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Genevensis. Ses craintes semblent s’être perpétuées après lui au sein de la Compagnie des pasteurs, car lorsque Bèze crut le moment venu, c’est à Messieurs et non à ses collègues qu’il suggéra une première résolution. On lit dans les registres du Conseil, en date du 14 mai 15(55 :
« Professeurs en loir... A esté arresté d exorler les ministres à trouver un ou deux professeurs en droit, afïin que tant qu’il sera possible ceste université s’advance. »
Quinze jours après Bèze proposait, toujours au Conseil, que le ministre Charles Perrot, qu’on envoyait en France, fût chargé de faire à Bourges les démarches nécessaires'. La veille le procureur général, Domeine Fabri, s’était offert à commencer un cours gratuitement et la Seigneurie avait accepté son offre, du consentement de M. de Bèze 2. Il paraît du reste que la mission de Perrot lut particulièrement difficile; car ce n est (pie Fannée suivante et après que Scrimger, déchargé de l’enseignement de la philosophie au profit d’un nouveau venu, eut ouvert sans succès, lisons-nous, auprès des étudiants, un cours d Institutes3, qu’on trouve dans les registres une nouvelle mention des négociations entamées pour obtenir des jurisconsultes français.
3 juillet 1566. « Monsieur de Bèze a présenté lettres qu’il a receu de Paris et de Tolose, concernant deux professeurs en droiet, apelés Roaldes et Carpenteri, dont l’un n’est pas encore prest à venir, encores qu’il en soit en bonne volonté, — Carpenteri est prest, - — tous deux sçavans : ne reste plus qu’a sçavoir du gage. Arresté de coniander à Mous1 de Bèze qu’il rescrive tousjours pour avoir Carpenteri, ! asseurant de la bonne volonté de Messieurs, pareillement à Roaldès, allin qu’on l’avt s’il est possible 4. »
1 « Charles Perrot Suyvanl l’advis de nions' de Bèze a esté arresté de donner charge audit Perrot, « qui a bonne cognoissance à Bourges des légistes, de s’enquérir pour en trouver un ou deux. » » (Reg. Conseil, 29 mai 1565 )
2 <( Procureur général. A requis luy permettre de lire en droit gratuitement à telle heure qu’il « plaira à Messieurs, estant raporté que nions1 de Bèze consent qu on le laisse essayer. Arresté « qu’on le luy permet et que nions' de Bèze lui assigne l’heure. « (Reg. Conseil, 28 mai 1565.)
3 « Henry Scringer. Pour avoir leu volontairement les Institutes depuis un an en çà, sans aucune « récompense, arresté de 1 ’apelcr, l'en remercier et luy faire un présent de trente eseuz. » (Reg. Conseil. 13 sept. 1566.)
4 Reg. Conseil, ad diem.