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:m HISTOIRE DE LA BELGIQUE.
Les députés , pris à part les uns après les autres , se montrèrent infleiibles : ils refusèrent d^accorder de l'argent et ron ne reçut d'eux que des plaintes et des remontrances. Telle était l'amertume de leur langage que Réquescns fut effrayé delà fermentation qu'elle révélait. Dieu nous garde, s*écria-t-il, de pareils états ! Un moment il parut désespérer de l'avenir. Cependant il fit une réponse assez favorable aux demandes qu'il avait reçues , et obtint des promesses
de subsides.
Un échec assez grave vint encore rendre sa position plus alarmante. L'armée qui assiégeait Leyde était à la veille de forcer la place après ravoir tenue enfermée pendant cmq mois , lorsque les Hollandais, rompant les digues voisines, inondèrent le pays. Les troupes royales se trouvèrent alors comme assiégées à leur tour ; car Boisot et ses manns amenaient leurs navires jusque sous les murs de la ville à la faveur des grandes eaux, canonnaicnt les soldats dans leur camp , et les chassaient de poste en poste. H fallut songer h la retraite, et elle ne se fit pas sans danger à travers len campagnes déjà submergées (octobre la74). La perte d'hommes ne fut pas très-considérable ; mais on ne sauva rien du matériel de l'armée , et il ne restait aucun moyen de le renouveler. Aussi Réquesens ne chercha-t-il plus qu'à ouvrir des négociations. , „ n ^
Les conditions qu'il fit proposer aux états de Hollande et de Zélande étaient une amnistie entière et générale , la restitution de tous les privilèges et de toutes les propriétés, en un mot le rétablissement du vieil ordre de choses; mais le roi , qui autorisait toutes ces concessions, ne consentait pas à tolérer l'exercice public du nouveau culte , et les Hollandais, de leur côté , exigeaient la liberté religieuse comme la première base de tout arrangement pacifique. Ce n'était pas que le protestantisme fût adopté par tous : au contraire , les états déclarèrent eux-mêmes vers cette époque que l'immense majorité des habitants en Hollande et en Zélande étaient encore les uns ouvertement catholi-
ques , les autres attachés en secret à la religion de leurs pères. Mais les événements politiques avaient mis les charges et le pouvoir dans les mains du parti opposé, dont l'extrême exaltation augmentait la force et l'influence. La paix se trouvait donc impossible , et des deux côtés on reprit les armes dans le cours de l'année 1575.
Ce fut alors que le commandeur forma l'entreprise la plus hardie et la plus surprenante que put conseiller le courage ou le désespoir. La flotte d'Espagne n'arrivait point ; la marine zélandaise , chaque jour plus redoutable , interceptait les communications ; le commerce d'Anvers était ruiné , et le mécontentement des provinces allait en croissant. Réquesens prend la résolution d'attaquer la Zélande sans vaisseaux. Dans la nuit du 28 septembre, pendant rheure de la basse marée , dix-sept cents soldats d'élite , Espagnols, Wallons et Allemands, se bazardent à traverser le bras de mer qui sépare l'île de Schouwen de la côte. Le passage se trouvait guéable en effet ; mais seulement pendant les basses eaux. La tète et le corps de la colonne franchirent le passage : l'arrière-garde , forte de cinq cents hommes, fut engloutie toute entière. Mais ceux qui avaient traversé , soutenus par quelques habitants royalistes, et ensuite par des renforts successifs , se rendirent maîtres de l'île , et assiégèrent la ville de Zierickzée. Elle résista longtemps; mais les Zélandais ne purent réussir à la délivrer, et Boisot lui-même périt en essayant de la secourir. Les habitants capitulèrent enfin après avoir épuisé tous leurs moyens de défense (juin 1576).
Le gouverneur ne fut pas témoin de ce dernier succès. Une maladie aiguë l'avait enlevé en quelques jours (5 mars), et à peine avait-il eu le temps de désigner pour prendre sa place les comtes de Beiiaymont et de Mansfeldt. Sa perte fut vivement ressentie dans un moment où son habileté seule suppléait à tout le reste. Il avait commencé à rétablir les affaires et à calmer l'irritation. iMais après sa mort, les deux comtes, peu capables de lui succéder, ne furent
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point reconnus par les états de Brabarit, et il y eut une sorte d'interrègne pendant lequel le conseil d'état prit en main l'autorité. Ce cor|)s se composait alors de iieut membres, parmi lesquels deux Espagnols. Les Brabançons n'approuvèrent point les droits qu'il s'arrogeait et demandèrent la convocation des Etats-généraux. Ainsi se manifestaient les germes d'une opposition intérieure dont on n'appréciait pas encore la gravité.
