‹ Histoire de la Banque nationale [microforme]Chapitre 15 sur 24 · LA · texte numérisé non relu

LA

sout, en général, des contributions ou des emprunts, constituent les attributions de l'administration des finances publiques.

“ La science des finances est encore peu avancée, a dit Joseph Garnier, un des principaux auteurs du dictionnaire de l’économie politique, et cependant elle est une des principales branches de l’économie politique.” Lorsqu'on la connaît suffisamment, dit-il, elle enseigne les moyens de pourvoir aux véritables besoins de l'Etat par ses véritables ressources. Jusqu'à présent, la plupart des gouvernements ont trouvé plus commode de mettre les ressources à la discrétion des besoins, et plus d’une fois ils ont coupé l'arbre pour cueillir les fruits. Ce n’est pas que la science consiste toujours à régler les besoins sur les ressources ordinaires. Cette manière d'agir, qui n'exige d'atlleurs que des connaissances d’un ordre secondure, peut promettre le service du gouvernement. La science des finances bien comprise, doit dominer à la fois les besoins et les ressources. La pr aière question qui se présente est de déterminer quels sont les besoins généraux légitimes, les consommations communes et les dépenses publiques qui en résultent, ou quelles sont les fonctions naturelles et rationnelles du gouvernement.”

“ La fonction évidemment principale (économie politique, troisième édition,) de l'autorité supérieure ou du gouvernement, et par ces mots nous entendons le pouvoir dans toutes les ramifications, c’est le maintien de la sécurité et de la justice au moyen de l’administration, de la magistrature et de la force publique. C’est là le but et la cause des associations nationales, divisées en associations provinciales ou

EN: ee

départementales, composées elles-mêmes d’associations communales dont les diverses autorités exercent par délégation de l'autorité souveraine une partie des fonctions nécessaires. ”

“ De Ià découle la légitimité des dépenses relatives à la confection des lois et à l'existence du pouvoir chargé de veiller à leur exécution ; aux divers corps administratifs d’argents qui transmettent les injonctions et perçoivent les contributions ; à la magistrature chargée de rendre la justicé entre les citoyens et de prononcer des peines contre l’ordre social établi; aux divers modes de répression; à la force publique pour protéger l'indépendance nationale et faire respecter les décisions du législateur, du juge et du pouvoir exécutif.”

‘“ Ces attributions, si on les suppose sagement organisées, toutes ces dépenses, si elles sont bien faites, sont d’une légitimité incontestable et incontestée. Maïs toutes les autres attributions ont été plus ou moins contestées.”” Il serait trop long d'en donner un détail qui serait peut-être incomplet.

Un gouvernement donc ne devrait en général, dans toutes les branches de l’activité et de l’industrie humaine, intervenir avec intelligence et profit que pour faire disparaître des entraves, des abus, et non pas pour les créer lui-même ; pour rétablir la justice, la séc''rité, la liberté, et non pas pour les faire disparaitre. Ceci devrait s'appliquer non seulement à un gouvernement central, mais aussi à un gouvernement provincial ou communal. Ces derniers doivent restreindre leur action et leur compétence aux services dans lesquels la concurrence est impossible et l'industrie privée entièrement inapte.

Page 1