‹ Histoire de l'Université de Genève (volume 2)Chapitre 40 sur 82 · AI. A · texte numérisé non relu

AI. A

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poursuit |>ciulaut les années de Belles-lettres'. Cet enseignennent a son couronnement dans les leçons de mathématiques pures et appliquées de Lluiillier et de Schaub.

Les cours de sciences naturelles, qui ne sont pas obligatoires pour tous les étudiants, sont donnés comme les autres dans la chapelle des Macchabées, dont on a réparé et redistribué les auditoires en 1802 et en 1810. Mais ils souffrent du défaut de locaux apprppriés aux démonstrations et aux travaux pratiques-.

Cette insuffisance de locaux, compliquée de l'absence complète de tout budget affecté aux honoraires des professeurs, qu'on a vu titularisés par la loi sans contrepartie, est fatale à la régularité de l'enseignement. Et le o-rand effort du recteur Boissier iiour arriver à la construction d'un Musée, dans lequel des salles de cours et des laboratoires seront réservés aux chaires de sciences naturelles, s'explique par cette considération, aussi bien que par son désir de loger les collections dont il a fait hommage à l'Académie. Dès 1810, il s'adresse au maire, Guillaume Maurice, lequel lui sucirère de demander le bâtiment de l'arsenal, en face de l'Hôtel de ville, " qui n'est occupé que par quelques vieilles armes, des cuirasses et quel-

' A partir île 1798. un rniirs d'élémcnls do niatlii'niali<|iios. proliminairp m celui de l'Auditoire de pliilosophie, a été donné aux étudiants de l:i seconde année de Belles-lettres par un professeur spécial. (Voir [Frédéric Maniice]. Cnnsidéiations sur cerlaines pallies dfi l'enseignement puhtic. in-'j, Genève, 1818, p. 10.) La réorganisation de l'enseignement des mathématiques au Collège et à l'Académie, prévue par l'article 7 du statut [cf. plus haut, p. 110| date de 1809. Le registre de la Société Économique nous a rouscrvé le plan de cette réforme avec le procès-verbal de la séance du 21 février 1809 : « M. Boissier a In un pré.wis de la Société Académique qui a pour but d'introduire n l'étude des mathématiques au Collège, conformément à ce qui est statué par le Règlement sur les <i Lycées, et d'organiser dilléremment celte étude dans les Anditoiies de Belles-lettres et de Philo- « Sophie; il y aurait, pour le Collège, un maître qui donnerait aux écoliers de II1=, trois heures « par semaine d'Arithmétique simple, et trois heures par semaine, aux deux volées de lie et de l' (( réunies, d'Algèbre jusqu'aux équations du 2= degré et de Géométrie plane; ce maître aurait un « salaire de 25 louis; un membre de l'Académie donnerait deux heures par semaine aux deux volées (I de Belles-lettres et recevrait un salaire de 25 louis; les étudiants feront trois ans de Belles-lettres, « et le professeur ordinaire donnerait à la troisième volée le nombre d'heures qu'il donne actuelle- « ment; de cette manière 1 étude des mathématiques serait progressive et plus complète qu'elle ne « l'a été jusqu à présent. — Dont opiné, la Société Economique a renvoyé la discussion sur ce u préavis à la séance suivante, et a arrêté que le préavis de la Société Académique sera copié sur « le registre des pièces. « 28 février : n L'on a repris la discussion sur le projet de l'Académie, « concernant l'inlroduetion des mathématiques au Collège et, après en avoir opiné, l'on a arrêté « d'approuver le projet, pour être exécuté lorsque le statut qui érige l'Académie de Genève en (( Académie Impériale aura été communiqué ofhciellement. » L'autorisation d'exécuter l'arrêté sur l'introduction des mathématiques au Collège fut donnée à l'Académie le 29 août. fl. c. ad diem.l

