‹ Histoire de l'Université de GenèveChapitre 163 sur 213 · SU HLA M A OU I ET LA HE FOU. ME UES ETUDES .IUHIDIOUES · texte numérisé non relu

SU HLA M A OU I ET LA HE FOU. ME UES ETUDES .IUHIDIOUES

cernent de 172.’}, il fut arrêté, sous la pression du Deux-Cents, qu'avant de statuer sur l'organisation de l’enseignement, on s’occuperait d’abord des nominations à faire et de l’autorité qui serait compétente pour y procéder. Après de longs débats dans l une et l’autre assemblée, il fut décidé que le Magnifique Conseil des Deux-Cents ferait par provision et sans conséquence l’élection des Professeurs en Droit \ puis on passa, dans ce Conseil, à l’examen du projet de règlement. Le principede l’établissement de deux chaires, au lieu d’une, était loin d'être acquis. Il fallut toute l’énergie des juristes du Petit Conseil pour le défendre. On relève, parmi leursarguments, «qu'un pro- « fesseurseul ne pourrait jamais enseigner le Droit naturel, que feu Monsieur « le Professeur Mussard n’avait jamais pu le faire, quoiqu’il fût très laborieux, « ayant eu besoin de tout son temps pour enseigner le Droit civil, que ce- « pendant on posait pour principe, et la Commission du Petit Conseil l’avait « ainsi résolu, qu’il fallait qu’on enseignât dans notre Académie le Droit naïf turel, qu’y ayant deux Professeurs, il y aurait de l’émulation entr’eux, ce « qui tournerait au bien de l’Académie, au lieu qu'un seul pourrait se négli- « ger ; Enfin que l’établissement de deux Professeurs répondait à la vue « qu’on avait d'ériger un jour l’Académie de cette ville en Université ou du « moins d’en faire une Académie complète. »

La ratification delà création projetée comportait plusieurs tours descrutin. Au deuxième, les hésitations de la majorité engagèrent le premier syndic, qui présidait, à renvoyer la suite à plus tard . Ce nefutque lorsqu'une Commission mixte, dans laquelle les membres de la Commission du Petit Conseil siégèrent avec cinq juristes du Deux-Cents, eut ajouté aux arguments précités le poids d’un second rapport, favorable aux conclusions exposées, que celles-ci furent enfin adoptées, moyennant quelques modifications de détail, la* nombre des heures de cours exigées de chacun des deux professeurs fut porté à quatre par semaine, dont deux à I Auditoire, et leur traitement fixé à 1200 florins et 14 coupes de blé2. Les épreuves à exiger vies candidats furent définitivement arrêtées, en l’absence vies parents les plus proches vie Jean-Jacques Burlamaqui et vie Jean Cramer, puis enfin ils s’inscrivirent et subirent successivementdevant laCommission lesexamens fixés : un discourslatin, sur un sujet

1 Keg. Conseil, 19 janvier 17211.

2 Ibid.. février 17211.

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