P J E KH E' ' C H A K PE N T I E R
île Messieurs, estans bien marrys qu’il ne peult potirsuyvre, ayant au reste très bon contentement de luy. Attendu ces raisons a esté arresté qu’on le descharge le remerciant du service qu’il a fait jusques icy b »
La prévision de Théodore de Bèze, relative au résultat que devaient avoir pour Genève les troubles de France, fut justifiée de tout point par les événements. Quant à Charpentier, par la légèreté de sa conduite et malgré I appui du modérateur de la Compagnie, qui chercha longtemps à l excuser, il s’exposait constamment aux censures des ministres. Finalement, une histoire de servante outragée bayant amené devant le Consistoire et les difficultés de sa situation pécuniaire l’engageant d’autre part à « se proveoir aillieurs de mieux, » il dut quitter le service de la Seigneurie". Il s’en fut à Lausanne, puis à Besancon et à Strasbourg, d’où il lança, en 1372, une lettre à François Portas, sur le malheur îles Eglises de France, laquelle est un pamphlet violent contre Genève1 2 3.
L’enseignement du droit fut interrompu, par ce départ, en 1570. Mais, lieux ans plus tard, la Saint-Barthélemy devait donner à Charpentier des successeurs dont les noms seuls suffiraient à assurer pour toujours celui de l’école genevoise.
1 Reg. Conseil, i nov. 1568. Scrimger lui récompensé de ses services par un siège au Conseil des LX, le 3 janvier 1570. (Grenus, Fragmens biographiques et historiques extraits des registres du Conseil: Genève, 1815, p. 16.) Il mourut le 28 septembre 1572 (Reg. des Morts, — Archives d'Etat de Genève, — XII, 18), léguant à Messieurs sa maison de campagne de Yillctlc.
2 Reg. Conseil, 3, 23 et 24 janvier 1570
3 Pétri Carpenteru J . ('. Epistola ud Franciscain Portuni cretensem. in r/ua docetur persecuttones Ecclesiarum Galliæ, non culpa eorum qui religioneni profitehnntur sed eoruin qui factionem et conspirationem (quæ coassa appellahatur ) fore liant accidisse : in-8, Strasbourg 1572. (Br. M. 596. a. 13. 1.)
L’auteur avait reçu son congé du Conseil en ces termes: « Pierre Carpentier. Estant raporté « de la Chambre des comptes qu’on a fait compte avec luy tellement qu’on ne luy est rien demeuré a redebvable, comme il a bien confessé, neanmoings d’autant qu’il y a nécessité eu luy et a II i n « qu’il n’ayt occasion de detracter de ceste seigneurie, arresté de luy donner congé et vingt-cinq « escuz pistolet/, pour son retour. » (Reg. Conseil, 26 janvier 1570.)
Le 17 novembre 1572, il fut dénoncé par un « espie » de la cour de France, auquel on donnait la question, comme ayant été « depesché semblablement es pays des Ligues. » recevant «quatre cens escuz du trésorier de l’espargne du rov. » (Reg. Conseil 18 nov. 1572. — Communication de M. Alfred Cartier.)
On trouvera quelques indications biographiques sur Pierre Charpentier dans le dictionnaire de Bayle et dans la seconde édition delà France protestante .
THEODORE DE BE7, E