Philippe commit alors une grande faute en montrant de l'hésitation. Ce monarque, auquel l'expérience et l'application avaient pu donner l'intelligence des affaires et qui déployait souvent une profonde connaissance des hommes et des choses, n'avait pas réussi à vaincre une certaine timidité naturelle, voisine de la méfiance, qui retardait toujours chez lui l'accomplissement des résolutions les plus essentielles. Il ne put se décider sur le choix de l'homme auquel nos provinces devaient être confiées , et confirma provisoirement l'autorité du conseil. C'était mécontenter les états de Brabant qui lui avaient adressé des représentations à ce sujet ; mais surtout c'était laisser le pays sans chef et sans défenseur dans l'instant même où se préparait une nouvelle crise : car il ne fallait attendre d'un corps de neuf personnes ni l'unité de vues , ni la promptitude d'action , ni l'énergie et l'ascendant que demandaient les circonstances.
Le pouvoir du conseil d'état fut de courte durée , et des séditions militaires mirent bientôt un terme à l'existenct^ même de ce corps. Les troupes espagnoles qui venaient de prendre Zierickzée, réclamaient vingt-deux mois de solde. Elles commencèrent par s'emparer d'Alost comme d'une place d'armes, et mirent à contribution cette ville et la contrée environnante. A cette nouvelle , Bruxelles s'arme et le conseil d'état déclare que les soldats mutinés doivent être traités en ennemis. Mais la haine populaire, soulevée déjà contre oe corps souverain , peut éclater avec toute sa violence, à la faveur du tumuHe et de l'agitation.
Malgré son décret contre les Espagnols , le conseil est assailli et ses membres jetés en prison par un parti qui s'est formé dans la ville et qui correspond avec le prince d'Orange (septembre). Alors les états se rassemblent dans les diverses provinces , et partout ils se mettent en possession du gouvernement. Des mesures de vigueur sont décrétées pour tenir tête à une soldatesque sans frein : on nomme des généraux ; on lève des forces, et l'on proclame la ijuerre entre le pays et l'armée. ""
Dès le premier moment de cette révolution subite les provinces belges n'hésitèrent pas à traiter avec la Hollande. Un arrangement pacifique avait toujours été le vœu général et les Etats-généraux l'avaient hautement exprime en 1574. Mais il était déjà difficile que l'on pût s'entendre avec le parti qui dominait dans ces contrées voisines et jadis alliées : car le but n'était pas le même des deux côtes. Le mouvement qui se manifestait en Belgique n'était qu'une réaction contre l'influence espagnole. Le pays voulait se gouverner et se défendre lui-même , et le sentiment d'indépendance nationale animait seul tous les esprits Mais la question religieuse n'était pour rien dans cet élan du peuple. Les états avaient déclaré sincèrement «qu'ils voulaient persévérer dans l'ancienne religion sans permettre aucun changement en icelle. « On ne songeait pas non plus a contester la souveraineté du roi : il ne s'agissait que de maintenir les vieilles libertés politiques de la nation , qui n avait jamais supporté la tutelle étrangère.
Les provinces du Nord venaient au contraire de montrer , en rejetant les propositions de Réquesens , que le protestantisme était pour elles l'objet capital de la révolution. Elles affectaient euQpre de respecter les droits du roi • mais en réalité elles le regardaient déjà comme un ennemi! Des 1 année précédente Guillaume de Nassau , qui les dirigeait alors à sa volonté, avait déclaré aux états de Hollande et de Zélande qu'il fallait se résigner à une soumission complète a Phdippe, ou se mettre sous la protection de quel-
que autre souverain. Le choix n'avait pas été douteux , et Ton avait entamé des négociations pour placer les deux provinces sous le protectorat de rAngleterro. Ainsi départ et d'autre on était loin d'avoir les mômes vues; les Belges ne demandaient rien qui ne fut légal et conforme aux droits publics du pays : les Hollandais voulaient un changement total , qu'ils ne pouvaient jusliiier qu'en posant des principes nouveaux et des maximes qui n'avaient pas encore
été reconnues • .
Cependant nos villes, sans attendre la conclusion du traité d'alliance , voulurent réprimer les excès des Espagnols. Elles se croyaient assez fortes pour repousser seules cette milice étrangère qui leur était devenue si odieuse ; mais c'était une entreprise plus dilticilc qu'on ne l'avait d'abord pensé. Toutes ces vieilles bandes réparties sur les divers points de la contrée se réunirent pour soutenir la lutte contre les populations. Le seigneur de Glimes, gouverneur du Brabant , ayant attaqué avec ses nouvelles h^vées un corps de cavalerie espagnole, fut complètement défait aux environs deLouvain. Les bourgeois deMaestricht avaient chassé leur garnison; une partie des troupes marcha sur cette ville, y pénétra et la mit au pillage. Enfin, le 4 novembre, la garnison d'Anvers, renforcée par un détachement venu d' Alost, attaque les habitants , massacre tout ce qui se présente devant elle , pille ou rançonne les maisons , brûle un quartier de la ville , et ne s'arrête qu'après trois jours de carnage et de dévastation. Le nombre des morts fut de sept raille ; l'incendie avait dévoré cinq cents habitations ; et quant aux pertes, elles étaient incalculables. Quelques
(1) Cestun fait remarquable que pour légitimer 1 union dUtrecht il fallut proclamer les principes qu adopta au xviii.« siècle rassemblée conslltuanle. Le droit des Hollandais ne consistait en réalité que dans la volonté du plus grand nombre.
