XVIII PRÉFACE
être au paradoxe ; mais cela ne nous empêchera point de dire et de répéter autant de fois que possible, ce que nous croyons être une irréfragable vérité.
Quels que soient les caractères distinctifs de ces deux partis politiques essentiellement opposés dans leurs principes et dans leurs fins, il est certain que chacun des deux forme ûtSe partie intégrante de la société. Nous devrons donc les considérer comme deux éléments essentiels de la politique, lorsque nous voudrons en faire une science positive, c'est-à-dire, propre à formuler une règle de sûreté pour les États.
Si ce résultat n'a pas encore été obtenu parmi nous ; si la permanence de l'état révolutionnaire, au sein de l'Europe, sème l'inquiétude dans les meilleures intelligences de tous les pays, c'est que l'on comprend enfin d'où vient le péril. Or, ce péril émane de la fausse direction que l'on a imprimée à ces deux grands partis ; et l'on craint, par le temps de routine qui court, que l'histoire d'hier ne soit l'histoire de demain.
Rassurons-nous donc mutuellement et regardons l'avenir sans crainte, mais sans optimisme. Après avoir vu, depuis trois siècles, chacun de ces