‹ Histoire de la Banque nationale [microforme]Chapitre 16 sur 24 · PRET C PE · texte numérisé non relu

PRET C PE

Inutile de dire que plus un gouvernement se met de besogne sur les bras, plus il a d’administrations à conduire, de directions à donner, de surveillance à exercer, d'entreprises à alimenter et de capitaux à gérer, plus ses agents sont nombreux, plus les frais sont grands, plus ses finances sont embarrassées, plus son passif est sur le point de “accroître, plus la charge du contribuable est grande, plus le mauvais emploi, les gaspillages, les abus ont chance de s'introduire et de se maintenir. Enfin, si l’on en croit les éléments de l’économie politique, plusieurs auteurs, entre autres V. Dunoyer, sur la liberté du travail, et son article Gouvernement ; J., Mill, dans ses principes d'économie politique, liv. V., sur les fonctions du gouvernement, ces économistes concluent à la limitation des fonctions gouvernementaies, à la non-intervention de l'administration dans le domaine du travail et à la simplification de ses rouages; ils reconnaissent avec Gournay la vérité de la maxime “%e pas trop gouverner.” Naturellement ils sont combattus par les écoles socialistes qui veulent absorber toutes les activités dans l’action gouvernementale, transformer toutes les industries en fonctions publiques, et supprimer l’action individuelle et la liberté. Et ne voit-on pas souvent que ces économistes sont aussi combattus par les hommes politiques qui, les uns, dupes de l'illusion, les autres, pour satisfaire à un préjugé, et calmer l'esprit des populations, les autres dans un intérêt personnel et de position ont recours à des prétendusremèdes, et sont cause par là des augmentations des dépenses qui grossissent les budgets ! a

Ce que je viens de dire m'amène à des réflexions

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