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de protestait et ,de catholiques, qui attirèrent sur lie royaume toutes le? .calamités de* guerres civiles. L’Université devait nécessairement y jouer un rôle. En 1521, à la sollicitation du chancelier Duprat, les docteurs en théologie se réunirent pour examiner la doctrine de Ma tin Luther, et la pondamuèrent d’une manière solennelle. Ce fut le signal des persécutions .cpntre les calvinistes. Il n'entre poipt dans mon sujet 4’exposer ici la conduite du gouvernement et du plergé, qui violèrent souvent toutes les lois divines et humaines sous prétexte d’ assurer le triomphe de la religion ; cette conduite fut odieuse et impol|tjque. La faculté de théologie de Paris se montra la plus apharnée cpntre les réformateurs i elle poursuivit d’abord les ouvrages quj Jui parurent contenir dps maximes peu orthodoxes; puis, entraînée par son ferpucbe syndic, Noël Beda, et quelques autres fanatiques, clip fit cppduire les protestants au supplice. L’Upiyersité Ré partagea pas toujours le zèle ardent de ses docteurs 1 ; les doctrines nouvelles faisaient chaque jour d’immenses progrès dans les écoles, et le recteur, picolas Cop, ami de Calvin , fut obligé 4 e prendre la fpite pour échapper à la mort. On sait qu'en 1535, François I er ordonna la suppression des imprimeries, sous peine de la hart; sur les réclamations du parlement , il révoqua la même année cette ordonnance et établit la censure 2 . L’Université fut chargée d’erer-
* Crcvier, Y, 216.
' Registres mss. du parlement , cité* par If- Michelet , dans le Précis d'hist. moderne.
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cer cet immense pouvoir, et le gouvernement déclara qu’ou ne pourrait plus désormais imprimer aucun ouvrage, sans qu’aupa avant il eût été examiné par le recteur et les doyens des facultés 1 1 L’ effervescence causée par les querelles religieuses et les malheurs de la guerre nuisirent, sous ce règne, au progrès des éludes. Les savants, qui avaient embrassé le parti de la réforme, furent obligés de s’ ex-» patrier pour éviter les persécutions de la Sorhonpe. En 1B21, tous les écoliers flamands , espagnols qu allemands, qui étaient sujets de Charles-Quint, furent mis en prison , et ce ne fut qu’après de longues dér marches que la compagnie put obtenir leur liberté. Ces mesures impoliliques éloignèrent pour longtemps de Paris tous les étudiants étrangers, Tqutefois l’jjpjversité ne resta pas en dehors du grand mouvement intellectuel qui signale l’époque de la renaissance. Il y a plus, la plupart des savants faisaient partie dp corps enseignant , et leurs travaux ne contribuèrent pas peu à rendre populaires les études classiques. « Dès le temps de Louis XI et de Lpuis XII, dit uq écrivain moderne, on avait commencé à étudier les langues anciennes, même d’une manière approfondie,
? L’imprimçfie avait flyjà , 4 cpltp époque, uqe assez grande activité à Paris : et nous voyons , dans un procès élevé en 1 538, entre l’Université et les sept fabricants de papier qui faisaient partie de son corps, que deux imprimeurs seulement avaient chacun quatorze presses , deux cent cinquante ouvriers, et qu’ils employaient deux cents rames de papier par semaine. M. Dubarle, ibiil., 29.
mais un nombre infiniment restreint de savants de profession s’était livré à ce travail. Au commencement du règne de François I er , la masse des membres du clergé, des maîtres et des écoliers de l’Université connaissait à peine les noms d’Homère, de Sophocle et de Platon, et ne comprenait qu’un latin barbare. On disait proverbialement, même dans les classes réputées instruites : « Cela est du grec , on ne peut le lire, » L’érudit Claude Despence, persécuté à cause de ses connaissances mêmes , déclare que , de son temps , on passait pour hérétique quand on savait un peu de grec et de latin. Le syndic de la faculté de théologie , Noël Beda , s’écriait en plein parlement que la religion était perdue si l’on enseignait le grec et l’hébreu , parce que l’autorité de la Vulgate serait détruite; soutenant ses principes par des actes, il forçait le savant Lefèvre d’Étaples à se sauver à Strasbourg pour échapper aux dangers d’une accusation capitale. Un moine disait en chaire : « On a trouvé une nouvelle langue qu’on nomme grecque ; il faut s’en garantir avec soin. Cette langue enfante toutes les hérésies. Je vois entre les mains de plusieurs un livre écrit en cette langue : on le nomme Nouveau Testament ; c’est un livre plein de ronces et de vipères. Quant à la langue hébraïque , tous ceux qui l’apprennent deviennent juifs aussitôt. » Ainsi, tout homme instruit était d’abord montré au doigt comme hérétique , dans un temps où l’hérésie encourait la peine capitale. La littérature ancienne était comme une terre enchantée , dont l’ignorance et le zèle religieux
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