‹ Histoire de l'urologieChapitre 25 sur 76 · DE GALIEN AUX ARABES · texte numérisé non relu

DE GALIEN AUX ARABES

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Les calculs de la vessie se reconnaissent aux signes suivants : les mânes déposent du sable ; les malades « sont tom-mentés par un fréquent prurit de la verge qu’ils frottent souvent ; il y a arrêt brusque de l'urine quand le calcul tombe au col de la vessie ».

On opérera plus volontiers les enfants jusqu’à l’âge de quatorze ans que les hommes d’âge moyen et ceux-ci que les vieillards ; de même le traitement des gros calculs est plus facile que celui des petits, car la vessie est habituée à l’inflammation.

A"oici quel est le manuel opératoire : on fait remuer le malade afin que le calcul vienne au col de la vessie ; on le place debout. Le calcul est-il senti, on incise immédiatement. S’il ne l’est pas, le doigt introduit dans le fondement le fait progresser vers l’extérieur. Un aide comprime la vessie ; un autre relève les testicules d’une main et de l’autre tend le périnée qui est incisé non pas au milieu, mais vers la fesse gauche suivant une ligne oblique. Parfois le calcul sort de lui-même ; s’il ne sort pas, on l’extrait avec un crochet.

L’hémostase se fait par des médicaments, tels que mauve, encens, aloès, etc. Le pansement consiste en un linge trempé de vin et d’huile ; trois jom's après la plaie est lavée puis recouverte de charpie. Si une inflammation survient, on emploie les cataplasmes et les fomentations.

Quant au cathétérisme, en voici la technique. On commence par attacher une petite masse de laine à un fil de lin ; puis à l’aide d’un jonc on la pousse dans le cathéter pour adapter la laine au trou de rinstrument ; on porte celui-ci en ligne droite vers la racine de la verge qu’on relève en haut, puis quand le cathéter arrive au périnée on ramène tout en bas, car à cet endroit le canal de la vessie devient obhque ; la laine est alors retirée pour laisser couler l’urine. Quand la vessie est ulcérée, on la lave avec une seringue comme pour les oreilles ou avec une poche de peau ou une vessie de bœuf.

Peu à peu l’influence d’Hippocrate et de Galien s’éteint chez les derniers médecins gi'ecs ; plusieurs les ont copiés sans prononcer leur nom; mais l’empirisme a été prédominant chez la plupart d’entre eux. îTous allons voir les écrits de Gahen émigTer en Orient où les Arabes vont les recueillir et les rapporter en Europe.

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