‹ Histoire de l'urologieChapitre 67 sur 76 · I.l<; XIX« SI KG LE · texte numérisé non relu

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introduction dans l’urètre : c’est le principe sur lequel sont basés la plupart des instruments mensurateurs inventés depuis lors, en particulier en Amérique et en Allemagne.

Des découvertes plus importantes allaient être faites dans l’exploration et la thérapeutique.

Mercier en 1836 imagina la sonde coudée à laquelle son nom reste attaché à juste titre, et qui est trop connue pour que nous la reproduisions ici. Ce n’est plus le bec de la sonde qui en guide la progression mais le chemine en avant pour éviter que le bec ne s’engage dans les anfractuosités de l’urètre. Le principe du cathétérisme était radicalement nouveau et on sait l’immense service que Mercier a ainsi rendu à la thérapeutique.

Des réclamations devaient se produire. Leroy rappela qu’il avait proposé, peu d’années auparavant, une sonde analogue; mais celle-ci était à petite courbure et non à coudure ; elle constituait par conséquent une simple modification, heureuse d’ailleurs, de courbures connues et la réclamation n’était pas fondée. Mercier voulut lui-même rendre son cathétérisme moins offensif et couda des sondes droites de gomme au moyen d’un mandrin métallique. Mais bien qu’il soit malaisé de s’y reconnaître sous un feu croisé de réclamations, Leroy d’Etiollcs semble avoir fait construire les premières sondes-béquilles de gomme à coudure fixe. Mercier ne s’en est pas tenu là et en 1841 il inventa la sonde bicoudée qui, elle aussi, allait être d’un secours précieux. Métallique tout d’abord elle ne fut faite en gomme que longtemps api-ès.X^ers la même époque Eeybard inventait les premières sondes à fixation automatique, qui étaient retenues dans l’urètre l’ime au moyen d’un petit onglet, l’autre par un ballonnet qu’on gonflait d’air ou d’eau (fig 134 et 135).

Fig. 133. — U rétro mi être de Gazenave {Malad. des voies iirin , 1836).

Fig. 134 et 135. — Reybard : Sondes à fixation automatique (Trait, des rétre'ciss. de T urètre, 1833).

LES RETRECISSEMENTS

D’innombrables modifications de détail furent introduites dans la fabrication. Citons celle de Cazenave qui fit fabriquer des sondes molles ou demi-molles d’ivoire décalcifié. Pour apercevoir une découverte importante, il faut aller jusqu’à Gély, chirurgien de îsTantes, qui, conduit par de patientes recherches anatomiques, fit voir en 1854 que la courbure naturelle de l’urètre répondait un arc de cercle bien plus grand qu’on ne le supposait. Les sondes métalliques à grande courbure construites d’après ces données,

d’abord seules employées, ont fait place au mandrin de Gély avec lequel on donne aux sondes-béquilles de gomme une courbm'e - appropriée, et qui se partage avec le mandrin coudé les cathétérismes difficiles chez les prostatiques.

Enfin une dernière découverte, celle-là peut-être plus utile encore que les autres, est due à Nélaton qui imagina la sonde de caoutchouc vulcanisé qui porte son nom. Elle a permis d’épargner aux malades, dans bien des cas, le funeste tour de maître alors encore employé ou essayé par les chirurgiens et beaucoup de praticiens. Le regret de renoncer à cette brillante et dangereuse manœuvre a peut-être contribué à empêcher que le simple et merveilleux instrument de caoutchouc fût accepté d’emblée.

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