auteurs les ont évaluées à huit millions de florins, qui représenteraient aujourd'hui cinquante millions de francs.
Ce grand désastre , qui acheva de ruiner le commerce , eut pour effet de hâter l'alliance définitive de toutes les provinces. Des négociations avaient été ouvertes dans ce but, et c'était à Gand que les envoyés belges et hollandais se trouvaient assemblés. Toutes les divergences d'opinion disparurent devant la nécessité de mettre un terme aux malheurs publics , et dés le 8 novembre la Pacificallon de Gand fut signée. Les provinces se promettaient appui et secours pour chasser du pays la soldatesque étrangère : le culte protestant était provisoirement toléré en Hollande et dans les contrées adjacentes jusqu'aux mesures à prendre par les Etats-généraux : les biens du clergé catholique dans cette partie du pays devaient lui être restitués; et les états indemniseraient en commun Guillaume de Nassau des dépenses qu'il avait faites par le soutien des libertés nationales.
11 est probable qu'en accédant à ces conditions le prince d'Orange, dont les députés hollandais suivaient l'avis, s'était flatté d'obtenir bientôt assez d'influence sur les états et sur le peuple pour devenir maître des affaires : car cette espérance seule nous explique la position douteuse et précaire qu'acceptaient les provinces du Nord, en remettant toutes les (lueslions vitales à la décision d'une assemblée où leurs représentants seraient en minorité. La divergence qui régnait au fond des idées et des choses, ne pouvait être que passagèrement masquée par les principes de tolérance sur lesquels s'appuyait la pacification. Il est juste de dire que Guiflaume soutint fidèlement ces principes tant qu'il eut quelque autorité sur les Belges ; mais en Hollande, même l'égalité fut toujours refusée aux^plus faibles par les plus forts. Ainsi l'union qui venait d'être proclamée ne pouvait être qu'une mesure de transition, à moins que l'un des deux partis ne parvhit à dominer l'autre , et à régner sur le pays tout entier. Quant aux chances d'une pareiHe domination , elles étaient toutes pour ceux qui étaient
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déjà maîtres des provinces septentrionales. La rapidité avec laquelle le calvinisme s'était répandu dans une partie de nos villes en 15G6, devait faire prévoir le succès de nouvelles prédications. Les troupes protestantes, au service de la Hollande et de la Zélande , étaient conservées , tandis que Ton renvoyait les soldats catholiques du roi. L'Allemagne et TAngleterre continuaient à soutenir leurs anciens alliés ; la France était divisée et indécise , et les Belges eux-mêmes rejetaient les secours de l'Espagne. Dans cet état des affaires il semble qu'il ne fallait au protestantisme qu'un peu de temps pour acquérir la supériorité.
Mais ce temps lui manqua : car à peine le traité de pacication était-il conclu que Ton apprit enfin l'arrivée dans le Luxembourg d'un nouveau gouverneur-général nommé par le roi. C'était don Juan d'Autriche , fds naturel de Charles- Quint. Ce prince encore jeune, mais déjà célèbre par son courage et par la défaite de la flotte turque à Lépante, avait toutes les qualités qui attirent le respect et l'affection. Ses instructions étaient favorables au pays : Philippe lui avait permis d'accorder aux Belges tout ce qui était compatible avec les intérêts de la religion ; et un caractère généreux et conûant portait don Juan à faire largement usage de ce droit de concession qu'il avait obtenu. Arrivé quelques mois plus tôt , il aurait peut-être réussi à prévenir la défection prochaine de la Belgique ; mais les délais apportés à son choix avaient causé un mal irréparable.
