CHAPITRE III
Noméuoé. — Erispoé. — Salomon III. — Pasquiten el Gurvand se partagent la royauté. ^ Fin de la royauté en Bretagne.
Giiy-6-Marc'h , élu roi de Hretairnc pn 818 par les seigneurs et le peuple, qui ne pardonnaient pas à Noménoé d'avoir accepté le commandement du pays des mains de Louis le Débonnaire , fut assassiné en ^5; tous les regards se tournèrent alors vers Noménoé. La fortune abandonnait enfin les empereurs; le vaste empire de Chariemagne venait d'échapper aux faibles mains de sou lils , que ses propres enfanta avaient jeté dans un cloître, après l'avoir dépossédé.
Profitant de ces dissensions, les llretons conçurent l'espoir de i*econquérir leur lilierté, et ils allaient demander à Noménoé de vouloir bien être leur chef, quand des pirates danois inondèrent la contrée et y jetèrent une fois de plus le désordre et la guerre. Noménoé sentit que Finstant était venu où le sort de son pays dépendait du succès de ses armes, et que le sceptre royal serait le prix de la victoire. Une grande bataille se li^Ta près de Tréguier; l'artion fut sanglante , et le nom])re des morts presque égal de part et d'autre. Pour gagner du temps, Noménoé proposa uu traité aux Danois ; ils ne lui demandèrent que des vivres , et promirent de ne plus ravager les côtes de la Bretagne.
Bientôt une volonté unanime décerna la couronne au sauveur du pays, trop longtemps méconnu. Noménoé coramen(*a par bannir tout ce qui rappelait les institutions
impériales^ et par rendre à sa patrie ses andeimes et chères libertés. Ayant purgé la Bretagne de ses oppresseurs, il se rendit à Rennes, dont il fit relever les fhurailles. Sur ces entrefaites Louis le Déhonnair*» mourut , et Charles le Chauve, l'un de ses trois fils, uiuuta sur le trône paternel. Charles avait auprès de lui deux seigneiu's ambitieux, Lambert et Reuaud, qui avaient puissamment servi sa cause : tous les deux lui demandèrent en récompense le comté de Nantes, sur lequel Lambert, comte des Marches nantaises, croyait surtout posséder des droits mieux établis. Oiaiies crut mieux faire en donnant ce comté à Keaaud , et en lui confirmant de plus celn] de Poitiers. Lambert, exaspéré, quitta la cour du nouvel empereur, et se rendit auprès de Noménoé, dont il voulait se faire un vengeur.
Noménoé embrassa la cause de Lambert, et leva aussitôt des troupes dont il donna le commandement à Erispoé, son fils, aliu de s'emparer du comté de Nantes, que Charles avait donné à Heiiaiid. il y eut un euiubat sanglant sur les Ix)rds de la Vilaine, entre Renaud, à la tête d'une armée composée de Francs, et les Bretons , commandés par Erispoé et par Lambert. Renaud fut vainqueur dans une première attaque ; mais Lambert , étant accouru au secours des siens , battit Renaud à son tour, et le tua dans le combat.
Après c^tte victoire, Noménoé prit hautement le titre de roi de Bretagne, et Lambert marcha du côté de Nantes avec sou armée victorieuse. Les Nantais, qui n'étaient pas en état de lui résister, lui ouvrirent leurs portes, et il prit possession d'un gouvernement qu'il avait si ardemment désiré* Mais quelque temps après, ayant congédié se8troLii)es, il se vit lii.iUraité par les Nantais et contraint de prendre honteusement la fuite.
