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:m HISTOIRE DE LA BELGIQUE.
et même d'iotelligerice. Son éducation , toute espagnole , lui avait donné une sorte de réserve et de roideur qui le faisait paraître hautain et méprisant à force d'être grave et froid. Presque étranger à tous les exercices du corps , il avait peu de griice dans son maintien et dans ses manières, et comme il ne parlait que le castillan, la gène qu'il éprouvait vis-à-vis des étrangers le faisait juger d'une manière encore plus défavorable. Aussi les ambassadeurs de France n'avaient-ils pas craint de prédire dans leurs rapports secrets qu'il serait incapable de gouverner.
Charles n'ignorait pas lui-même combien son fils était peu doué de ces avantages extérieurs qui gagnent souvent l'esprit des peuples ; mais soit qu'il crût pouvoir le familiariser avec d'autres habitudes, ou Fentourer du reflet de sa propre gloire, il l'appela auprès de lui, pour le faire d'abord reconuaître par ses sujets des Pays-Bas. Le jeune prince passa d'Espagne en Italie , et se rendit de là en Belgique au commencement de l'année 1519. La noblesse et le peuple Taccueillirent avec joie et magnificence. On le promena de province en province et de ville en ville , en l'accablant de fêtes publiques. Anvers seul dépensa cent trente mille écus d'or pour sa réception. Mais une impression pénible se mêlait à ces réjouissances pompeuses : Charles-Quint avait les manières et le langage d'un Belge ; Philippe se montrait complètement étranger à nos mœurs et à notre caractère, accoutumé à l'étiquette glaciale dont les rois d'Espagne s'entouraient, il semblait reculer devant l'expression franche et ouverte de la bienveillance populaire. Naturellement taciturne et ennemi des plaisirs bruyants , il paraissait d'autant plus sombre que la fatigue de ces longues cérémonies était au-dessus de ses forces. Les entrées solennelles , les serments d'inauguration , les banquets et les réjouissances se succédaient de jour en jour , sans lui laisser un moment de relâche. Condamné h un état permanent de représentation et de malaise, son rôle lui était à charge, et on lui savait mauvais gré de la froideur avec laquelle il le remplis-
•. * Rinche on lui avait fait courir la bague et il s'en T\ t IvPr succès • à Bruxelles il fut traîné aux joutes , était tire avec succès, a»""* „i m „„,iraU \p renversa
M \o f avalier espagnol , contre lequel il courait, le renversa et le cava er esi g n^alheureux encore , quand son
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Guise. La fortune lui fut plus propice en Belgique. La ville de Térouenne , que les Français avaient reconstruite , fut prise après un long siège, et rasée pour la seconde fois. Hesdin , après avoir été enlevé par les ennemis , retomba également dans les mains des Belges (1553). 3Iais l'année suivante, Henri II, à la tète d'une puissante armée, envahit la province de Namur, prit et ruina Bouvines et Dinant , et passant dans le Hainaut bnila Binche et .Mariemont. Cependant Charles-Quint le fit reculer, et après quelques combats de peu d'importance, les efforts des deux partis se ralentirent. La campagne de 1555 ne fut plus remarquable que par la construction des deux forteresses de Charlemonl et de Philippeville , destinées à défendre la frontière de ce côté.
Si les chances de la guerre avaient été assez peu favorables à l'empereur, sa politique avait remporté pendant ce temps un dernier avantage. L'Angleterre venait de tomber sous le sceptre de la reine Marie , fille de Henri VIII. Charles-Quint la fit demander en mariage pour son fîls> qui se trouvait alors veuf d'une première épouse, et sa proposition ayant été acceptée (1554), l'on vit avec surprise le jeune prince, qui rachetait par l'énergie d'une volonté forte les désavantages d*une nature ingrate et d'une éducation imparfaite , prendre tout à coup un empire absolu sur l'esprit de sa nouvelle compagne , et montrer par ses efforts pour saisir le sceptre dans ses propres mains , qu'il se sentait capable de le porter. Marie lui eût cédé l'autorité toute entière sans l'opposition du parlement qui redoutait en lui un souverain accoutumé aux manières hautaines et au gouvernement impérieux des princes espagnols. Il obtint des Anglais le titre de roi ; mais la jalousie nationale ne souffrit pas qu'aucu pouvoir fut attaché à son rang.
Malgré cette restriction les résultats de l'alliance qu'il avait contractée pouvaient devenir immenses. Charles les avait tous mesurés, et par une conveution expresse , il avait sti, pulé que comme Philippe avait déjà un flis , issu de son
précédent mariage, et qui devait hériter de l'Espagne et deritalie, l'aîné de ceux qui naîtraient de cette deux.eme un on ur it en partage l'Angleterre et les Pa, s-Bas afin qL ces deux contrées, unies par leur «'t"«\-" « , JJ! «ombreux rapports, demeurassent inséparables. Lha. les re- •Ï donc e'Lre à sa première idée de détacher nos provinces de la monarchie espagnole. Il s mquietait de In TpaUbilité des deux peuples qu.l ^^1;^::^^:^ en les gouvernant, et Q^^f J^^, ^l^t^d^^M trait cette séparation a la Belgique connue m
%et ^etmpi^Fésie mariage de Philippe, son père, qui
seS ses forces décliner, le rappela à ^^-^^f^^^^^^ convoqué dans cette ville les états du pa^^ , J ab^^^» 1« gouvernement de nos provinces en sa «;«" i-^;^;;^
L 1555). Il lui remit Vannée f"f »"^'^J>8;";f;fàTe ! de l'Esoasne, et envova les emblèmes de 1 empne a 1er d nand rTno'nçant lui-même à toutes les gran -js f^ monde nour aller passer ses derniers jours dans la ctia.te. Ta^ itScÏoixpource dessein du petit couvent de W- Just , situé dans une vallée de l'Eslramadm . Ce ut la qu'il se rendit à son retour en Espagne (If^»' " ™ Score deux ans, dans une tranquilUt profonde «do^^-^
les usages simples et les pratiques ^f"^^'^''\^''J^"^^l dont il partageait l'asile. Mais les fal.gues de sm, .c,ne Pavaient épuisé , et il s'éteignit le 21 septembre loo8.
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RÈGNli DE LA MAISON 1) Al TRICHE.