‹ Histoire de l'Université de ParisChapitre 23 sur 39 · I. IO · texte numérisé non relu

I. IO

l4*> HISTOIRE DE L* UNIVERSITE

encore igorarits ou novices '. Cet usage, qui donnait lieu à toutes sortes d'excès, fut aboli en i34'2 par un décret de l'Université, et il fut défendu de l'exiger de force, sous peine de punition corporelle. L'exemple que l'Université avait donné dans cette circonstance , en ménageant les intérêts des écoliers pauvres, fut suivi sept ans après par le pape Clément VI , pour les dépenses énormes que coûtaient les réceptions des bacheliers et des docteurs; une bulle de 1 349 ^ enc ^ °!e donner aucun festin pour le baccalauréat, et de dépasser la somme de 2,000 livres tournois pour les frais de doctorat.

Tout en s'occupant de ces réformes utiles, l'Université veillait à ce que les principes qui avaient été ceux de ses prédécesseurs, et auxquels elle-même portait un vif attachement, ne reçussent aucune altération par l'introduction dans son sein de membres dont les doctrines n'auraient pas été en harmonie avec les siennes. On a vu la répugnance avec laquelle elle avait accueilli les religieux mendiants, lorsqu'elle avait été contrainte de les recevoir, après une lutte aussi longue qu'opiniâtre, et qui avait failli lui devenir funeste ; cette répugnance n'avait pas disparu, et elle cherchait à garantir au moins quelquesunes de ses facultés de l'envahissement des religieux réguliers, dont la théologie était inondée. C'est dans ce but qu'elle dressa, en i34a, la formule du serment que devaient prêter les bacheliers ès-arts au

1 Ditcangf. , Glossarium , V° Beanus-

Page 1