CHAPITRE V
ière. .nnée. du règne de Charles^oint , depui, le traité d.
Crespy, jusq"
à son abdication 1544 à I585J
Charles que la dernière guerre avait rnmene en Belgique , y séjourna quelque temps encore , faisant de nouvelles réformes dans les lois et dans les institutions judiciaires , et réslanttout ce qui concernait quelques provinces récemment conquises dans la Partie orientale des Pays-Bas; car il avait arraché la Gueldre à Guillaume de Clèves (1543), et les .eisneuries de Frise et de Groningue , longtemps rebelles'à ses prédécesseurs, s'étaient soumises a lui depuis plusieurs années. Cependant il n'essaya point encore de h^J plus fortement et de transformer en un seul état ce v lei héritage de ses aïeux dont il avait enfin réuni presque toutes es parties (D. H se contenta de rattacher ces diverses conrées à l'empire germanique sous la dénomination commune Z Cercle de Bourgogne, dans le dessein sans doute de les Ice sous la protection de l'Allemagne et de ménager S ses successeurs un appui de plus soit contre les révoltes locales , soit contre l'invasion étrangère.
felte idée, qui rappelait sous quelques rapports les anciens projets de Charles-le-Téméraire, avait été conçue par ïlaximilicn. et dès l'an 1512 ce prince avait fait reconnaître
4 il
„ , ,1 .,0 B0.=6.1ail ,.a. le duché .le Bourgogne, et quelques autres .,„1";" r: Plip'-le^Bon et .0 ci,or.e.-le-Tén.érni.e .tues eu
Iranco.
ce nouveau cercle par la diète de Cologne. Mais l'autorité de Maximilien en Belgique était trop précaire pour que sa décision , à laquelle le pays restait étranger , pût avoir aucun effet réel. D'ailleurs la suzeraineté do lu France sur la Flandre et l'Artois rendait incomplète et illusoire cette réunion des Pays-Bas à l'Allemagne , quoiqu'elle eût été consacrée dans quelques actes officiels (diète de Worms , 1521; paix de Nuremberg, l.'>^). Le traité de Crespy changea cet état de choses. La France ne conservant plus de droits , même nominaux , sur aucune de nos provinces, Charles-Quint pouvait les incorporer toutes à l'empire, et il rendit un décret dans ce sensà la diète d'Augsbourg (1518). C'était proclamer en même temps leur union définitive ; mais pour que ce décret pût avoir un résultat décisif, il aurait fallu obtenir l'assentiment des Belges , et créer en quelque sorte ce cercle de Bourgogne qui n'était encore qu'un mot. Il serait difficile de dire ce qui l'arrêta. Peut-être voulut-il attendre que d'autres questions eussent été décidées (notamment l'électioif de son fds comme empereur) ; peut-être aussi les orages de cette époque prévinrent-ils l'exécution de ses plans.
En effet, la guerre religieuse avait éclaté dès lors en Allemagne plus redoutable encore et plus violente que l'empereur ne l'avait prévu. Les premières hostilités s'étaient engagées en 15i6, après la diète de Ratisbonne , où Charles avait pris une attitude menaçante. Le monarque avait réuni en Bavière une armée qui s'éleva bientôt à quarante mille soldats; mais les princes protestants, ligués contre lui, l'entourèrent avec des forces presque doubles. Dans cette position critique , les vieilles troupes de nos provinces marchèrent à son secours, au nombre de cinq mille cavaliers et de dix mille fantassins. Le comte de Buren , seigneur zélandais quiconduisait ce corps d'élite, parvint jusqu'au camp impérial à travers tous les obstacles , et avec ce renfort le monarque ne craignit plus d'offrir la bataille aux ennemis qui n'osèrent l'accepter. A partir de ce moment tout plia
devant lui , et dans une suite de combats heureux, il accabla suc eivement les chefs des confédérés. Tro.s cents canous .PS -r eux , furent envoyés en Belgique comme un monument de ses victoires (1548), tandis que la d.eted Augsrurgproclamait l'unité religieuse de l'empire et proscr.va.t les doctrines qu'avait prêchécs Luther
MVis l'éclat de ce brillant succès n'éblouissait pas Charles Ouï eï ce prince était trop clairvoyant pour eiivisager itëir sa^s Le profonde inquiétude. Le protestantisme vîrù 1 éîit pas détruit; l'empereur avait eu besom do rùles es forces pour lui tenir tête ; et il commençait a le Ur que sa vie ne suffirait pas à l'accomplissement de son œ eTortlnt ses regards sur l'avenir, il - ^-landait a;.o inquiétude ce qui arriverait après «» '"«rt. l^eim.s lo^„ temps il avait reconnu qu'un souverain ^^^-^^^J^^ P»"^. rait gouverner à la fois l'Allemagne f . «/"«"''f"'^,''^* Lnole N'ayant qu'un seul fils auquel il destinait tous ses èîats hérJdfta les , il avait résolu de laisser l'empire a son nonre frère, Ferdinand d'Autriche. Mais quand .1 crut Srcevoir que la nature ne lui laisserait pas le temps de on' oTder son ouvrage , et que son ^f^^^J^^l par tant d'efforts , n'atteindrait pas la d""^-^"^.;;™™""^ ' .^ Lffravi en songeant qu'il n'était encore victorieux qu a deSt ql'aprèf lui un' souverain plus faible pourrait suc-
'Telle; étaient ses pensées au moment de son triomphe,
et il se enel t d'avoir jadis désigné son frère Ferdinand ,
m^e s^successeur à\'empire. Il eût voulu pnjlonge^
même après sa vie, la puis^a"'^^ ™P«"f .'''.f VZr la ïêle l il songeait à réunir d'avance tout ^^-^'^f ^^ ;: fe de son fils, moins par tendresse paternelle quepar p^tvo politique. Le jeune prince, âgé alors de 21 «"^'^^J""'; été élevé en Espagne , se nommait P'\'''PP;J7;^;„ ° à aïeul; mais la nature semblait >"\»^°'^^ j'^^^r JetJe cette plénitude de vie et de force q"^"r'''''.f ,,^^«2 'on ftge et le sang dont il sortait. 11 paraissait faible de santô