‹ Histoire de l'Université de Genève (volume 2)Chapitre 31 sur 82 · L ACADÉMIE IMPERIALE · texte numérisé non relu

L ACADÉMIE IMPERIALE

gion rélorméc. » Le Décret jiortatit règlement pour l'Unii'crsilà, du 17 septembre 1808, devait même ajouter qu'on en établirait encore une à Montauban et que les nominations de doyen et de professeur de théologie, dans les trois villes protestantes, seraient laites sur la proposition des présidents de leurs Consistoires.

11 est diflicile de résumer plus clairement que ne la lait M. Liard l'organisation de l'Université Impériale :

« Au sommet, le chef suprême de la corpornlion, le grand -mailre, d'un nom renouvelé de certains ordres de chevalerie, nommé par l'Empereur, révocable par l'Empereur, lui rendant compte directement, sans ministre interposé. A côté du grand-maître, un conseil, le Conseil de l'Université, nommé à temps par l'Empereur. Au grand-maître la puissance executive, l'administration générale, l'application des règlements, la nomination aux places, la délivrance des (liplùnies, la représentation de la corporation en justice, la gestion de ses biens. Au Conseil, l'avis sur les programmes, les règlements d'études et les budgets et la juridiction disciplinaire sur les membres du corps.

Dans l'Université, une et indivisible comme l'Empire, autant de (;irconscriptions que de ressorts de cours d'appel, ayant leurs sièges aux sièges mêmes des cours, circonscriptions purement administratives, qu'on dénommera Académies, d'un nom détourné de son acception consacrée. A la tête de chaque Académie, un recteur nommé à temps par le grand-maître, révocable par lui, et dépendant de lui seid. A côté du recteur, un conseil ai-adémique, pourvu d'attributions purement consultatives et disciplinaires.

Dans chaque Académie, des établissements publics et des établissements privés, tous incorporés ou rattachés à l'Université, les premiers créés et administrés, les seconds autorisés et surveillés par elle. Pour le contrôle des uns et la surveillance des autres, outre les administrations locales, des inspecteurs généraux et des inspecteurs particuliers d'Académie. Trois sortes d'établissements publics : les collèges communaux, les lycées et les facultés.

Pour lier tous ces organes en un seul corps, pour les faire concourir à une lin commune et les animer d'un même esprit, de la base au sommet, une hiérarchie continue d'emplois, de fonctions et de grades : des chefs d'institution et des maîtres de pension, relevant du grand-maître, puisque pour exercer il leur faut sa permission ; des maîtres d'études, des régents, des professeurs, des censeurs, des proviseurs, des doyens, astreints à des obligations déterminées et à des règles fixes de nomination et d'avancement : puis, suivant les fonctions, des oflîciers d'Académie, des odiciers de l'Université et des titulaires de l'Université.

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