‹ Histoire de l'Université de GenèveChapitre 108 sur 213 · T H K O DO RE DE ME Z K · texte numérisé non relu

T H K O DO RE DE ME Z K

et qui dépendaitdu cloître de Saint-Pierre. Le Conseil, soupçonnant peut-être l’usage qu i I en voulait faire, refusa de le lui louer L’avertissement ne fut pas compris, ou fut dédaigné; car les leçons particulières continuèrent., déplus en plus absorbantes, el le cours public en souffrit, au point de motiver, en I ô8/i, l’algarade qu’on voit poindre dans la délibération suivante de Messieurs :

« Sr Julius Pu ci us. Estant proposé qu’on entend que ledit Pacius ne continue à lire et qu’il y a longtemps qu’il n’a leu, a esté arresté qu’on l’en advertisse à ce (pi’il face son debvoir2. »

1 1 est probable que celle aventure indisposa si fort le savant vicentin qu i I en conçut du ressentiment et le désir de. changer d air. Lin de ses élèves était parent de .1 us t R eu ber, chancelier de l’électeur palatin. M is au courant de la situation. le duc.) ean Casimir, ad min istrateu r-régent des Etats de son neveu Frédéric IV, s'empressa d olf rir u ne chaire à Paci us en son université d’1 leidelberg*.

« Jules Pacius. Sur les lettres de M1 le duc Casimir, par lesquelles il prie permettre ledit Pacius de l’aller trouver pour servir à l’Université d’Eildeberg. A esté arresté, d’autant qu’en l’oultroiant on destituera l escole et qu il est homme docte, qu'on le retienne et (pi on s’en escusera vers Monsieur Casimir3. »

« Monsieur Casimir » eût peut-être accepté l’excuse. Pacius ne l’accepta pas. Il demanda et o ht i ni son congé pour la fin de l’année scolaire. Nous le verrons reven i r et professer de nouveau à l’Académie. Pour l’heure, il fut remplacé par I )enisGodcfroy, quelquetemps son collègue, puis tour à tour, parle jeu des circonstances, son successeur et son prédécesseur dans la chaire d Hotmail.

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