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L’UKOLOGIE EN GRECE ET A ROME

« La strangurie a des formes nombreuses et variées. Quand la vessie est sèche ou froide ou vide, cette maladie cause de la douleur ; quand elle est humide, pleine et développée, elle en cause moins. La strangurie, plus longue chez les hommes d’un certain âge, plus courte chez les jeunes, n’est mortelle ni chez les uns ni chez les autres.

(c S’il y a strangurie, coupez la tête et le fond d’une courge, mettez dessous un réchaud à charbon, jetez sur le feu de la myrre sèche pulvérisée ; la femme s’assoira sur la courge et fera entrer très avant dans les parties génitales le bout de la courge, afin que les parties reçoivent le plus possible de vapeur. On lui fera prendre des boissons diurétiques. Il convient d’assouplir le corps en dehors par des bains chauds et la vessie par des boissons qui procureront la plus grande quantité d’urine. La saignée dissipe ordinairement la strangurie.

Puis viennent, comme souvent dans Hippocrate, des observations à l’appui : la première paraît se rapporter à une infection purulente plutôt qu’urineuse.

« Bion, à la suite d’un état hydropique longtemps prolongé, perdit l’appétit pendant plusieurs jours et fut pris de strangurie; un apostème se forma au genou gauche ; suppm'ation ; mort.

« Pendant une épidémie à Thasos, il y eut chez beaucoup, par les voies urinaires, des flux douloureux d’humeurs bilieuses, aqueuses, des raclures de matières pm-iformes ; ces flux causaient la strangurie, sans affection des reins; les symptômes se remplaçaient les uns les autres. »

La maladie calculeuse a été surtout bien observée ; quoique imaginative elle aussi, la lithogenèse est logiquement exposée. La théorie d’Hipj)ocrate sera reprise, développée et commentée, mais non renversée et à peine combattue, jusqu’au xvi® siècle, époque où Paracelse lui substituera ime autre hypothèse et celle-là même vivra tant que la chimie n’aura pas établi la nature des calculs. Mais les symptômes de ceux-ci sont presque tous exacts.

« La pierre, la gravelle, la strangmûe, la sciatique et les hernies sont fréquentes là où les habitants boivent des eaux d’une nature particulière. Ceux dont le ventre est libre et sain, dçnt la vessie n’est pas brûlante, ni le col de cet organe trop resserré, rendent facilement l’urine, et rien ne se condense dans leur vessie. Mais quand le ventre est brûlant, la vessie s’échauffe au delà des limites de la nature ; son col s’enflamme ; il n’émet plus l’iu'ine qui y reste soumise à l’action d’un excès de chaleui’. La partie la plus tenue se sépare et est expulsée hors de la vessie ; la partie la plus épaisse et la plus trouble se condense et se consolide. Un petit noyau grossit progressivement, car ballotté dans l’urine, il s’assimile les sédiments épais qui se déposent, augmente de volume et se diu’cit. Le calcul s’applique au col de la vessie, emj)êche d’iu’iner et cause une douleur violente.

« C’est aussi par la chaleur de la vessie et de tout le corps que se forment des calculs chez les enfants. L’origine est dans le lait de la noimlce. S’il y a quelque chose d’impur dans le lait, la partie absorbée devient pierre dans la vessie et quand celui-ci est devenu considérable la douleur empêche qu’il ne sorte avec l’urine.

« Les calculeux, s’étant mis dans une attitude telle que la pierre ne s’applique j)as à l’iu’ètre, urinent facilement ; mais ceux chez qui la cause de la dysurie

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