2 Reg. Soc. Le, 20 mai 1802 (30 floréal an X| et 26 juin 1810.

176 l'académie impériale. — 1804-1814

« ques centaines de fusils. Il est vaste, à portée de tout et sous les yeux de « la police. Il pourrait être mis en état sans beaucoup de frais. » Ce bâtiment dépend du ministère de la guerre. Sur l'intervention de Fontanes, le comte de Montalivet, ministre de l'Intérieur veut bien en faire la demande à son collègue. Mais les bureaux de la guerre ne sont point portés aux concessions à la toge. Ils n'examinent même pas la question et, comme on s'est servi du mot impropre de « salle d'armes », au lieu de salle des armures, qui eût convenu poui- désigner le local demandé, ils répondent sans sourciller, sous la signature de (llarke, dm- de Feltre, et d'un ton (jui n'admet aucune ré|ilique, que les besoins du service ne « permettent pas de renoncer à l'usage d'une salle d'armes saine, commode et bien située. »

En IHII, Boissier obtient une subvention de mille écus du Conseil municipal et il demantle le bâtiment du Consistoire, dont les séances pourraient avoir lieu, comme les cours de théologie, à Saint-Pierre. Il se heurte, quant au bâtiment, au iioti possiimus de la Société liconomique et, quant à la subvention municipale, au veto de l'Empereur, dûment formulé dans le décret fixant les dépenses de la ville de Genève poui* ISI2. On sait enfin l'insuccès de sa tentative dernièi'e, auprès de 1 impératrice .Joséphine^.

' Cf . plus liaiil. p. 12'i. — Arcli. XnL /'" li'i'S'i. liasse coléc Aradrmii' de Genève ISlO 4" If'lll, Cuinptiiliililé : IjPlIros do Maurice à Boissier (16 mars 1810|. de Boissier à Foulanes (19 mars|. de Moiilalivel il I'"i)nlaiies ( 16 juin) l'I de Koiilanes à Boissier |7 juillel). — Boissier à Font ânes, Il avril 181 ! : « Mouseif^neur, j'ai llionueiir d informer \ olre Exrelleure que le Conseil municipal de Genève vient <( de voler, à ma demande, la somme de Irois mille francs à payer annuellemeni pour le loyer d'un « local supplémentaire aux établissements de lAcadémie. Avec ce secours je compte pouvoir pro- »( curer à l'Académie un assez vaste laboratoire de (diimio et deux grandes salles, dont liine sei'a (t corisaci'ce au placement du Musé'e, et je pourrai faire ouvi'ir divers cours qui ont été suspendus « jusqu'à présent, faute d'un local convenable. Je n'ai pas osé demander davantage pour le moment « au ('(mseil municipal, aui|uel le gonvei-nement vient d'imposer de nouvelles charges relatives au n dépôt de mendicité, à la paye du piéfel, etc , elc. Mais j'ai un plan tout formé d'une exécution n facile, surtout si S. M. llimperenr daigne nous donner quelques marques de son auguste bienveil- <i lance, et qui procurerait un précieux con)plémeiit à nos établissements d instruction. J ai cru, Mon- « seigneur, (b'voir donner ces informations à Votre Ij^xcellence, ayant appris de M. le conseiller Piclet « que le Conseil de ILiiiveisité s'occupait actuellement de l'Académie de Genève. Monseigneur. « cette Académie va avoir un local pour des cours et pour un Musée, mais elle aurait besoin de quel- « ques fonds, comme on dit pour se mettre en ménage, c'est-à-dire pour monter son laboratoire, « faire construire les buffets qui doivent renfermer les objets d'histoire naturelle, elc. Le décret im- « périal du 17 mars 1808, titre xviii. p. 1119, alloue une somme pour I entretien annuel des Facultés; « celles de Genève ne pourraient-elles point prétendre à jouir tle ce bienlail ;' Que Votre Excellence « me permette de les recommander à la conlinnation de sa pr'écieuse bienveillance. — Je la prie « d'agréer avec bouté l'expression de ma considéralion distinguée et de mon respectueux dévoue- 0 ment. » Cf., lieg. Soc, Éc, 2 et oO avril 1811. (Juinette. conseiller d'Etat, directeur général de la

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