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DIRECTION DE LA BIBLIOTHEQUE ET SURVEILLANCE DES IMPRIMEURS

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mue typograplius. C’est Pierre Aubert, auquel succédera, en 1636, Jean de Tournes l.

Du temps de Calvin, lors de l’entrée en vigueur de l’Ordonnance du 1 5 lévrier 1 560 sur l’imprimerie, la superintendance des nombreuses presses genevoises, laquelle entraînait

1 e d r o i t d e v i s i te e t u n e c e rtaine compétence de juridiction, en cas de différends professionnels, lut confiée à une commission de trois membres composée de « spectabledeBèze, « r e c t e u r , F r a n ç o i s C h e v a - « lier, lieutenant, et Jehan « Bu dé,» alors membre du Conseil des Soixante 2. En 1580, lors de la première révision de l’Ordonnance, une nouvelle commission fut nommée. Le conseiller Pierre Fabri, ancien syndic, le recteur, qui était alors Antoine Chauve, et Charles de J on vi Hiers en firent partie. On appela les membres de ce comité les

Seigneurs commis à l’imprimerie. Lorsqu’il y eut des Seigneurs scolarques

et que cette charge, définitivement établie et consolidée, devint une magistrature, la superintendance des imprimeurs passa tout naturellement dans ses attributions. Les scolarques étaient ehoisis, comme on sait, parmi les

1 Reg. Conseil, 12 septembre 1636 (Grenus, Fragment, p. 136).

2 Reg. Conseil, 4 mars 1560.

INSTITUTIONS ET USAGES

lettrés du Conseil. La commission leur appartenait par droit de mérite. Ils formèrent avec le recteur ce qu’on appela, au XVIIe siècle, la Chambre de 1 imprimerie.

La Compagnie des ministres qui, dès avant la promulgation de l’édit de 1 560, avait exercé le droit de censure préventive 1 et qui l’avait gardé, quant à l’examen proprement dit des publications nouvelles, désigna spécialement le recteur, en 1588, pour être chargé, en ce qui la concernait, de la première enquête.

5 a vri 1 1588. « Avisé «pie la charge de veiller sur les impri meurs a p par lien droit au Recteur; quant à la visitation des livres qu’on devroit imprimer, le Recteur les presenteroit à la Coin pagaie q u i donneroit charge de cette visitation à qui elle jugeroit estre propre 2. »

L’autorisation de publier était accordée par le Conseil, qui se décidait sur Lavis des ministres. Il serait curieux de poursuivre, dans les registres de l un et de I autre corps, les nombreux témoignages de l’activité des recteurs dans ce domaine. Mais ceci est la tâche des historiens de l’imprimerie genevoise 3.

Ou a vu que, en 1 58 1 . la charge des seigneurs scolarques, étrangère à la fondation calvinienne, avait été créée dans le but de soulager le recteur d’une partie de sa responsabilité administrative. En 1606, nous trouvons que Messieurs les scolarques se sont assemblés pour réprimer certains manquements graves d’écoliers, non encore promus aux cours publics. La Compagnie reven-

1 Reg. Conseil , 16 janvier 1559 : « Sus ce que. par I organe de Mr Loys Henoc, i ministre, el M'de Bèze, « a esté proposé que les impressions qui sortent de cesle cité ont grand autorité partout où il y a des « (ideles, mais qu’il y a du dangier, car des aucuns corrigeans mettent des erreurs el choses mauvaises: « pour à quoy obvier, il seroit bon que ceux qui présenteront des copies les signent et qu’elles soient « communiquées aux ministres, qui commettront la vision à deux ou troys qui en reporteront et les « signeront : à peyne de la vie, s’il plait à Messieurs qu’il s’en face ainsi. Arresté qu’on s’en tient à leur « ad vis et soit ainsi fai ( pour l'advenir. » Texte publié par Baum, Cunilz et Reuss, Cals', op. . XXI, 710.

2 Reg. Comp ad client. Cf. Reg. Conseil, 17 juin 1588: « Imprimerie. Sur ce qu’ils [Mess‘s de Bèze et « Jaquemol] prient décharger M r de la Paye de la charge qu’il avoit sur l’imprimerie avec les aultres srs « et la commettre à M1' Perrot , comme recteur, el que doresnavant lesdits recteurs ayent ceste charge. A « esté arresté qu’on la luy baille et au reste qu’on appelle lesdits imprimeurs... »

8 On a eu l’occasion de constater que les Etudes sur la typographie genevoise du XVe au XIXe siècle de Gaullicur, sont très loin d’épuiser le sujet. M. Alfred Cartier a donné aux Mémoires de la Société d’histoireet d’archéologie de Genève les premiers chapitres d’un travail remarquable, qui comblera un jour, nous I espérons, pour l’époque dont il s’occupe, les lacunes qu’on peut encore regretter à cet égard dans l’histoire de la culture genevoise. La partie publiée a pour titre : Arrêts dit Conseil de Genève sur l imprimerie et la librairie de I5il à 1550. [L. c., XXIII, 360-566.)

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