LES « LEGES ACADEMIÆ GENEVENSIS
avant de le donner à l'imprimeur, le manuscrit longtemps négligé de scs Colloques 1 .
Le premier principal fut Jean Barbier, régent de troisième, qui avait été le dernier directeur du Collège de Rive que le nouveau collège remplaçait. M. Berthault aurait pu, en y regardant de plus près, le trouver clés i gné dans le préambule des Leges, comme revêtu de cette nouvelle charge, sous le titre hellénisé de gij mnasicircha.
Quant à l’affirmation que Calvin ne pouvait trouver le temps de donner ses soins à la réforme des études ou que, du moins, aucun passage de ses écrits n’en fait mention, on a vu, par ce qui précède, ce qu il faut en penser. Calvin était accablé de besogne, c’est incontestable, et même harcelé par trois ou quatre maladies graves, mais il est incontestable aussi qu’il était doué d’une force de volonté, d’une puissance de travail presque surhumaines, et qu’il mit au premier rang de ses préoccupations la fondation et l’organisation de l’école, à laquelle la postérité, en toute justice, a donné son nom.
1 « Maturin Cordier, ancien maistre d’escole. Sur ce qu’il a présenté supplication, narrant « comme Dieu luy a fait grâce de le faire venir vivre et morir icy en l’esglise de Dieu, supliant luy « assigner quelque logis à Rive pour y demorer. Arreslé que Messieurs ayans charge du College « advisent de lui trouver logis propre. » (Reg. Conseil, 13 oct. 1559. — Roget, Histoire du peuple de Genève, Y, 2/i 2.)