JOB VEYRAT
en outre, par les registres du Conseil, qu il ne lut pas heureux en ménage avec Anne Poilus et, par la correspondance inédite de Bèze, qu'il mourut de la peste pendant l’automne de 1571. La malechance a poursuivi le nom du pauvre homme ; car il lut si bien éclipsé par celui de son successeur qu’on semble 1 avoir très vite oublié. Ce nom a été porté dans la liste des professeurs, établie pour l’édition qu’on a faite du livre du recteur, avec une orthographe qui, étant donnée notre prononciation actuelle, le défigure et que, seule, la comparaison des documents contemporains permet de rectifier. Le successeur de Job Veyrat fut Joseph Scaliger.
et Juin Veratii in singulas conciones argumenta, in superiore editione juin proniulgata. accesserunt : in-folio, Francfort 1594 (Bibl. Nationale, J. 23 et Invre J. 649).
Les Argumenta de Veyrat paraissent avoir joui d’une certaine notoriété car on les trouve reproduits dans certaines éditions de Thucydide, en particulier dans celle qui fut publiée à Oxford, en 1696, « ex Theatro Sheldoniano, » par les soins de John Hudson. Voir p. 532-537 : Concionum seu Orationum Thucydidis Argumenta a Jubo Veratio conscripta.