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la puissante Mépul»lique de Venise, était, cela va sans dire, le pins ( (1111111 des professeurs genevois. A partir de 1608, il avait été souvent en mission, officielle ou officieuse, à l’étranger. Occupéd’abord à Venise, où il avait nouédes relations int imes avec Fra Paolo Sarpi et le P. Fulgentio et où il tenta de fonder de concert avec l’ambassadeur d Angleterre, sir Francis Wotton, une communauté réformée, il avait été envoyé ensuiteen France solliciter l’appui delà régente, Marie de Médicis, contre le duc de Savoie et réunir des subsides. A la suite de cette mission, il était devenu quelque chose comme un nonce ecclésiastique, constamment absorbé soit par les relations de Genève et des Fglises I ra neai ses, soit même parles affaires intérieures de celles-ci . fin outre, voyant le succès de sa version italienne delà Bible, -non la première, comme on le croit généralement, mais la seule répandue, — il avait entrepris une nouvelle traduction des Ecritures en langue française.
Comme Mélanchthon et comme Bèze, il recevait à sa table un assez grand nombre de pensionnaires. Sa maison eut plus d’un hôte célèbre, ou destiné à le devenir. M illon, qui s’arrêta quelque temps à Genève, à son retour d Italie, pendant I été de 1 639, se plaît à rapporter, dans le narré de son voyage, qu i I se t rouvait chaque jour en la société du très docte professeur de théologie h On peut en conclure qu il s’en fut souvent chez l’oncle de son ami et camarade d études d Oxford, Charles Diodati . Il n en faut pas inférer toutefois, avec son savant biographe, le professeur David Masson, (pie le futur auteur du Paradis perdu habita, ou fréquenta, la | o I i e maison de campagne de Colognv que le séjou r de Byron devait illustrer plus tard'. La « villa Diodati , » où lurent composés, comme on sait, quelques-uns des plus beaux vers de Childe-Harold, appartient en effet aujourd’hu i au chef de la fa mi Ile. Mais elle 11e doit point son nom au théologien (pie pratiquait Milton et n’a nullement fait partie de sa succession . La maison gracieuse qui s’avance sur le coteau, du coté du lac, et qu’habita lord Byron, date du siècle dernier.
Tandis que Diodati était surtout connu à I étranger par ses traductions, celle des Ecrit, lires en sa langue maternelle, puis plus tard en français, celle des psaumes « en rime italienne » et ensuite en vers français, celle de I Histoire du
1 d (ienoviv cuin Jonnne Diodnto, I licologiie professore doctissimo, quoi idinnus vorsnbnr. » i Defeusio speundn pro populo nnglicnno. i
2 l'Iir hjr of Joint Milton: nom. i ■ < I . . Londres. I 88 I , vol. !. S1J2 s
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LA CORPORATION DES PROPOSANTS
Concile de Trente de Fra Paolo Sarpi, etc., ThéodoreTronchin et Bénédiet Turretti ni se distinguèrent particulièrement dans l’apologétique et la controverse. L’un et l’autre furent successivement chargés de répondre au fameux livredu jésuite Pierre Cotton, intitulé Genève plagiaire ç t dans lequel l’ancien confesseur d’Henri IV, devenu le directeur spiri tuel de Louis XIII, attaquait la fidélité des Bibles publiées par lespasteursetprofesseursgenevois. I lslefirent longuement, victorieusemen t, mais avec la véhémence qu’on se permettait à l'époq ue en ces sortesd’écrits. Et cette occupation était peu faite pour leur i nspirerdes sentiments de tolérance. La Genève qu’ils défendaient devait rester immobile, devait être de pierre, comme ses tours, ou péri r. C’était la eon vict ion qu i était passée en eux, dès leur enfance, et qu ils travaillèrent, toute leur vie, à mai ntenir chez leurs cou temporains. Leur principal souci était de les cuirasser contre 1 hérésie.