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IMPRIMEURS. EXTENSION DE LA COMPETENCE DES SCOLARQUES

On a vu que le produit de l'immatriculation des étudiants était mis à part pour être a liée té aux besoins de 1 Ecole. L’année où ce droit fut pour la première fois exigé des nouveaux venus, le recteur Antoine Chauve avait demandé et obtenu du Conseil que l’argent lût déposé en un coffre et conservé dans une des chapelles de Saint-Pierre, aménagée en trésorerie de l’Ecole L Lcsdonset legs particuliers devaient grossir ce fonds, confié au recteur sous le contrôle dos scolarques. Le but poursuivi à ce moment, où nous avons constaté chez les Michel Varro, les Paul Chevalier, les Jean Maillet, des préoccupations universitaires répondant à celles de Théodore de Bèze, était manifestement de créer u n trésor académique qui devait permettre un jour à I Ecole de se subvenir à elle-même. Malheureusement pour elle, la République était trop faible, trop constamment menacée, pour que la réalisation d’un tel plan fût vraiment possible. On l’a vu, l’Ecole était, comme l'Eglise, une des colonnes de la cité. L’indépendance de celle-ci et I existence de celle-là étaient trop indissolublement liées, la lu tte contre l'ennemi commun était trop incessante, trop grave, pour qu’il fut permis aux autorités genevoises de diviser leurs forces, de spécialiser leurs ressources. Nous avons montré comment les envoyés de la République obtenaient au dehors, des princes et des villes, en faveurde l'Académie de Calvin et de Rèze, des subsides indispensables à I Etat. « Messieurs emploieront semblable somme au redressement de LEscole, sitôt que leurs affaires le leur permettront, » disaient les Etats-Généraux en adressant au Petit Conseil la pieuse contribution des Provinces-Unies. Mais les affaires de Messieurs étaient si pressantes et le furent si longtemps qu’elles ne leur ont jamais permis de faire des comptes avec l’Académie. Non seulement les sommes im-

1 Du lumps do Calvin, le fonds des « légats pour le College » avait été déjà mis à part. Mais le coffre où il était déposé était conservé à la maison de ville et les trois clefs en avaient été remises au syndic du Consistoire, à celui de la Chambre des comptes et au principal. (Reg. Conseil, 9 mars 1559.) Lorsque, sous le nom de « change public, » une banque, plus ou moins contrôlée par l’Etat, avait été établie à Genève, en 1568, on lui avait, selon toute vraisemblance, confié le capital du fonds en question, dont elle payait l'intérêt. Au commencement de 1572. cet intérêt fut versé au trésor public « sans toucher au fonds. » (Reg. Conseil, 4 janvier 1572.)

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