Le dépit que lui causa cet affront le poussa à la funeste résolution d'introduire les Normands dans la Bretagne. 11 alla les trouver sur les côtes de Neustrie , et enflamma leur cupidité , en leur disant qu'il y avait dans la ville de Nantes des richesses immenses. Animés par l'espérance du butin, ils s'embarquèrent aussitôt sous la conduite de Lambert, et en peu de temps, leur tlotte, composée de 67 vaisseaux, parut en vue de Nantes. La ville, attaquée vigoureusement
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et faiblement détendue, fui bifiitôt prise d'assaut. La plupart des habitants se réfugièrent dans la grande église et s'y enfermèrent. Les baJbares, après avoir rempli toute la ville de carnage et d'honeur, attaquèrent Féglise, dont ils brisèrent les fenêtres et les portes. Leur fureur se tourna principalement contre les clercs , les moines et révèque, qu% passèrent tous au fil de Tépée. Ils pillèrent ensuite les trésors et les ornements de l'église ; et dès le soir même ils remontèrent sur leurs vaisseaux, n'ayant employé qu'un jour à cette fatale expédition. Lambert , qui s'était si impitoyablement vengé des Nantais, n'eut pas de peine à s'emparer une seconde fois d'une ville saccagée et réduite au plus déplorable état; mais il fut loin de s'avouer l'auteur de ce désastre. Il plaignit beaucoup les habitants , et leur dit qu'en le chassant ils étaient demem'és sans défense et s'étaient attiré ce malheur.
Tandis que les Normands ravageaient le pays de Nantes, Noménoé, sans être dlntelligence avec eux, entra sur le territoire de Rennes et se rendit maitre de la plus grande partie du pays. L'année suivante, Noménoé et Lambert ra* vagèrent les terres des Francs, Tmi jusqu'au Mans, l'autre jusqu'à Angers. Ce fut en vain que Charles les menaça de venir fondre sur eux avec toutes les forces d'Allemagne et d'Italie. Noménoé , peu effrayé (]<» ses menaces , passa la Loire, entra dans le Poitou et ravagea tout le pays de Maulges.
Charles s'avança du côté de la Bretagne , à la tète d'im corps considérable de Saxons et de Francs , dans la réso« lution de punir la révolte de Noménoé. H traversa le Maine
et une partie du pays de Rennes, et vint camper sur le hord de la rivière d'Oult. Il trouva Noménoé prêt à le recevoir; on en vint bientôt aux mains. Le lien où se donna la bataille, est une plaine maréca^çeuse entre l'Oult et la Vilaine^ près d'nn endroit qui s'appelait autrefois Ballon, La principale force des Bretons consistait en cavalerie ; leurs chevaux étaient vigoureux , et les cavaliers n'étaient armés que d'un pot de fer, d'une cotte de mailles, d'un grand bouclier et de quelques javelots , armure convenable pour attaquer en \oltigeant,ce qui était la manière decombatti-e
tt HI6TOIR£ DE LA BaSTAfiKË
dftf? Bretons. L*»s Francs étaient à pt?u près équi|>és de la même façon; mai- punr armes ofl'ensives ils portaient des demi-piques, longues de six pieds , appelées angmis, et des épées \Bi$es, courtes et sans pointe. Les Saxons , qui foi^ maient l'avant-garde de rarmée de Chaiies, furent d'abofd enfoncés , ce (jui détermina la défaite des Francs. Cependant on se battit encore le lendemain^ et l'avantage fut pareillement du eôté des Bretons. Charles, épou\aaté, prit alors la fuite, et à la faveur de la laui ii >e ix'tira au Maîis :uer sou fils , l'abbé de SaintrMartm de Tours. Le lendemain luatiu , l'armée française, ayant appris la retraite de Charles, ne songea ]dns qu'à suivre son exemple.
Cette glorieuse joumée acquit à Noménoé une réputatioQ qui franchit les limites de ses États, et le fit connaître des nations étrangères. Charles acheta la [in\ a toi ce d'argent, et les Francs perdirent poui* longtemps le désir de dédarer la guerre aux Bret^ms.
