JACQUES LE CT
Le départ de Pacius pour Nîmes, eu 1597, laissa l’école de droit réduite au seul institu taire. Quelqu’un proposa à Messieurs de rappeler Denis Godefroy en lui offrant la situation avantageuse qu’on avait faite au Vicentin. Le parti de l’économie arrêta l’offre au passage1. Et il semble que la Compagnie n’en fut point marrie. Elle ne se regardait pas comme engagée à faire aucune démarche pour faire cesser cet état de choses et Lect, qui allait, être revêtu de fonctions judiciaires absorbantes, ne paraît pas avoir voulu en prendre lui-même l’initiative. Heureusement Théodore de Bèze était encore là. Tout vieux et tout cassé qu'il était, il reprit en main la cause de l’enseignement qu’il avait eu tant de peine à créer et qu’il n’entendait point voir finir de la sorte. Il intervint auprès de ses collègues, comme auprès de Messieurs. La Compagnie, dont la majorité, travaillée par La Paye, subissait évidemment l inlluence de ce dernier, se montra décidée à ne rien faire, sinon pour l’enseignement du droit, du moins pour Jacques Lect. On en trouve l’écho dans cette note de son secrétaire, à la lin du compte rendu de la séance du 12 octobre 1599 :
«Que quant à la profession du droit, si nions1' Sarrazin vouloit y faire quelque chose et Messieurs le trouvoient bon, nous en serions bien contents. Mais (pie nous ne pouvons nous en mesler davantage pour beaucoup de causes2.»
Jean Sarrasin, élèvedeLect, avait soutenu des thèses de droitcivil quelques années auparavant et, avant de devenir le magistrat distingué qu’il fut, avait peut-être songé à se vouer à l’enseignement3. Sa personnalité, moins en vue, était manifestement plus acceptable à I autorité ecclésiastique que celle de son maître, le défenseur acharné des prérogatives du Conseil. Mais Bèze ne se laisse pas arrêter par la tiédeur des ministres. Il s’employe activement auprès de Messieurs, appelant dans sa maison le premier syndic, De la Rive, afin de « lui représenter l’utilité et honeur pour le public qui revient de « la profession endroict, par laquelle plusieurs seigneurs et aultres sont atti-
1 « Sp. Denis Godefroy. Estant mis en deliberation si on appellera icy M1' Godefroy pour servir de « professeur en droit soubz les gages ordonnés cy devant au sr Pactius. A esté arresté qu’on sursoye « d’y adviser jusques à autre commodité. » (Reg. Conseil, 6 sept. 1597.)
2 Reg. Comp., ad dieni.
3 Theses de successione légitima seu de hereditatibus quæ ah intestato deferuntur : quas. Deo opt. max. favenle. Præside clarissimo et consultissimo vivo. D. Jacobo Lectio. J C. et in celehri Genevensium scliola Antecessore, proponit examinandas Joannes Saracenus Généras: in-4, [Genève], — Antoine Blanc, — 1595. ( B i b 1 . de Genève, De. 582.)
THEODORE DE BEZE
« rez à envoyer ici leurs enfants, lesquels sont aul tant d’amis en toutes oeca- « sions » La Compagnie était si montée qu el le n hésita pas devant un désaveu formel et l’on trouve bientôt, dans le registre de ses délibérations, cette résolution caractéristique, dirigée à la fois contre le fondateur de l école de droit et contre son ami, le seigneur lieutenant, qu’on estime trop absorbé parles devoi rs de sa charge pour pou voir gagner honnêtement des gages de professeur :
« Ad visé que d’autant qu’on entend que Messieurs pensent à redresser leseole du droiet à l’exhortation de monsieur de Bèze. Et qu’ils peuvent prendre cela comme si la Compagnie le désiroit, nions' Perrot parlera à Mr le syndique de la Rive pour luy faire entendre que la Compagnie ne s’en mesle non plus maintenant qu’elle a fait précédemment. Et que c’est pour la profession de Théologie qu elle s’emploieroit et prieroit Messieurs premièrement et principalement. Que si Messieurs trouvent bon de redresser ladicte profession du Droiet la Compagnie ne le voudroit empescher, mesmes ne le trouve mauvais. Il n’y sauroit icy avoir trop de bien. Bien Messieurs debvroyenten ce cas adviser que le nombre des leçons des professeurs soit tel que Messieurs employent bien les gages qu’ils baillent et que les estudians aient de quoy suffisamment s’exercer et profiter. A quoy l’exemple des professeurs qui sont en meilleures universités leur peut servir et regler2. »
Quelques jours plus tard Bèze, présentant à la Seigneurie ses souhaits pour la nouvelle année et pour un nouveau siècle, formulait le vœu qui lui tenait au cœur et enfin, grâce à 1 émulation salutaire des deux écoles de Genève et de Lausanne, il le voyait réalisé.
