CHINE
aussi se tenir à droite, selon la commodité de l’opération. Le médecin fera bien attention de ne pas fendre ni même gratter le calcul. Un grain de poussière restant dans la plaie, si petit soit-il, se remet à s’accroître. C’est pourquoi le médecin retirera le calcul avec une pince.
Celui dont le calcul a été extrait sera placé dans un bain de siège chaud et on le fera transpirer.
Que le médecin fasse attention au conduit de l’urine, au conduit spermatique, aux organes du scrotum, à la verge, à la suture, à la vulve, à l’anus, et à la vessie. Car si l’urètre est coupé, la vessie s’emplit et la mort arrive. Si le conduit spermatique est coupé, il s’ensuit la mort ou l’impuissance ; si les testicules sont atteints, la virilité est supprimée ; si la verge est blessée, l’urine se disperse ; si la suture ou la vulve sont fendues, diverses maladies sm*viennent. Voici, sur ce sujet, quelques distiques :
« Un médecin qui ne connaît pas les huit organes vitaux qui sécrètent l’hmneur, a déjà fait périr bien des hommes, par son ignorance dans l’emploi du scalpel opératoire. C’est celui qui ne connaît pas la suture, le conduit spermatique, les testicules, l’anus, la verge, l’urètre, la vulve et la vessie qui est le huitième. »
Malgré l’absence de détails sur la technique, la ressemblance de cette description avec celle de Celse est frappante. Il ne faudrait pas en conclure que la taille nous est venue de l’Orient, car les dates de l’existence de Suçruta et de Çaraka restent incertaines et d’autre part les manuscrits qui nous sont parvenus ont pu être remaniés après la mort de leurs auteurs. Il est plus probable que cette opération qui existait avant Hippocrate chez les Grecs a été imxDortée par eux en Asie, au moment des guerres d’Alexandre, comme bien d’autres produits de la civilisation.