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I s s . Collecl ion Killiel

5 Kapporl de Jean (d’amer.

LE SIECLE DES PHILOSOPHES

pourempêcherque rien ne pût être innovésurce point, sans son assentiment. On resta doncdans le statu quo compliqué et bizarre qu’avait produit leconllit des compétences. La Compagnie garda son droit de pourvoir aux enseignements issus des chaires primitives (théologie, lettres, philosophie) ; le pouvoir civil retint celui de nommer, sans son intervention, à celles qu il avait créées (droit, mathématiques) et de décerner le titre de professeur honoraire. La question qui s’était élevée, lors des créations de 1723. de savoir si la nomination aux places nouvelles devait appartenir au Petit Conseil ou au Deux- Cents, fut assez facilement tranchée en faveur de ce dernier, dès la première vacance qui se produisit. La lutte contre la bourgeoisie ayant rapproché et solidarisé les Conseils, celui sur lequel tombait plus directement les responsabilités d’une politique de plus en plus surveillée ne demandait qu’à les faire partager à l’autre. Sa prérogative dans toutes les questions portées au Deux- Cents et I iniluence personnelle qu’y exerçaient ses propres membres rassuraient suffisamment du résultat.

Le 10 décembre 1740, Pierre Lullin, élève de Burlamaqui, et son suppléant depuis Cannée précédente, fut nommé à sa place.

C’est sous le professorat de Pierre Pictet et de Pierre Lullin, mais contre l’avis de l un et de l’autre, qu’ont été institués les examens annuels obligatoires ries étudiants en droit. La disposition réglementaire, adoptée par le Sénat académique, sur la proposition de Burlamaqui, et ratifiée par le Petit Conseil, d’après laquelle la durée des études juridiques était portée, pour les Genevois, à quatre ans, n avait pas été respectée parce que, n’ayant point été soumise au Conseil des Deux-Cents, elle n avait pas abrogé 1 article du règlement sur la profession d’avocat, antérieurement adopté par cette autorité. On se contentait, presque toujours, des trois années d études nécessaires pour passer l’examen d’Etat. I n mémoire fut rédigé à ce sujet parles deux professeurs. Il y était demandé qu'on fît le nécessaire pour assurer I exécution du règlement révisé et en outre qu’on instituât un examen à la fin de la seconde année. Le Conseil, qui ne tenait pas à nantir de nouveau le Deux-Cents des affaires intérieures de I Ecole, répondit en Normand, déclarant qu il avait résolu « d’établir un examen annuel pour les étudiants en droit. » Pictet et Lullin eurent beau protester « que le Magnifique Conseil « avait pris la susdite résolution sans les entendre, qu’elle était nuisible à

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