Ie1' janvier 1600. « Sp. Théodore de Bèze est comparu céans, nonobstant son indisposition, pour congratuler la Seigneurie du nouvel an et nouveau siecle et les exhorter à continuer au zèle de la gloire de Dieu, remonstrant d’abondant ([lie la profession de la jurisprudence est très necessaire et profitable à la ville et que le sr Lect qui a heureusement servi cy devant pourroit encores continuer au grand avantage et honneur de l’Estat. Arresté sur ce point qu’on y advise en plus grande Compagnie et au reste qu’on envoyé pour estreines audit s1' de Bèze un demi char de vin Salvagnin, dont Mr le syndic Fabri aura charge. »
15 janvier. « Profession en droit. N[oble] Jaques Lect. Monsieur le premier syndique a remonstré comme, pour le profit public et suyvant l’exemple de Messieurs de Berne, qui veulent establir une profession en droiet en leur ville de
1 Reg. Conseil, 25 décembre 1599.
2 Reg. Comp., 28 décembre 1599.
JACQUES LECT
Lausanne, il seroit à desirer qu’on restablit en ce college ladite profession, en continuant noble Jaques Lect cy devant professeur. A esté arresté que ledit s1' Lect soitrestabli professeur en droit et qu’il commence quand il voudra, à la charge qu’il fera trois leçons par sepmaine soubz les gages de 800 florins par an et le blé aceoustumé, qui commenceront seulement en apvril prochain, et ne prendra point île louage de maison b »
Nommé syndic, pour la seconde fois, en 1601, Lect eut trop d’affaires sur les bras pour continuer son cours pendant cette magistrature et renseignement du droit fut de nouveau suspendu quelque temps pour être rétabli cependant, cette fois, semble-t-il, sur u ne base plus solide, au printemps de 1602 2. Syndic derechef en 1605 et en 1609, Lect n’abandonna point pour cela la chaire qui lui avait été rendue; il s’abstint seulement de cumuler son traitementde professeur avec celui de premier magistrat de la cité3. Comme cette chaire ne lui donnait pas l’entrée de la Compagnie, il n’y avait pas de raison pour qu’elle fût incompatible, ainsi qu’elle le devint au siècle suivant, avec le siège qu’il occupait dans le Conseil . On a vu qu’il en faisait, à certaines occasions, une tribune d’où son éloquence, nourrie aux leçons des maîtres du Portique et des Pères de l’Eglise, retentissait au loin. Son dernier dis-
