I.E SIECLE DES PHILOSOPHES
goût îles sciences, pour lier les différens corps el pour entrelenir une certaine harmonie, qui prévienne toute jalousie et division entre les divers ordres de gens d’étude. Plus on y fera réflexion, plus on trouvera qu’une si heureuse association n’est pas un des moindres traits de la sagesse de notre gouvernement. »
« VI. Enfin, pour mieuxsenlir combien ce premier établissement, tel que nous le supposons, est simple, uniforme et avantageux, il n’y a qu’à considérer l’espèce de confusion et la multitude d’irrégularités el de bigarrures ou l’on tombe, dès qu’on s’en écarte. »
« Selon ce que nous disons être la règle primitive, tous les Professeurs devaient être élus, comme les Pasteurs, par la Compagnie, avec la permission antécédente de Nos Seigneurs et sous leur approbation. Le Recteur devait ensuite les présenterai! Magnifique Conseil pour y prêter le serment, moyennant quoi ils devenaient tous membres de la Compagnie. Et sous sa direction, ils avaient part à toutes les affaires et élections, ni plus ni moins que les Pasteurs. Aujourd’hui, il y a des Professeurs de la création de trois corps différons, ce qui est tout à fait nouveau. fl y en a qui sont membres ordinaires de la Compagnie. Il v en a qui n’v entrent que rarement, et seulement pour les affaires académiques. Il ven a qui n’y entraient jamais, pour quelque affaire que ce fût. Les uns entrent dans la Compagnie par notre choix; les autres nous sont associés sans notre participation, ce qui est sa ns exemple dans les autres corps. Les uns sont élus avec toutes les formalités requises, avec examen et avec concurrence; les autres sont créés sans examen, sans concurrence, sans que ceux qui pouvaient v prétendre également en soient avertis, sans aucune formalité. Les uns sont conduits par le Recteur pour prêter le serment ; les autres le prêtent à l’insu même du Recteur de l’Académie. »
« Les Pasteurs, le Recteur et les Professeurs doivent assister à tous les examens ; et cependant ils ne jugent que de quelques-uns, ensorte qu’il v a des élections où les Professeurs de la même faculté ne sont pas même consultés. Les uns sont grabelés régulièrement, quatre fois l’année, dans la Compagnie avec les Pasteurs, tandis que d’autres sont grabelés ailleurs. De cette espèce d’incertitude et de confusion, par rapport au gouvernement académique, sont venues si souvent des demandes contradictoires et des plaintes, qui ont toujours leurs mauvais effets : demandes faites au Magnifique Conseil pour obtenir certains titres; opposition ou plaintes d’autres personnes qui pouvaient v prétendre également et qui se rebutent en voyant qu’ils n’ont pas seulement eu le teins d’être écoutés; demandes de la part de ces Professeurs, de création extraordinaire, d’entrer dans la Compagnie, ou d’y être admis, du moins pour de certaines choses, et plaintes, au contraire, de la part de la Compagnie, de ce qu’on voulait lui faire recevoir des membres qu elle n’avait pas élus, et partager avec eux des droits qu'elle avait toujours vus renfermés dans son corps ; plaintes de ce que Ile n’était pas consultée sur certaineschargesacadémiques, de ce qu’on partageait ou démembrait sans sa participation les professions qu elle avait toujours pourvues en entier, de ce que I on