Tout répondait aux vœux de Noménoé : il avait rendu la paix à ses peuples, son front rayonnait de gloire; mais il y manquait encore l'onction sainte, et roi de fait, il désirait que TÉglisc ratitiât par ses augustes cérémonies 1 1 \uluiité du Ciel en sa faveur. En 849 , quatre ans après la victoire décisive de liallon, tous les évéques de Bretagne se réunireut à Doi, et le sacre s'accomplit par les mains de l'archevêque Festinianus, avec autant de pompe et de magnificence que les rois des Francs en mettaient à cette solennité. EUe eut lieu aux acclamations des guerriers et du peuple , dont Noménoé était chéri. On remit au prince Tannean royal, représentant la foi qu'un souverain doit garder à la chose publique; les bracelets, symbole des bonnes œuvres qu'il doit accomplir; la verge, ou main de justice; le manteau de pourpre, emblème de la piueté et de l'innocence du cœur ; le sceptre, signe de ])uissance et de protection. L'archevêque entin lui posa sur la tète une couronne d'or enrichie de pierres précieuses.
A partir de ce moment , la guerre se ralluma avec plus de force que Jamais entie Ch^rle6 le Chauve et Noménoé. Celui-ci entra dans l'Anjou , prit Angers et ravagea tous les environs de cette ville. 11 lit aussi une irruption dans )e
AKCl£NNK £T MOD£fiN£. Il
Maine. Charles, de son côté, pénétra dans la Bretagne, et
reprit Rennes et Nantes, dont le prince breton svUùi eiiipaic. Noîiitiioé, à cette nouvelle, i*evint aussitôt eu Bretagut^ accouipagué de Lambert : Charles ne jugea pas à propos d'attendrp son ennemi. Les garnisons qu'il avait laissées dans les deux villes ne se défendirent point; elles se rendirent dès la première attaque, et furent faites prisonnières de guerre. Noménoé et Lambert allèrent aussitôt assiéger le Mans, dont les habitants furent contraints de se rendre. Les principaux furent envoyés en Bretagne , et le reste fut désarmé.
Pour empêcher les Bretons de pousser leui*s conquêtes plus loin , Charles résolut de donner i Robert le Fort le gouvernement des provinces entre la Seine et la Loire.
Cependant Noménoé , apr»*s six mois de r<»pos , traversa l'Anjou, et s'avança jusqu'à Vendôme. Il était près d'entrer sur le territoire de Chartres , lorsqu'il fut attaqué d'une maladie qui Teuleva en peu de jours. Ainsi mourut le plus puissant prince qui eût encore régné en Bretagne.
Noménoé laissait trois fils : Érispoé , qui lui succéda ; Gurvand, comte de Rennes, et Pasquiten , comte de Vannes.
Érispoé était brave, jrénéreux et savant dans l'art de la guerre. La première année de son règne fut signalée par une grande victoire qu'il remporta sur Charles le Chauve ^ lequel^ après la mort de Noménoé , avait pensé que le temps était Tenu de se venger des Bretons. L'empereur dut s'estimer heureux d'avoir conservé la vie et la liberté , et d'accepter la paix que lui dicta le roi de Bretai^aie.
Salomon avait toujours témoigné beaucoup de respect et de soumission à l'égard de Noménoé , son oncle; et de son vivant il n'avait point songé à faire valoir les droits de sa Oaissanee. Mais, après sa mort, il traita Érispoé d'usurpateur, et prétendit, conune fils du frère aîné de Noménoé, que la couronne lui appartenait de droit. Charles, à qui il paraissait avajitaireux d'entretenir la division en Bretagne , appuya les prétentions de Salomon, malgré le traité qu'il venait de conclure, et lui adjugea le tiers de la province. La guerre s'ensuivit entre Tempereur et Érispoé ; Charles, plus heureux dans celle-ci que dans les autres , contraignit
n HISTX)IRC DE LA BRETAGNE
Érispo« d'abandouiier au moins à Salomon le couitc dt* Hpîitips.