1 Reg. Conseil, 2 el 15 janvier 1600.
2 Reg. Conseil, 29 mars 1602 : « Profession en droit. Monsieur Lect ayant requis verbalement estrc « réintégré en la profession du droit, en laquelle il estoil avant sa constitution derniere au syndicat, « attendu qu’il n’a autre occupation et que ce sera le profit de la ville. A esté arresté, attendu la n circonstance du temps, qu’on suspende d’y prouveoir jusques à quelque temps plus paisible. »
5 avril : « N[oble\ Jaques Lect ayant requis nonobstant la circonstance du temps estrc réintégré en sa « charge de professeur en droit... A esté arresté, qu’au cas qu’il n’y ayt aucun trouble de guerre à ce « prochain mois de may, qu’il commence sa profession soubz ses procédons gages. »
Reg. Comp. , 9 avril 1602 : «Sur ce que Messieurs auroyent parlé à quelques ungs de la Compagnie « touchant de restaurer la profession enliere du droict. A esté dit que nul en particulier ne doibt leur « respondre de ces choses. Mais que s’ilz en parlent à la Compagnie elle leur pourra respondre selon « ce qu’ilz proposeront. »
Ibid., 16 avril : «Ne passa rien en la Compagnie. Le Dimanche suivant on s assembla chez M1' de « Bèze. Sur ce que monsieur Lect, qui ce jour là avait a (figé pour recommencer la profession du droict, « eust trouvé bon que la Compagnie oust recominendé ceste profession à Messieurs et leur remonslrasl « que ce ne seroit chose à faire, ni à approuver, qu’ils donnassent congé à qui les avoit servis 18 ans « en ceste profession là avec quelque tesmoignage, sans occasion ni object. lit que ce seroit ancore « luy faire plus de tort et à son honneur d’en mettre un aullre en sa place. »
« La Compagnie n’a trouvé bon qu’on parle en son nom en general ni de l’un ni de l’aultre poinct, « comme jusques icy nous ne nous sommes point meslez de ceste estude là el recommenderions plus- « iost la Théologie, que chascun des frères en particulier, se trouvant près de Messieurs, leur pourroit « faire entendre, s’il escheoit, qu’on ne pourroit approuver qu’ils donnassent le congé que dessus s'ilz « avoyent pensé de ce faire. Mais que, ne l’estimant pas, c’est pourquoi la Compagnie ne s’en est pas da- « vantage empesehée. »
3 Reg. Conseil, 7 uov. 1609.
THEODORE DE BEZE
cours académique, prononcé au commencement de l'année 161 I, fut l’éloge funèbre du grand roi qui s’était toujours montré, pour autant que son métier de prince le lui permettait, l’ami fidèle de la cité et dont la cité, à bien des égards, avait été, aux jours mauvais, l’appui providentiel . Un duc et pair, bien placé pour savoir et pour parler, n’avait-il pas dit à Sa Majesté en plein Conseil d'Etat : « Après Dieu, la petite Genève est cause que le roy a la couronne sur la teste 6> ? L’éloge d'Henri I V prononcé à I A uditoire de droit, en présence de Messieurs, fut imprimé par Jean de Tournes et envoyé, à Paris, à Anjorrant, député de la République auprès de la Cour de France 2.
Jacques Lect était encore dans la force de Page, et à l’apogée de sa brillante carrière, lorsque la mort le surprit soudain, pendant l’été de cette même année 1611. Lechirurgien de l’Hôpital, Simon Tulle, chargé de tenir le registre îles décès survenus en la ville, consacre cette note au deuil inattendu qui vient tle frapper la République :
25 août 161 I. « Noble Jaques Lect, srconseiller et docteur ès droits, citoyen, « aagé de 55 ans, mort par une lievre ardente et continue avec' la dissenterie, « en sa maison, près la maison de ville, sur une heure du soir aujourd’hui. — « Quanta Reipub/icæ jactura in lanti viri obitu 3. »
Le grand citoyen que Genève perdait de la sorte avait été de fait, dès les dernières années de la vie de Rèze, son successeur à la tête de la cité. L’action poli tique de Lect s’est exercée tout ent ière, sinon absolu ment dans le sens de l extension des droits de l’Etat sur 1 Eglise, du moins contre ceux qui prétendaient se servir de la puissance ecclésiastique dans un but intéressé. Et cependant, contraste curieux, en théologie, c’était un calviniste autoritaire, de l’école de ceux que nous avons appelé les jeunes, par opposition aux vétérans delà Réforme que groupait autour de lui le vieux pasteur et professeur Charles Perrot. Il allait si loin dans sa défiance de 1 hétérodoxie que, lorsque Perrot mourut, craignant pour l’Etat quelque succès posthume des opinions i réniques du défunt, il lit sceller sa bibliothèque, confisquer ses manuscrits, et même engagea le Conseil à en faire brûler plusieurs. C'est
1 Rapport du conseiller Jean Savyon sur sa mission auprès du maréchal de Biron. (Reg. Conseil, 10 sept. 1600.)
2 ./. Lectii J. C Pro Enico IV. cui magno cognomentum éirtrày toç ioyo; ; in-4, [Genève], — Jean de Tournes, — 1611. (Bibl. de Berne, Y. 27.) Cf. Reg. Conseil, 19 février 1611.
s Livre des Morts, XXIV, fol. 94.
