T H E O D O R K DE B E /, E
montrer aux ministres qu'il savait tou jours son Aristote en mettant sous leurs yeux une traduction, avec un commentaire, des huit livres de la Sensation et une autre des trois livres de l’Ame, publications qu'il venait d’envoyer à la foire de Francfort1. On se contenta de cet hommage à l’oracle de l’école. Et d faut croire que le cours de logique ne parut pas trop révolutionnaire puisque aucune protestation ne nous est parvenue.
Dans sa chaire de droit, Pacius inaugura scs leçons par une conférence sur la méthode juridique. Il défendit Justinien et ses collaborateurs contre les « calomnies» des clonellistes, qui les accusaient d'avoir compilé sans critique et sans ordre2.
Ce lut .Jacques Lect qui paya le succès de son collègue. Le '■] août 1596, sa chaire était supprimée par mesure d économie. Il n’en eut pas de rancune. Car, le 10 janvier 1597, comme Pacius a reçu des offres d’ailleurs et projette de quitterde nouveau Genève, s il ne peut obtenir une augmentation detraitement, Lect écrit tristement à Casaubon : « Notre Pacius menace aussi de s’en « aller, je crains qu'il ne menace sans succès et qu il n’en résulte une perte « grave pour la ville qui lui refuse I augmentation qu'il désire si fort. » Et, le mois d’après, le savant vicentin ayant accepté l’offre d’une situation brillante à Aimes : « Pacius s en va, — dit-il, — et notre école de droit périt. Les « Nimois lui promettent la direction de leur académie et mille livres d ho- « Horaires, comme professeurde philosophie, outre le transport de son mobile lier qui est à Sedan3.»
« rest dernier fait pour ses gages, [il] ne s’en contente poinct, ayant remercié Messieurs*, a esté arresté « que, suyvant le premier arrest, il ayt de gage XV cens florins et 20 coupes de bled, en faisant pour luy " quatre leçons parsepmaine en droit et deux leçons en logique, suyvant scsolfres.» [Ibid.. 7 mai 1596.)
* C est-a-dire : demandé son congé.
1 il'jvç fvtsixiriï àiqsoàerswç Aristotelis.. . Naturalis auscultât ionis libri octo.Jul. Pacius
a Benga cuiii (Irxcis tain excusis </uam scriptis codicibus accurate contulit. butina interpretatione auxit, et eommentariis analyticis illustravit : in-8, Francfort. 1596. (Bibl. Nat., P 9450.1
ApiUTorcXou; mpi |3t]3/Ua Tpta. Aristotelis de anima libri très. Grxce et Latine Julio Pacio a
Benga interprète : in-8, Francfort, 1596. (Br. M., 519. li. 2. — Bibl. Nat., R. 9452 et 12817.1 Réédité en 1611 et 1621.
F. n 1584 , Pacius avait publié, à M orges, un commentaire célèbre de l’Organon : ’ A cnczoï D.ovç ôpya wj. .Aristotelis Stagiritæ Peripateticorum principis Organuin. hoc est libri omnes ad Logicani pertinentes (‘ rxce et Latine. Julius Pacius recensait : in-4. Morges, — Guillaume de Leymarie, — 1584. (Br. M . 8460. h 14, — Bibl. Nat.. R 1686 et 1627.) Rééditions en 1592, 1597. 1598. 1605. 1622. 1881, etc 1 ' oir 1 épi ire dédicatoire à Jacques Lect du De Juris Methodo : in-8. Spire. 1597. (Br. M. , 6006. a 18. ) s « Minalur et abitum Pacius nosler. Vereor ut ne efficaciter, nec sine gravi damno urbis auctarium « ipiod insigne sane desideral deprecantis. » (Br. M., Burney mss. 365, fol. 52.)
« L lia ni a bit Pacius no s ter et intercidit S c ho la civilis. Nemausenses jus Academiæ administrandæ et