Comme Salomon aspirait à un plus haut rang, sou ambition fut peu satisfaite du dernier traité conclQ en sa faveur. Cette ambition fut réveillée par l'alliance que Charles projeta entre Louis son fils, et la fille d'Érispoé,
héritière; présomptive de la couronne de Breta^nie. Le mariage était près do s'ncromplir, lors(jut» Salomon forma le plus odieux ooniplot conli t' son cousin ; secondé par un seigneur nommé Âlmar, il attaqua Érispoé dans une église, et le tua sur Tautel même. Telle fut la triste fin de ce prince , (pii ne régna que six ans.
Charles, à la nouvelle de Tassassinat d'Érispoé, s'avança en Bretagne avec une armée, pour venger, disait -il, la mort de son allié ; jiiais Salomon le gagna tellement par ses soumissions , que rtMiiporeur lui confirma par un traité la souveraineté de toute la Bretagne.
Salomon s'eflbrça de conquérir l'amour de ses peuples, et de faire oublier le crime auquel il devait le trône.
Les affaires l i .nice étaient alors dans la plus grande confusion. Les seigneurs, qui n'ohéissaieiit qu'aver peine à Charles, résolurent d'appeler Louis roi de Germanie, sou frère, prince qui avait paru jusque alors sage et prudent, et de se soumettre à lui : ils s'y croyaient autorisés par \é testament de Charlemagne , qui permettait à la nadon de se choisir pour maîlr*) c^dui de ses enfants qui lui plairait davantage. Les rhofs de la conjuration étaient Robert le Fort, Eudes, les deux Hervez, et un grand uoinbre d'autres seigneurs, qui se retirèrent auprès de Salomon et le reconnurent pour leur chef. Ce prince , à la tète des rebelles , entra dans le Maine avec une armée nombreuse, afin d'en cbasser Louis , fils de Charles. Louis , épouvanté , prit V bientôt la fuite , et mit la Seine entre eux et lui.
Cependant Charles , après avoir tenté inutilement toutes les voies d'accommodement , résolut enlin de livrer bataille au roi de Germanie; mais au moment de combattre , il se vit abandonné et contraint de fuir en Bourgogne. L'autorité épiseopale fut son salut ; les évéques refusèrent de rwjon-^ naître Louis, et exconnnunierent les seigneurs qui l'avaient
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appelé. Le Ois de Charles^ qui s'était molté çoutrû son père, abattu par deux défaites^ rentra dans son depmr, se repentit et se soumit à la correction des évéques., qui ravaient enveloppé dans rexeommunîcalion fulminée contre le frère
de Charles. Celui-ci pardonna à, sou fils, niais il ne lui rendit point son duché du Maine; Louis fut ohli^ô de S3 cûut43uter du comté de M^aux et de l'abbaye de Saint- C^pin.
Tous les.ponfédiérésjque Louis de Gei^nanie s'était aliénés eu laissant les .Normands pill^ le pays , se soumirent à Charles y quand ce prince eut chassé son frère.
• Salomon avait fourni des troupes au fils rpbelle, et Charles le Chauve ne respirait que la vengeance. 11 s'avança donc jusque sous Ijg^ mui!S de Laval, où^ malgré sa colère, il dut en venir à un am^tngement^ quand il se fut bien convaincu de la contenance énergique de Salomon et de la force réelle de son année. Salomon W prit désormais, dans ses actes le titre de roi de Bretagne et d'une ^ande partie de la Gaule. .
Eu 868, Salomon se joignit à Charles le Chauve pour assiéger Angers, dont le$ Norn^ands s'étaient emparés. Get|e expédition » où le prince breton acquit beaucoup plus de gloire que le roi, se termina par un accommodement. Charles , après avoir comblé d'éloges Salomon , pour lui témoigner sa reconnaissance renouvela les traités faits avec lui, lui accorda le titre de roi . et consentit , suus de légères ïéservesy. à ce qu'il en portât tous les insignes, comme la couronne . et la. pourpre , .et à ce qu'il fit batti'e de la monnaie d'or.
