III. JOSEPH-JUSTE SCALIGER
Tandis que la science du droit prenait ainsi à Genève ses lettres de grande naturalisation, I auditoire de philosophie, fermé depuis la mort de Veyrat, se rouvrait pour les leçons de Joseph Scaliger. Le grand philologue, déjà connu, sinon célèbre, était arrivé aux premiers jours de septembre 1572 et il avait été reçu habitant le <3. Dès la rentrée de l écolc, la Compagnie l’avait prié de faire des leçons publiques et presque aussitôt l’avait fait nommer professeur en titre3.
Ce professorat, que Nisard a nié sans autre raison que 1 ignorance où
« quidem me negotiii inea nunc patiuntur. Holomannus nosler libellum edidit his nundinis (uo insti- « tulo fortassis accomodatum cui tilulus est Franco-Gallia. » Lettre du 26 août 1573, portant cette suscriplion : « Doclo juxla et pio viro 1). Claudio Textori, gallicæ linguæ in Academia Wite- « bergensi professori. » [Mss. B i b I . Stc-Geneviève, Epistolæ Hæreticorum , vol. III, fol. 173 v°.)
1 Reg. Conseil, 31 janv. 1575. Le 2 mai suivant, Ilotman obtient la permission de publier «une « répliqué qu’il a faiet faire sous certain nom supposé à la response faietc contre son livre inscript ii Franco-Gallia » moyennant que Bèze et Daneau, qui ont vu le manuscrit, rapportent favorablement.
2 Francisai Hottomani opéra cura Jacolti Lectii: in-folio, Lyon et Genève, 1599-1600.
3 (< Le Mardi 21e [Octobre], les leçons publiques recommencèrent, entre lesquelles M. J. Scaliger, « prié par la Compagnie, en lit deux. «
d Le Vendredi 31e, la Compagnie esleut monsr Scaliger pour professeur. »
(Reg. Comp., ad ann.)
« Joseph de l'Escale , présenté par les ministres pour eslre professeur en philosophie, comme n homme qu il est fort docte et suffisant et de grand pieté, a esté reccu et a juré, mesmes a promis « de ne se distraire de l’obéissance de Messieurs pour aller habiter allieurs. » (Reg. Conseil. 3 nov. 1572.)