V. LA CHAIRE D HEBREU
Aune époque et dans une école dominées par les formules du svnode de Dordrecht et du Consensus helvétique, on ne doit pas s’attendre à un développement bien remarquable de l’orientalisme. On a vu que l’enseignement inauguré jadis par Antoine Chevalier, et si brillamment continué par Corneille Bertram, avait ensuite servi à former au professorat en théologie les jeunes gens dont LaFaye avait réussi à s’entourer, Jean Diodati d’abord, puis Théodore Tronchin. Lorsque ce dernier, après avoir fait des leçons de théologie comme suppléant, depuis 1(31 4, fut définitivement chargé de cet enseignement, en 1(315, il cumula quelque temps les deux chaires. Ce n’est qu'à la suitedeson départ pour le synode, en 1618, que celle d Hébreu reçut un nouveau titulaireen la personne de David Le Clerc (Clericus), l’aîné de la famille
1 2o janvier 1675. (Lettre publiée en partie, de même que la réponse, par M. Eugène de Budé, Vie de François Turrettini. p. 157 s.)