Cependant Salomon, tourmenté par ses remords au sujet du meurtre d'Érispoé , résolut de faire le voyage de Rome, pour y chercher l'absolution v\ l'oubli de sou crinie. Il assembla donc les états, et leur déclara le projet qu'il avait formé d'aller trouver le pape, afin de conférer avec lui suq des affaires importantes. Mais rassemblée lui ayimt représenté que son absence serait très^préjudiciable à la Bretagne,à cause du voisinage des Normands , et l'ayant instamment, conjuré de ne point aban<li )iiner ses sujels, le duc se rendit à leurs prières , et changea de résolution. 11 se contenta:
t4 HISTOIRE DE I.A BRETAGNE
d'écrire an pape, et de lui eii\uypp sa statue on or, afin que cette figure précieuse tint iieu de sa personne et lui procurât l*absolution.
A la suite d'une grande maladie, Salonum , que les reproehes de sa conscience poursuivaient toujours ^ résolut de céder le trône à Wigon , son fils. A cet eflet , il convoqua une assemblée de tous les évèques et de tous les seigneurs de la Bretagne. Mais la plupart de ces derniers, séduits par les promesses de Pasquiten, comte de Vannes, et de Gurvand, comte de Rennes, se réunirent aillem», prirent les armes et se révoltèrent contre leur prince. Pasquiten et Gurrand se mirent à la téte des rebelles , et marchèrent contre leur souverain, qui, surpris par leur attaque, fut obligé de> s'enfuir et de se retire !■ dans un monastère. Wigon fut pris par les conjurés , qui le nùrent à mort. Ils investirent ensuite le monastère où Salomon était entré , et lui députèrent un évéque pour rengager à quitter son asile, afin d'éviter une profanation dont sa résistance pourrait être cause. Salomon sortit du monastère , ou plutôt de l'église dans laquelle il s'était réfugié, et parut devant les rebelles avec un visage calme et majestueux. Les plus animés ne purent soutenir sa vue , et se sentirent firappés de crdnt^ et de respect : cependant, revenus de leur première teneur, ils le livrèrent à quelques Français qui lui crevèrent les yeux. Deux jours après, ce prince mourut dans sa prison. Quoiqu'il fût monté sur le trône par le plus horrible de tous les attentats , les Bretons ne laissent pas de l'honorer comme saint, et de célébrer sa mémoire comme celle d'un martyr. Ce fut en réalité un. grand prince, et si l'ambition lui fit commettre un crime monstrueux , dans la suite elle contribua à faire éclater ses vertus.
Après la mort de Salomon , Pasquiten , gendre de Salomon, et Gun^and , gendre d'Érispoé , se partagèrent la Bretagne; mais leur accord ne tut pas de longue durée. Pasquiten , plus ambitieux que Gurvand, ayant appelé les Normands à son secoui'S, entra dans le pays de Rennes , et marcha sur cette ville pour y assiéger Gurvand. Pasquiten était à la tète de plus de trente mille hommes : à la vue de cette nombreuse armée, les troupes de Gurvand Fabandonuèrent,
en sorte qu'il ne resta pas plus de mille hommes auprès de lui. Gurvand , réduit au désespoir^ sans tenir compte de la multitude de ses ennemis , secondé par les braves qui
raccompagnaient , donna snr eux tète baissée , enfonça leurs escadrons et mit toute l année de Pasquiten en désordre. La bravoure , ou j)lutôt la fureur de GurVand , contraignit enfin le comte de Vannes à se retirer.
Trois ans après , Pasquiten , informé que Gurvand était dangereusement malade y rassembla ses troupes et ravagea les terres de ce comte , qui , quoique mourant , se fit conduire sur une litière à la tête de ses troupes , persuadé que sa présence animerait ses soldats et épouvanterait ses enaAmis. L'armée du comte de Vannes fut en effet taillée en pièces; mais au milieu du combat. Gurvand expira.. Pasquitiane lui survécut pas longtemps; il fut assassiné dans la mvtaie année.
La fin déploi'able de ces deux frères décida la question de la royauté eu fioeetagne.