JACQUES LECT
ainsi qu’il en usait avec les sorcières qui se mêlaient de brouiller les idées à ses paysans, dans sa terre de Bourdigny. Ce jurisconsulte humaniste avait encore des ignorances de baron féodal.
Comme nous l’avons dit, Lect ne lit jamais partie de la Compagnie, en laquelle les chaires de droit ne donnèrent séance cpie beaucoup plus tard. C’était sans doute à regret , car, en 1603, nous le voyons offrir de faire deux leçons par semaine en humanités « si la Compagnie le trouve bon. » Il avait déjà donné un cours de ce genre en 1587, pendant qu’on s’évertuait à trouver, parmi les ministres, un successeur à Pierre Gale/.. La Compagnie, ayant eu « des raisons pour ne pas se mesler davantage de ceci, » lui fait répondre « (pie s il lui plaist de donner cela à l’Escole en sorte qu’il ne face concur- « rence ny préjudice aux leçons ordinaires, elle ne trouvera poinct mauvais « cpt il en face l essay L » Lect comprit sans doute qu'on était décidé à ne pas lui permettre de franchir la porte du sanctuaire, en passant par une chaire de lettres. Il n insista pas. Mais il n’en fit que mieux sentir à l’Eglise tout le poids de l’autorité qui lui appartenait dans le Conseil.
Le professeur Cellérier, le premier qui ait attiré 1 attention sur cette figure si pleine de caractère, fait de Lect le « créateur de l’Ecole de droit. » Si ce titre, comme on l’a vu, appartient à d’autres, il n’en est cependant pas moins un de ceux qui ont assez mérité, non seulement de la science et des études juridiques, mais aussi des lettres genevoises, pour être mis au premier rang, parmi les pères de l'ancienne Académie. En mars 1597, Casaubon, qui avait appris la démission de Pacius et qui, mieux que personne, pouvait juger des tristes conséquences de ce nouveau départ, écrivit à Jacques Lect, élu syndic pour la première lois : « J’attends avec anxiété « des nouvelles de nos muscs affligées et de ce qui va être fait pour « elles sous ta magistrature. Car si, toi-mème étant consul, elles ne <( relèvent la tête, elles resteront frappées pour toujours A » En 1603 et 1604, nous le savons et par sa correspondance inédite et par les registres d’Etat, Lect fit tout ce qui dépendait de lui pour rappeler à Genève les deux hommes (fin avaient fait, et pouvaient faire encore, si grand honneur à I Ecole, scs deux amis, Casaubon et Denis Godefroy. En même temps, il soutenait contre
1 Reg. Comp., 30 sept. 1603.
2 /. Casauboni Epistolæ, Ep. 28.
THEODORE DE B E Z E
La Paye la lutte qu’on a vue, pour donner à Bèze un successeur digne de lui. Ce n’est point sa faute s’il échoua
La Paye ne pouvait avoir aucune objection au rappel du philologue et du jurisconsulte. Au contraire, il lui importait que le souci de Messieurs se portât sur les chaires qu ils pouvaient occuper plutôt que sur cette « eschole de Théologie» qu’il avait l'audace, le 23 novembre 1604, de faire déclarer « grâces à Dieu, et pour le présent assez bien pourveue. » Lorsque la question des démarches à tenter auprès de Casaubon fut portée devant la Com-
1 « Pestis scholæ et studiorum reliquiæ islæ [Allobrogum insidiæ] turbarunl et absque bis foret, « pulo, Golhofredum haberemus. Tamen quia, ut ad me scribit ipse, a Biturigensibus flagitatus erit « nostro Seuatui addendum extra calcar, si forte ut maguis animis dignum obluclabitur publicis malis. « Et erit unquam ilia dies quæ triumviratum, ut loqueris, noslrum instaurabit. » (Lettre à Casaubon, datée du 14 octobre 1603. — Br. M., Burney mss. 365, fol. 67.)
