiisoil, \^) (ici 179'i : « Ijeclur(î faile d'un rnpport pn'spiiU'' lo 8 oclol)rc :'i l;i Commis- « sioii iialioiiiilr |i:iili's ciloy(;iis François Roniilly, l'icU^t professeur, Sainl-Onrs peinlre et Tingry (1 pliarniacirii. sur- la convenance (Je conserver à îles élablisscinents relulifs aux arls el aux sciences (1 I'IkMcI di' 1 ancienne ri'sidence de l'raiicc ; vu le préavis de la f'oniniission nalionale dn 11, arrête^ n qne le dit liôlel sera appli(]U('! à 1 Usage proposé par le dil rapport, anlanl (pie ce sera sons la Il direclion ininiéiliate dn Conseil, o

8 novembre : « Le ciloyen syndic iluinberl an nom dn DéparlenienI [des arls] a exposé les coiivei( nances de l'acquisition de deux cabinets destinés pour le Muséum genevois : le premier de pliysiqne Il expérimentale, oltert par le citoyen professeur Pictel, lequel présente un assortiment d'instruments (I travaillés par les plus habiles artistes et dont il demande 15000 livres courantes, payables la Il moitié ilans un mois et l'autre moitié après qu'il aura complélé son cabinet des insirinnenis qui Il lui manquent, dans un voyage qu'il se propose de faire à l'aris. T<e second, consistant eu iiislru- II menis pour les démonstrations de chimie, csl oll'erl par le citoyen Tingry pour le même prix de Il 15000 livres, payables à de plus longs termes. — Le Conseil a nommé une commission, composée (I des citoyens Janot, Gasc et Butin, pour examiner les deux cabinets et en faire leur rapport. »

14 novembre : n Sur le rapport fait par les citoyens Janot, Gasc et Butin, chargés de l'examen du Il cabinet de physique expérimentale offert par le citoyen professeur Piclel, il a été résolu de l'acqué- II rir pour le compte de la nation aux conditions par lui proposées, savoir au prix de 15000 livres. Il dont moitié roniplaiit it nioitlé dans un mois, sous rengagement qu'il prend de compléter le dit Il rahinet des iiislrnmenls essentiels qui peuvent y manquer, o L'achat dn cabinet de Tingry fut

En 1795, sur liiiitiative de Pictet, le second Conseil administratif a tenté d organiser renseignement spécial de la physique expérimentale. 11 sest heurté à la pénurie de ses finances et à l'intransigeance des clubs |)olitiques, qui n'ont jamais voulu admettre que, les cours étant gratuits pour les étudiants, le professeur retrouvât les frais de ses expériences sur un droit d'inscription réclamé aux citoyens désireux d y assister'. Le dernier gouvernement genevois a tenté derechef, d'octobre à décembre 1797, de faire donner des cours de ce genre, lia di'i y renoncer « vu l'état de santé de .M . Pictet et autres observations "-. » Desportes avait cominencé son œuvre de ténèbres; l'annexion se préparait dans l'ombre et, ainsi que nous l'avons rappelé, il lui convenait cpielle pût être présentée aux savants et aux artistes comme la condition obligée de tout ce qu ils souhaitaient obtenir du pouvoir. Puis, la cité avant perdu son indépendance, Ihotcl de l'ancienne résidence avait servi, malgré les protestations énergiques de Pictet et de Tingry, à l'installation des autorités départcMnentalcs du l^émaii. Le Muséum genevois avait vécu.

Il est nécessaire de rappeler tons ces détails, très oubliés tic l'histoire, pour laire comprendre à quelle longue attente répondaient les créations qu on vit enfin réaliser à la fin de IS02.

Marc-Auguste Piclet se chargea d'une chaiiv honoraire i\v Phvsique expérimentale, sans alnimlonncr sa chaire ortiinaire tie Philosophie. Jja

ilc''i-iil(* |iar la (!oinniissi(Hi iialion.iK-, iiiati^i"»' le Ctmscil. qui li'ouv.i (juc « le nioinriil aciiicl n't'-tail point convenable pour uuo acr|uisition de ce genre ». mais diil auloriser le paiemciil. (A. t-.. 1«S i-t 19 uov. I79f et 9 mars 1795.)

Au mois de murs 1798, Piclet et Tingry exposèrenl. dans une prlitidu au Conseil administratif, qu'ils avaient touché, le premier la moitié, le second le tiers du prix convenu de 15000 livres, pour chacune de leurs collections. (Keg Soc. Kc, Annexes l, \>.]

