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LES PHOI ESSEUHS NOMMES PAI! LE PEUX CENTS

pour tels, qui entendent les langues dans lesquelles se font les examens, qui puissent connaître si l’aspirant a l’esprit philosophique, quelle est sa méthode, son goût, sa dextérité à développer les matières, et s’il a de la littérature, de l’éloquence et une certaine érudition universelle. Car tout cet assortiment de qualités est nécessaire pour faire un habile professeur; ensorte qu’un homme qui ne les aurait pas, quand même il serait profond dans la science qu’il veut enseigner, ne pourrait jamais passer que pour un professeur très médiocre. »

« Or cette aptitude à juger des examens académiques doit se trouver certainement et généralement dans le corps des Pasteurs et des Professeurs, réunis ensemble ; car, à proprement parler, c’est le seul corps de gensde lettres, par profession et par état, puisque personne ne peut y entrer qu’après des études et des examens faits sous les yeux du public. Non seulement ils sont obligés d’entendre les langues savantes, mais ils sont aussi appelés à faire des lectures et des études qui les mettent en étal de juger de plus d’une sorte de sciences. Les gens de lettres que la Compagnie renferme dans son sein sont de plus d'une sorte. Il y en a île laïques, aussi bien que d’ecclésiastiques; il y en a qui sont versés dans les sciences humaines, aussi bien que dans la théologie. Si la plus part des Pasteurs n’entendent pas à fond ce qui fait l’objet de certaines professions, outre l’aptitude générale dont nous venons de parler pour juger des disputes académiques, ils peuvent être dirigés par les Professeurs mêmes, qui se trouvent tous dans leur corps, et qui les éclaireront sur divers sujets, à peu près comme les professeurs laïques q ni sont membres ordinaires de la Compagnie sont di rigés par le jugement des Ministres sur la capacité des prétendans, soit aux charges ecclésiastiques, soi I aux chaires de Théologie et d’Hébreu, et se trouvent ainsi en état dé juger et d’élire avec les Pasteurs eux-mêmes. »

« Cette aptitude de la Compagnie à bien pourvoir les diverses professions est d autant plus grande aujourd'hui que ce corps, étant beaucoup plus nombreux qu’autrefois, peut aussi renfermer dans son sein plus de différentes lumières; les grabeaux y peuvent être plus approfondis, les examens mieux discutés, et les élections mieux balancées, et plus impartiales que jamais. »

« V. Une autre vue prudente, qui est sans doute entrée pour beaucoup dans rétablissement fait par nos prédécesseurs, c’est l’utilité qu’il y a toujours à tenir l’Académie intimement jointe et comme incorporée dans la Compagnie. D’un côté, il importe extrêmement, surtout dans une ville comme la nôtre, que les sciences humaines soient enseignées d’une manière utile à la Religion, par des personnes graves et pieuses, de la part desquellesil n’y a rienàcraindredececôté là. Ete’està quoi peut beaucoup contribuer le droit qu’a la Compagnie de choisir les professeurs, de les tenir dans son sein, de leur adresser des censures fraternelles comme à tous ses autres membres, et d’avoir une inspection particulière sur toutes les études de l’Académie et du Collège. D’un autre côté, le mélange des gens de lettres laïques dans la Compagnie y est sans doute fort utile pour y augmenter le

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