L’ UROLOGIE EN GRÈCE ET A RO. ME
toutes choses. Anaxagore, comme Démocrite, suppose le fœtus mâle sur le côté droit de la matrice, le fœtus femelle à gauche. Empédocle attribue la différence des sexes à la prédominance du froid et du chaud, la ressemblance des enfants avec le père ou la mère à la plus grande quantité de fluide séminal que foimnissait l’un ou l’autre.
D’après lui, certaines parties du corps sont contenues dans la semence du mâle, d’autres dans celles de la femelle ; l’appétit vénérien vient de ce qu’elles cherchent à se rapprocher. Enfin, il assimile les œufs des animaux aux graines des plantes ; cette conception a été d’une grande portée, car depuis lors philosophes et médecins ont admis que le germe des êtres est contenu dans l’œuf.
A l’empirisme qui constituait toute la science des prêtres -médecins, les philosophes avaient ajouté l’étude de la natmœ et lem^s doctrines. Hippocrate allait donc rencontrer un terrain tout préparé et y puiser les matériaux de l’œuvre immense et féconde qu’il nous a laissée. Mais quelle que soit notre admiration pour lui, il est impossible de voir en lui l’unique créateur de la médecine grecque et de passer ses préciu’seurs sous silence.