Loi sur iédiiialiiin nationale et l instruction j>ul)li//ue. sanctionnée par le Conseil souverain du '}S déc. il'J'i, arl. 28 : » Il y a un muséum dans lequel on rassemble, dans tous les genres, les proie (ludions de la nature et les ouvrages de lart utiles à l'insli 'urliuii publique. » Le projet de celle loi fut arrêté par l'Assemblée nationale, le 25 février 179'i.

' Keg. Conseil, 8 déc. 1795 : « Le Département de 1 luslructlou, considérant que I élat des (Inanc< ces publiques s'oppose à la création d'une chaire de l'Iiysique expérimentale, propose et le ic Conseil autorise que M. Pictet ouvre un cours de physique expérimenlale de 50 leçons, lequel n serait payé par les assistants, savoir à raison de 1 louis pour les citoyens. 2 louis pour les (I étrangers; les étudiants y assisteraient gratis, et ceux de Philosophie seraient tenus à l'examen « de ce cours. » Le 14 décembre à la suite des motions des clubs, le Conseil décida que le cours n aurait pas lieu. [Itiid., ad diem.l

'^ Reg. Conseil, Il oct., 10 uov. et 13 déc. 1797.

76 l'kcolk sous le consulat. — 17!M)-1803

cliaiie lioiioriiii-c de Mécanique analytique, créée en I7')8 |)(Mir Frédéric Mauiice, lui tiansformée en cliaiie de Mathématiques appliquées et d'Astiononiie. La cliiniie eut trois chaires honoraires, confiées au recteur Boissier (Histoire naturelle et Cliiniie applicjuée aux arts), à Tingry (même titre, sans ohligation d'enseignement) et à Gaspard de la Rive (Chimie pharmaceutique); la botanique en eut deux, dont les titulaires furent Jean-Pierre Etienne Vaucher (Botanicpie et Physiologie végétale) et Necker-de Saussure (Démonstrations botanitpies). Une chaire honoraii-e de Minéralogie et Géologie lut attribuée à Théodore de Saussure et une autre de Zoologie à A. -P. de Candolle. Knfin une chaire honoraire d'Anatomie et de Chirurgie lut créée pour le doclcur .luritic. Cette dernière, et la chaire de Chimie pharmaceutiipic du doclcur- de la Hivc doivent être rapprochées de la chaire créée, en 17*.)*), pour Louis Odicr, el répondaient au désir, (pi'on a vu lormulé mainte fois, de constituer à Genève une école secondaiie de médecine, destinée à ser\ ir' à la lois d'i'cole |)iéparatoire aux étudiants et d'école com|)lcnicn taire; aux olliciers de santé.

Les professeurs honoraires ainsi créés étaient tenus de s'engager, selon l'ancien usage, à faire des leçons pendant huit ans. Chacun de leurs cours devait durer an moins trois mois cl le plan devait en être soumis à l'Académie. Ils prenaient rang, pour Texercite de " toutes les lonctions académi(pies ri'Iatives à la tlii'cction îles écoles, » à l'ancienneté et sans distinction de disciplines, après les professeurs de théologie et de dioit, auxquels la tradition accordait la préséance. Finalement il était spécifié avec soin (pi en cas de vacance de lune des chaires nouvelles, l'Académie, et non la Société Acatlémiipic, « pièconsiilterait » île la convenance qu'il pourrait y avoir à [xuirvoir, ou non, à cette vacance immédiatement'.

' Hi-gleineiit relatif à l'Académie. [Toxlc adopté par la .Sociôlù AcailOmiquc]

« Ij'Acadoniio do Genève considéraiil :

« Que les sriciices ont fait de Iros grands progiès depuis quelques années, et que leur iiiduenre « sur le perfcctionuement des arts utiles est tous les jours mieux reconnue :

(i Que, le corps littéraire qui, sous le titre d'Académie est chargé depuis plus de deux siècles (< de l'enseiguement des sciences naturelles dans Genève n'est plus en proportion ni avec l'étendue « que ces sciences ont acquises, ni avec la réputation de cette ville et les ressources particulières (( qu'elle olfi-e pour l'iiistruction. ni enfin avec sa situation et ses destinées politiques, depuis qu'elle « est devenue le chef-lieu d'un Département et depuis (juc la loi sur les cultes y place le séminaire « principal des ministres protestants ;

(( Que, jusqu'à ces derniers temps, il y a eu constainnicnt trois professeurs dans la faculté de (( Théologie, sans y comprendre celui aux langues orientales ; mais que, par des réductions que les

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