Malgré l'irritation produite par le pillage d'Anvers, ses premiers actes Grent une impression profonde sur les esprits; il annonça la convocation immédiate des Etats-généraux et donna l'ordre aux troupes de cesser partout les hostilités. Les soldats obéirent : l'arrivée d'un représentant du roi les tirait de cette situation périlleuse où les avaient jetés l'anarchie et leurs propres excès. Pour les états des provinces , qui se trouvaient investis de l'autorité , ils balancèrent un moment. Ceux du Brabant consultèrent Guillaume de Nassau sur l'admission du nouveau gouverneur. Guillaume les
engagea à la défiance ; il était évident que son parti aurait tout perdu à un arrangement des affaires qui eût transporté le pouvoir à ce fils de Charles-Quint , contre lequel il ne pouvait s'élever aucune prévention, et qui joignait des qualités brillantes à un caractère modéré. Les Brabançons montrèrent de grandes exigences ; ils posèrent pour condition à la reconnaissance de don Juan le départ des soldats étrangers, la démolition des citadelles, et la confirmation du traité de Gand. Le jeune prince, qui se tenait à Marche en Famènes , balança un peu avant de souscrire à toutes ces demandes; mais il finit par y donner son consentement , et tout obstacle se trouvant ainsi surmonté , il entra en Brabant , et fut accueilli avec joie par les populations épuisées (mai 1577).
Les forces espagnoles partirent au mois d'avril ; les forteresses qu'elles avaient occupées furent remises aux soldats belges , et don Juan vint résider à Bruxelles où il n'épargna rien pour se rendre populaire. Mais pendant ce temps le prince d'Orange grossissait ses troupes , mettait garnison dans les places de guerre , se préparait ouvertement à une prochaine rupture. Aux représentations que lui fit adresser le gouverneur, il répondit que les provinces du Nord ne reconnaissaient pas le traité conclu par les Brabançons , et que d'ailleurs les soldats allemands n'étaient pas encore renvoyés ni les citadelles démolies. Ses partisans répandaient des soupçons sur la bonne foi de don Juan, et celui-ci se vit insulté par le peuple à Bruxelles même. Il était isolé, sans influence sur les états , et trop peu habitué aux orages politiques pour savoir supporter en silence les refus et les humiliations. Il perdit patience , et résolu à tirer l'épée pour le maintien de son pouvoir, il surprit la citadelle de Namur, et se hâta de rappeler autour de lui ce qu'il lui restait de soldats (juillet 1577).
Cette brusque résolution fit évanouir toutes les espérances de paix. Les états appellent à eux le prince d'Orange qui est nommé Ruwart de Brabant ; mais comme une partie
de la noblesse belge se montrait peu disposée à lui obéir, Ton s'adresse à l'empereur Rodolphe , petit-fils de Ferdinand , et on lui demande pour gouverneur son frère l'archiduc Mathias d'Autriche. L'empereur hésitait : l'appât d'une position si brillante séduisit le jeune archiduc alors dans sa vingtième année ; il s'échappa de Vienne, et arriva en Belgique vers la fin d'octobre. Son âge et son inexpérience le rendant incapable de gouverner, il ne fut qu'un instrument dont se servit Guillaume, auquel demeura toute
l'autorité réelle.
Alors commença une effroyable confusion. Don Juan qui avait rappelé toutes ses troupes, battit l'armée des états à Gembloux (31 janvier 1578) et la dispersa presque entièrement. Pendant qu'il profitait de cette victoire pour s'avancer au cœur du Brabant et du Hainaut, où il soumit quelques places, ses adversaires appelèrent à leur secours, sous le titre singulier de Proteceur de la liberté Belgique , le duc d'Alençon , frère du roi de France. Ce prince , qui aspirait à remplacer l'archiduc, accourut avec une armée française , et prit Binche et Maubeuge. Bientôt la lutte recommença dans l'intérieur du. pays, les états ayant mis sur pied de nouvelles forces , qui tinrent tète à don Juan ^t remportèrent quelque avantage sur lui dans le combat ae Rimenant (près d'Aerschot). Un grand corps de troupes protestantes était arrivé d'Allemagne sous les ordres du comte palatin Jean-Ca imir. Dans la Flandre il s'était , formé un parti protestant dont la ville de Gand était le foyer et qui débordait de là sur la contrée environnante, tandis que les gentilshommes de l'Artois et du Hainaut se liguaient sous le nom de mal-contents pour la défense de la religion catholique. Ai?îsi la Belgique ciîtière était livrée à la discorde et à la guerre civile. Don Juan d'Autriche , sur qui reposaient naguère tant d'espérances , semblait lui-môme découragé. Au milieu des orages qui grondaient de toutes parts, ce jeune prince tomba subitement malade et mourut au bout de quelques jours (1." octobre 1578). Il avait
montré sur le champ de bataille la valeur d'un héros , et ses nobles qualités le rendaient cher à tous ceux qui l'entouraient ; mais peut-ôtre l'éclat môme de son courage et la loyauté de son cœur le rendaient-ils moins propre à figurer dans une lutte où les dissentions politiques mêlaient aux attaques ouvertes les sourdes manœuvres et les calculs profonds.
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