Reg. Conseil, 17 oct 1603: « S[pectable ] Denis Godefroy . Mr Goulard, ministre, a rapporté à Mr le a premier syndique que ledit spectable Godefroy, qui est à Strasbourg, desire sçavoir si on voudra « qu’il vienne faire la profession du droit en cesle ville. À esté arresté que Mr Lect luy escrive que, s’il « se peut contenter de la pension ordonnée aux professeurs d’ici, il sera le bienvenu. » Cf. Reg. Conseil, Ie1- août 1603.
Lect à Casaubon, 8 février 1604 : « Quolies cerlior aliqua ad te scribendi facilitas datur, arripere « mos milii est , vir clarissime. Talis ea quæ per ipsum Gothofredi nostri lilium, tali pâtre dignissimum, « sub manu est : qui dum plus octo dies nobiscum degit missu patris et cum Senatu nostro agit, quid « tandem eftectum sit, per ipsummet inlelligis. Scio accèdes gaudio meo et, si parce! Deus patriæ huic « nostræ, scholam sperabis florentiorem. Florent issimam non prius nominabo, quam te quoque velut n postliminio recipiamus. Momenta temporum uovil 1 1 le et quid expédiât omnibus bonis. Ego intérim, « dum collega i 11 e nosler expectatur et studiorum juris civilis numerus major, qui superiore bello im- « minutus nimis, in Senecâ de Clemenlia fui ante * nunc in liti tranquillo conventu quidein, dum « versor in his talibus, sat frequente. » (Br. M., Burney mss. 365, fol. 68.)
Au même, 5 décembre 1604 : « Præstantiæ tuæ ad nos redilum quantopere cupiamus, vir clarissime, « ex nuperis meis intellexisti. Secutæ sunl D. Pinaldi literæ lum Synedrii uomine tum Seuatus: ad quas « responsionem tuam expectamus. » [Ibid., fol. 71.)
— Les lettres inédites de Jacques Lect à Isa ac Casaubon, conservées actuellement au Brilish Muséum , proviennent de la bibliothèque de Méric Casaubon, le (ils du grand helléniste. —
* i* Le mercredi 19 [octobre], Mr Lect commença en l’Auditoire de droict le livre de Seneque De cLcmcntia. » [Reg. Comp-, 21 oct. 1603.)
Reg. Conseil , 19 octobre 1604 : « Conseil des Deux- Cents. — Sur le resta blissement de l' Eschole. Ont « esté commis les srs Lect et Sarrazin pour conférer et adviser des moyens avec nos pasteurs pour ledit « restablissement. »
Reg. Comp., 9 novembre 1604 : <i Pour autant qu’il a été signifié à Mr Pinaull et Mr Goularl qu ilz « eussent à se trouver aujourd’huy au logis de Mr Lect : lequel , ayant pour adjoint M1' Sarrasin, a charge K de Messieurs des Deux-Cents de communicquer avec les susnommez des moyens et expédients de ci pourveoir à l Escole, tant pour avoir des professeurs en Théologie appelez de dehors, que pour les « aultres professions, a esté dict que les députez de la Compagnie orront les susdicls seigneurs pour « en faire leur rapport à la Compagnie. »
Ibid.. 12 novembre : « Le lundi 12e, la Compagnie s estant assemblée après la leçon de Théologie, « monsr Pinaull a faict son rapport de la commission à luy donnée, ensemble avec nions1' Goulart, « le vendredi precedent, pour communicquer avec les seigneurs Lect et Sarrasin, députez de Mes- « sieurs, touchant 1 Escole et les moyens de l’advancer. El pour autant que les susdits seigneurs ont « spécialement tenu propos touchant nions1- Casaubon, personnage qui aultresfois a conversé parmi « nous avec un très bon lesmoignage, tant de son érudition et sçavoir, que de sa pieté conjoincle